Tsunami au sein de la Direction du développement et de la coopération (DDC)

Yvan Perrin
Ancien Conseiller national
DDC

On apprend qu'Ignazio Cassis mène une réforme de la DDC. Il préside le Département des Affaires étrangères dont dépend ce service et l'organise de la façon qu'il juge la plus optimale. Le patron est aux commandes, rien d'étonnant. Cela dit, c'est la panique à bord de cette direction habituée à une grande latitude, comprenez à n'en faire qu'à sa tête. Bien évidemment, c'est une avalanche de reproches qui submerge le Conseiller fédéral. De nombreux collaborateurs font état de leurs craintes face aux attentes de leur chef. Il est en effet prévu que le politique reprenne les rênes et oriente l'action de la DDC en fonction des intérêts de la Suisse. Jusque-là, rien qui choque. Il semble pour le moins judicieux que nous n'apportions pas notre secours à des pays qui nous sont hostiles genre Algérie. Mais la gauche ne l'entend pas de cette oreille. Elle hurle au scandale. Vous imaginez-vous, une DDC échappant à la naïveté rose pour passer à la realpolitik ? Cela ne saurait être.

Un Vert évoque une "réforme éminemment politique qui mettra les collaborateurs sous pression." Euh, oui Monsieur, le Conseil fédéral mène une action éminemment politique, c'est précisément son rôle. Quant aux collaborateurs sous pression, il faut peut-être comprendre qu'ils recevront des instructions qu'ils devront suivre et non plus agir selon leur bon vouloir. Si faire ce pour quoi on est payé signifie être sous pression, nous sommes nombreux dans le cas. Il n'y a rien de scandaleux à ce que la DDC y soit soumise également. Ah, et pour terminer, précisons que 700 millions supplémentaires vont tomber dans l'escarcelle de la DDC.
Là, à gauche, on s'insurge moins même s'il faudra utiliser cet argent à bon escient et plus n'importe comment.

4 commentaires

  1. Posté par Anton le

    Lucide ? oui et non car dire qu’il faut laisser l’Afrique se débrouiller est pris par certains comme aussi du racisme, racisme de l’homme blanc s’entend, évidemment. Mais c’est bien sûr ce qu’il faut faire, du moins ce qu’il faudrait faire, quand on constate ce qu’à entraîner comme misère générale la fin du colonialisme dans ce continent malgré ce qu’avait laissé les méchants colons blancs et ce qu’ils ont encore déversés comme manne financière depuis 60 ans après les indépendances…

  2. Posté par Chris le

    Ce département dispendieux et inutile pillant le labeur des Suisses devrait être liquidé. Cet argent serait mieux à l’AVS, à la recherche ou à l’éducation.

  3. Posté par Lucide le

    Au fait, à quoi sert cette DDE ?
    Si c’est pour faire la promotion des produits suisses dans les pays étrangers et leur permettre de nous les acheter, ça se discute bien que ça semble coûter très cher….
    mais si c’est pour aider les pays africains par exemple, à se développer, ça sous-entend qu’ils ont besoin de nous pour le faire, donc qu’ils ne sont pas capables de le faire seuls, et donc ça frise le paternalisme et même le racisme et le colonialisme.
    Il faut que l’homme blanc occidental arrête de se sentir supérieur, c’est ce que les racisés et autres décoloniaux vivant en Occident n’arrêtent pas de hurler, écoutons-les et laissons l’Afrique et d’autres se débrouiller !

  4. Posté par antoine le

    Il y a toute une liste de pays qui ne veulent pas reprendre leurs citoyens qu’on ne manquera pas d’expulser ! (du genre migrants violents ou qui ne respectent pas NOS lois )

Et vous, qu'en pensez vous ?

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