Coronavirus, l’origine d’une pandémie

Extraits de l'article "Le cercle du "matin Dimanche" du 15 mars 2020

Pierre-Marcel Favre, éditeur.
Ce sujet dans le cadre de la crise sanitaire qui touche la planète entière, est évidemment propice aux « fake news ». Rassurez-vous, je les déteste.

Je suis extrêmement étonné de constater que l’origine d’une pandémie si grave est presque occultée, malgré son intérêt.
[…]
Wuhan abrite, on en a peu ou pas parlé, une institution très particulière, unique en Chine, et cela n’a rien à voir avec les éventuelles théories de complot, un laboratoire d’étude et d’expérience des virus.
Il y a au monde une trentaine de laboratoires de ce type. Et un seul en Chine.. C’est celui de Wuhan. Sa construction a été décidée en 2003, au lendemain du SRAS, l’une des souches de la famille assez vaste des coronavirus. Il est en fonction depuis 2006. Et il semble qu’il travaille, entre autres, sur l’Ebola, depuis 2017.
Ce laboratoire P4 (Pathogène de classe 4) a été réalisé sur le modèle de celui de Lyon, Jean Mérieux-Inserm, et avec son aide. Les agents de la classe 4 sont caractérisés par leur haute dangerosité (taux de mortalité très élevé en cas d’infection), l’absence de vaccin protecteur, l’absence de traitement médical efficace et la transmission possible par aérosols. La protection maximale exigée pour manipuler ces germes est désignée par le sigle NSB4 (niveau de sécurité biologique 4).

Les laboratoires P4 de sécurité maximale présentent deux spécificités : ils sont totalement hermétiques et constitués de plusieurs sas de décontamination et de portes étanches.
Ils assurent une protection optimale des chercheurs travaillant dans leurs enceintes. Pour y pénétrer, les personnes accréditées doivent prendre une douche, revêtir un scaphandre relié à l’une des prises fournissant l’air dont le renouvellement est totalement indépendant de l’atmosphère du laboratoire.

Quand elles sortent du laboratoire, elles prennent une douche au phénol revêtues de leurs scaphandres.

Les Chinois ne révèlent pas quelles étaient les expériences réalisées. A-t-on le droit de se poser une question sans aucune idée complotiste ?Oui, le P4 est, semble-t-il, indiscutablement protégé. Mais qu’en est-il de son alimentation en animaux d’expériences ? Il faut aussi noter que les responsables concernés, à Wuhan, ont été démis de leurs fonctions. Pékin a dépêché sur place la générale de division Chen Wei (qui est une experte en chef de la défense contre les armes biochimiques) pour prendre le contrôle des opérations.
On peut donc sérieusement se poser une question, sachant que les autorités chinoises, capables de souder les portes d’entrée des habitations pour confiner une population chez elle, d’emmener manu militari le personnes susceptibles d’être infectées, d’en faire disparaître quelques-uns en cas de besoin, ont tous les pouvoirs possibles et imaginables. Ne devraient-elles pas détenir une vérité sur l’origine de cette pandémie unique ?
Y a-t-il un rapport entre le laboratoire P4 de Wuhan, ou son alimentation, et le départ de ce malheureux virus ? Cela reste un secret d’État… En sachant, qu’entre autres, un ambassadeur chinois, Lin Songian, dit : « Bien que l’épidémie soit apparue en Chine, cela ne veut pas dire que son origine est en Chine », on a donc grand espoir d’en savoir plus !  

 

8 commentaires

  1. Posté par kellil le

    un accident du fait de non respect des protocoles de sécurité dans de tels laboratoires ; aux autorités chinoises de rendre l’information accessible aux scientifique pour quelle sert de retour d’expérience.

  2. Posté par kellil le

    un accident du fait de non respect des protocoles de sécurité dans de tel laboratoires ; aux autorités chinoises de rendre l’information accessible aux scientifique et quelle sert de retour d’expérience.

