Restos du cœur : l’État n’a pas à nourrir les Français !

C.M.: À Lausanne, ville socialiste, la Fondation Mère Sofia nourrit qui le veut toute l'année (+ tout le reste...), c'est une entreprise qui ambitionne de fidéliser sa clientèle en offrant le gîte et le couvert au plus grand nombre de personnes possible. Cette charité aux frais des gueux fait exploser le nombre des clandestins venus d'Afrique ou du Maghreb, ainsi que des villages entiers de "gens du voyage" qui occupent des terrains pour leurs caravanes où bon leur semble.

https://www.meresofia.ch/wp-content/uploads/2023/08/230720-FMS-RA22-WEB.pdf

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Restos du cœur : l’État n’a pas à nourrir les Français !
Auteur invité  Publié le 9 septembre 2023

Fondée par Coluche et ses amis en 1985, Les Restaurants du cœur ont acquis depuis lors sympathie, réputation d’une aide spontanée auprès de la population française. On estime que l’association distribue actuellement un tiers de l’aide alimentaire apportée aux personnes dans le besoin. Depuis une émission passée sur TF1 dimanche soir (ce qui prouve le sérieux de l’affaire) le financement des Restos du cœur est d’une actualité sociale et politique sans précédent.

Le président de l’association, Patrice Douret, a évoqué un « trou d’air » immédiat de 35 millions d’euros, de nature à réduire drastiquement les aides dispensées l’hiver prochain. Immédiatement, la ministre des Solidarités publiques Aurore Bergé (naguère présidente de l’Assemblée nationale) a promis une aide de 15 millions d’euros.

Patrice Douret a expliqué le drame actuel par trois causes :

  1. L’inflation a renchéri les denrées alimentaires
  2. Les Français ont moins donné, du fait de la cause précédente
  3. Le nombre de personnes dépendantes des Restos a augmenté

Une réaction immédiate a fait grand bruit : celle de la famille de Bernard Arnault, qui fait un don de 10 millions d’euros.

Comme il fallait s’y attendre dans notre pays où tout est politisé, l’affaire a vite dégénéré.

Alexis Corbière (député LFI) a tout de suite réagi à cette annonce de la famille Arnault : cette somme représente 0,004 % de sa fortune, elle devrait payer bien plus d’impôts. Au cours d’une émission de LCI ce matin, le délégué pour Paris des Restos a longuement insisté sur l’origine du nombre croissant des clients des Restos du cœur : les salaires ne sont pas à la hauteur, le patronat n’en veut pas, on a réduit l’indemnisation du chômage, le gouvernement ne paie plus le minimum vital.

Pascal Perri, journaliste dont l’indépendance est reconnue de tous, et qui a heureusement des réflexes libéraux, est sorti de ses gongs :

« Ce n’est pas à l’État de nourrir les Français ».

En effet, c’est en URSS que le peuple attendait des heures pour obtenir son pain quotidien, et sans aucune certitude. Nous en sommes arrivés à un tel point d’indigence intellectuelle qu’il paraît normal que l’État prenne en charge tous les malheurs du pays. Ce n’est plus une intervention ponctuelle, c’est un principe : défense de vivre sans l’État.

Pascal Perri a également réagi brutalement lorsque l’économiste Loïc Chalmel est venu expliquer que le prix des carburants dépendait du prix mondial (Brent) actuellement en hausse. Il a précisé que les deux tiers du prix à la pompe représentent la taxe sur les produits pétroliers décidée par l’État, et pas seulement l’OPEP – bien qu’il s’agisse d’un odieux cartel qui tient le monde entier en otage. Et l’impôt rend l’usage de l’automobile trop onéreux pour les ménages modestes éloignés des villes : ce sont eux qui payent l’addition.

Finalement, la grande affaire est celle des « solidarités publiques », tellement importantes pour les politiciens qu’un ministère leur est dédié, aussi justifié que celui de la Ville, de la Transition écologique, etc.  La droite a pratiqué ce jeu aussi bien que la gauche.

Dans un pays libre, la solidarité est une affaire privée

Les solidarités publiques finissent par tuer les solidarités privées, pour deux raisons.

Premièrement, le financement des solidarités publiques résulte de l’impôt, privant ainsi les Français ordinaires des moyens pour aider les personnes à secourir (même si les milliardaires ont encore de quoi être mécènes).

Deuxièmement, nombreux sont ceux qui considèrent que la solidarité fait partie des attributions de l’État, et qu’ils n’ont plus à s’en occuper.

Or, les libéraux savent que l’esprit de partage est présent chez la plupart d’entre nous.

D’ailleurs, depuis l’annonce des Restos du Cœur, les dons affluent de façon spectaculaire, et les 35 millions de déficit seront facilement comblés, les Français étant généreux. On compte sans doute des mécènes parmi eux, mais des dons très nombreux affluent pour des associations caritatives. Certaines parmi elles sont très actives : Secours Catholique, Secours Populaire ; d’autres, comme le Lions club, le Rotary club, ou autres) collaborent avec les Restos du cœur. Il y a aussi la solidarité familiale, le partage amical, bref toutes les occasions de pratiquer et démontrer l’amour du prochain. Nombreuses sont les religions qui encouragent la charité.

Mais les marxistes, étatistes et laïcistes préfèrent les « droits sociaux » aux dames patronnesses.

« Solidaire si je le veux », a écrit Alain Laurent1. Il n’est de solidarité que personnelle, il n’est de partage que volontaire.

Sur le web

  1. Solidaire si je le veux Alain Laurent, éd. Hachette 1987 ↩

Pour répondre à la crise que traverse les Restos du cœur, le gouvernement a annoncé une aide de 15 millions d’euros. Or, la dépendance à la solidarité publique affaiblit la solidarité privée.

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