  3. Posté par Pierre Alain le

    Hôtel de Matignon, le 23 février 2017
    Discours de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre à la cérémonie d’accréditation du laboratoire
    de haute sécurité biologique P4
    Wuhan, 23 février 2017
    Seul le prononcé fait foi
    Madame la Ministre,
    Messieurs les Ministres,
    Messieurs les Parlementaires,
    Monsieur l’Ambassadeur (ambassadeur de Chine en France, M. ZHAI Jun),
    Monsieur le Gouverneur (gouverneur de la province de HUBEI, M. WANG Xiaodong) Monsieur le Secrétaire du Parti de la ville de Wuhan, (M. CHEN Yixin)
    Monsieur le Maire de la ville de Wuhan (M. WAN Yong)
    Monsieur le vice-président de l’Académie des Sciences de Chine, (M. ZHANG Yangmin) Monsieur le Président-Directeur général de l’INSERM, (M. Yves LEVY)
    La France est fière et heureuse d’avoir contribué à la construction du premier laboratoire de haute sécurité biologique P4 en Chine. Conçu par des experts français, puis mis en chantier à WUHAN en 2011, cet outil de pointe constitue un élément central de la réalisation de l’accord intergouvernemental de 2004 sur la coopération franco-chinoise en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes.
    De même que le nouveau laboratoire P4-Inserm de Lyon, conçu par les mêmes sociétés françaises, celui où nous nous trouvons est un modèle de technologie au plus haut niveau mondial. Parfaitement maitrisées par nos entreprises d’ingénierie et nos équipementiers, ces
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    technologies de laboratoire constituent un atout majeur pour garantir la sécurité des populations tout en développant une capacité nationale de gestion du risque biologique.
    Depuis la pandémie de SRAS qui en 2003 a coûté la vie à des centaines de personnes, principalement en Asie, nous avons pu mesurer la gravité des risques et l’importance d’une coopération internationale renforcée dans ces domaines. Car le dérèglement climatique, la mondialisation des échanges, l’accroissement de la mobilité des personnes, des espèces animales et des denrées alimentaires ne connaissent pas de frontières. La France et le monde ont été confrontés, au cours des dernières années, à des crises sanitaires majeures, qui représentent un défi grandissant pour la communauté internationale. Je pense bien sûr aux épidémies de CHIKUNGUNYA, de ZIKA, et de fièvre hémorragique EBOLA.
    Parce que les crises sanitaires portent avec elles des risques considérables de déstabilisation économique, sociale et politique, nous devons agir au niveau international en nous dotant d’une gouvernance solide. Soucieuse au plus haut point de la sécurité sanitaire mondiale, la France a compris la nécessité de renforcer les moyens de la recherche au plus près des lieux d’émergence des épidémies. C’est pourquoi elle a joint ses forces à celles de la Chine pour créer à WUHAN un laboratoire P4.
    Renforcer la gouvernance internationale en matière de sécurité sanitaire, c’est encore l’objectif que vise notre pays en apportant à l’Organisation mondiale de la santé un appui sans faille. Permettez-moi de rendre ici hommage à Margaret CHAN, directrice générale de l’OMS, pour son action à la tête de cette organisation stratégique : son successeur aura à poursuivre les réformes engagées pour lui permettre d’assumer son rôle de pilier de l’organisation sanitaire mondiale.
    Mesdames, Messieurs,
    ce laboratoire que nous avons bâti ensemble sera un fer de lance de notre lutte contre les maladies émergentes. Il accroîtra considérablement la capacité de la Chine à conduire des recherches de pointe et à réagir efficacement à l’apparition de maladies infectieuses qui menacent les populations de l’ensemble du globe.
    La France sera aux côtés de la Chine pour répondre à ces menaces, conformément aux engagements scellés par l’accord de 2004 et son avenant de 2006. L’Inserm et l’Académie des sciences de Chine ont en outre signé en juin 2016 un mémorandum d’entente prévoyant que des programmes conjoints associent les laboratoires P4 de Lyon et de WUHAN.
    Cette coopération repose également sur l’accord signé en 2014 entre l’Inserm, l’Institut Pasteur, la fondation Mérieux et le Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), ainsi que sur les rapprochements entre l’institut Pasteur en France, l’institut Pasteur de Shanghai, la fondation Mérieux et l’Institut de virologie de WUHAN.
    Afin de soutenir cette dynamique de coopération, l’Etat français mettra à disposition un budget d’un million d’euros par an sur cinq ans. J’ai demandé au président de l’Inserm, en sa qualité
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    de président de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN), de travailler rapidement à l’élaboration avec la Chine d’un programme de coopération autour du P4 de WUHAN, dont les détails pourront être discutés au printemps lors de la prochaine réunion du comité de pilotage de l’accord de 2004.
    La France mettra en outre à la disposition de la Chine son expertise technique pour soutenir l’amélioration continue de la qualité et de la sécurité du laboratoire. Cette assurance qualité devrait permettre au laboratoire de Wuhan d’intégrer à terme le dispositif global d’alerte et de réponse aux crises sanitaires de l’OMS, ce qui constituera une contribution essentielle de nos deux pays au renforcement des politiques de santé publique en Asie et dans le monde.
    L’action de l’Institut Pasteur, enfin, est essentielle : il participe ainsi, dans le cadre de sa stratégie internationale, à la mise en place de partenariats par le réseau des Instituts Pasteur en Asie et en Afrique.
    La France est riche d‘une longue tradition d’excellence scientifique et technologique. Fréquemment récompensée par la médaille Fields, elle est l’un des cinq pays ayant obtenu le plus grand nombre de prix Nobel, dont celui de chimie, attribué à Jean-Pierre Sauvage en 2016.
    Paris vient en outre d’accéder à la seconde place du classement des villes les plus innovantes d’Europe et talonne désormais Londres. En avril prochain, le plus grand incubateur du monde, la Station F, pouvant abriter jusqu’à 1000 start-up, ouvrira ses portes à Paris. Les levées de fonds de nos start-ups ont augmenté de 22% en 2016, pour atteindre 2,7 milliards d’euros.
    La France et la Chine travaillent ensemble dans de nombreux autres domaines scientifiques, comme la recherche spatiale où elles coopèrent pour la conception et le lancement de deux satellites d’observation, le premier destiné à l’astronomie, le second à l’étude environnementale. L’assemblage de celui-ci aura lieu à XI’AN et à Pékin avec l’aide d’équipes du Centre national d’études spatiales (CNES) et de partenaires français établis en Chine.
    Dans le domaine de l’environnement, encore, l’Unité mixte internationale du CNRS à Shanghai représente un partenariat essentiel pour la mise au point de procédés chimiques permettant de limiter la dépendance aux énergies fossiles.
    Ces projets montrent toute l’importance du dialogue étroit qu’ont su développer Pékin et Paris, dialogue sans lequel l’accord ambitieux obtenu lors de la COP 21 n’aurait pas été possible.
    En saluant aujourd’hui l’accréditation du laboratoire P4 de WUHAN, c’est l’ensemble de la coopération scientifique franco-chinoise que nous souhaitons célébrer. Loin de se limiter à Pékin et à Shanghai, elle embrasse désormais toute la Chine. Elle apporte à la recherche fondamentale un soutien décisif et la met au service de la prévention de risques qui nous menacent tous. Nos accords de coopération sur la sécurité sanitaire, signés à Paris en juillet dernier, y apporteront eux aussi une contribution majeure.
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    Permettez-moi enfin d’adresser mes félicitations à tous les acteurs engagés dans la coopération franco-chinoise qui ont permis la réalisation de ce projet essentiel
    Je vous remercie.

  4. Posté par Andy le

    Monsieur Favre, je suis heureux de voir que, comme moi, vous n’appréciez pas les fausses nouvelles et les rumeurs. Contrairement à vous, je ne le fais simplement pas à temps partiel. Je souhaite vous rassurer et vous invite donc à lire l’article publié hier par le journal Nature ; une source bien plus fiable dans le domaine scientifique que votre hebdomadaire plus orienté people et sports : https://www.nature.com/articles/s41591-020-0820-9

  5. Posté par cris le

    qui finance ce laboratoire, d’ou vient l’argent qui lui permet de fonctionner? n’y a t’il pas un autre laboratoire qui travaille sur les virus près du marché de Wuhan?

  6. Posté par Max93 le

    Une chose est claire: dès le début de l’épidémie en Chine en janvier 2020 des voix se sont élevées pour demander immédiatement la mise en quarantaine-confinement total de toute la Chine, avions, bateaux, marchandises et personnes immédiatement ridiculisées et taxées méprisamment de xénophobes, racistes voire fasciste (Messsina, Bardella du RN entre autres) . C’est donc l’idéologie des Bobos-millionnaires aux manettes et de leurs commentateurs « sans-frontièriste » qui a triomphé et qui nous a conduit où nous en sommes et c’est pas fini. Si la Chine (ou des mondialistes oufs) avait voulu faire « un coup » contre l’Occident elle n’aurait pas pu faire mieux.

  7. Posté par miranda le

    Avec les informations diverses qui circulent, cela paraît beaucoup plus complexe et il sera difficile dans un pays non démocratique d’avoir droit à la vérité. Ce pays qui a eu un accès fulgurant à la modernité est « dans l’apprentissage récent » des normes de sécurité et de bien d’autres normes encore.
    La question se pose de savoir si les autres laboratoires qui sont sur ce territoire et qui effectuent des expériences similaires , n’ont pas commis quelque imprudence. Aux dernières nouvelles, ce laboratoire P4 ne serait pas le seul à Wuhan. Se fournissent-ils en animaux de laboratoire sur ce même territoire ou en importent-ils?
    Nous découvrons aussi qu’une telle concentration d’entreprises en tous genres sur un même territoire peut engendrer de sérieuses pénuries. Celles des médicaments, celles des masques et quoi d’autre demain? Les mondialistes feraient bien de penser à cela, sinon nous assisterons dans l’avenir à de sérieux déséquilibres.

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