Un chef de section socialiste du Valais exige le retrait d’articles de presse vieux de plusieurs années, qui l’empêcheraient, selon lui, d’être sélectionné pour une émission de… France 2

 

Un chef de section du parti socialiste du Valais romand exige le retrait d'articles de presse vieux de plusieurs années, qui l'empêcheraient, selon lui, d'être sélectionné pour une émission de... France2 .

L'on se doutait bien que le socialisme se moquait des fondements de la démocratie comme d'une guigne, mais que dire alors quand celle-ci se trouve confrontée aux plus hautes ambitions humaines...

Février 2017, la campagne pour les élections cantonales fait rage. Olivier Thuriot, d'origine versaillaise, président de la section de Vex du Parti socialiste du Valais romand, emboîte le pas de l'action "Coupons-lui la queue", dirigée, depuis Zurich, contre le conseiller d'Etat Oskar Freysinger par le sémillant Johan Rochel (avec les fonds d'un certain... George Soros, rappelons-le), et commence, sur facebook, un feu roulant d'injures et d'humiliations à l'adresse de plusieurs candidats UDC triés sur le volet. Il n'est pas seul, ils sont plusieurs, façon "ligue du LOL", avec, notamment, Lionel Constantin, œnologue sédunois, qui s'en prendra à un jeune UDC, Lionel Huguet, en raison de sa couleur de peau. En effet, il est métisse, une formidable occasion pour la gauche valaisanne de se moquer de lui en prétendant qu'il est le fruit d'une tournante entre une femme noire et plusieurs membres du Ku Klux Klan... Apparemment, à gauche, on a le droit ; la presse, aux ordres, ne réagit pas.

 

Mais ce n'est pas encore assez. Une nouvelle page facebook, au contenu lourdement pédopornographique, appelle à s'en prendre directement au bébé d'un autre UDC. Thuriot est l'un des seuls à s'associer par "amitié" à cette page. Les parents, morts de peur, ça se comprend, l'appellent, s'adressent au père de famille qu'il est aussi ; en vain. S'il plaide l' "inadvertance", il n'en maintient pas moins, sûr et certain de la protection dont il est l'objet, son "amitié" pendant près de trois mois, jusqu'à sa convocation par la police pour renseignements, l'auteur ayant agi sous pseudonyme ; on est à gauche, ne l'oublions pas.

 

Pas vu à la télé

A l'occasion de la condamnation du responsable, la presse se fait l'écho de l'incident. Thuriot prend connaissance de l'article, tente de faire de l'esprit et de se justifier en commentaires, mais sans aller jusqu'à prétendre à la censure par voie légale. En période de saison électorale, la liberté de presse en arrête encore quelques-uns.

Seulement voilà, un beau jour, c'est le drame : "J’ai été contacté à deux reprises pour participer à l’émission « affaires conclues » en France qui était à la recherche d’un antiquaire suisse et, à chaque fois, les affaires se sont arrêtées sans préavis", se plaint-il à un juge valaisan. Pour la première fois de sa vie, le socialiste est contraint d'assumer ses actes sans la garantie du parapluie médiatique.

Mais comment s'en prendre à la presse sans que cela ne se voie trop ? C'est bien simple, il faut viser les victimes, celles qui n'avaient d'autres issues et d'ultime liberté que de raconter la triste réalité qui les frappait, et les contraindre, à force de menaces, à aller elles-mêmes requérir la suppression de l'article qui relatait leur histoire. Il les appellent, le soir, à leur domicile, "si vous ne retirez pas l'article..." ; mais ça ne prend pas. Il mandate alors Laurence Casays, avocate à Sion, pour assigner non pas le média qui l'avait publié mais le père de l'enfant qui avait accordé l'entretien, et exiger de lui de "faire retirer du net et des recherches Google" (rien que ça...) l'insoutenable vérité sous peine de "procédures civiles et/ou pénales".

Plutôt que d'oser affronter la liberté de la presse, avec le succès que l'on peut prévoir, il va trouver ceux qui se sont toujours considérés ses victimes pour les charger de cette sombre besogne sous peine de poursuites. Dans le monde fantasmé de la liberté d'expression socialiste, c'est aux victimes de défendre la réputation de leur bourreau. Disons-le franchement, voilà qui est tout à fait à la hauteur de la coterie rouge-verte qui se présente aujourd'hui au suffrage populaire avec des slogans mielleux du type : "l'humain d'abord".

Contactée, la rédaction concernée précise n'avoir jamais été approchée en vue d'une correction, ni même visée par une plainte, par une personne qui a eu, en outre, le loisir de bénéficier de pas moins de deux droits de réponse. Elle conteste, bien sûr, absolument, la diffamation, à plus forte raison sur un cas aussi sensible où toutes les informations ont été soigneusement vérifiées. "Informer quant à la réalité des faits reste un droit inaliénable et incontesté, que cela plaise ou non au Parti socialiste d'ailleurs", ajoute-t-elle.

Liberté pas négociable

S'il est une chose que le gauchisme polymorphe doit comprendre, c'est que la liberté de presse et d'expression n'est pas un cadeau qu'il concède, gracieusement, de sa seule autorité, du bout des lèvres, mais un droit indéboulonnable pour lequel tout ce qui n'est pas socialiste est légitimé à se battre, le dernier peut-être à même de garantir le peu qu'il nous laisse encore de paix sociale. Enlevez cela, que reste-t-il ?

Il y a certainement plus de grandeur à assumer ses actes qu'à jouer de contrainte pour effacer les vérités qui nous définissent.

Devant l'oppression rampante des libertés, une seule attitude, la résistance.

P.S.

 

 

2 commentaires

  1. Posté par Bussy le

    « L’humain d’abord » et on menace un père de s’en prendre à son fils…. quel bel humanisme et quel courage !
    Et qu’ils s’en prennent à un UDC noir démontre clairement qu’ils n’en ont rien à faire de la diversité qu’ils chérissent tant …. pour les autres !
    D’ailleurs, regardez le site du PS valaisan, le comité directeur, 11 personnes, aucun nom africain, arabe ou albanais….
    Et encore mieux, regardez le site des Jeunesses Socialistes du Valais Romand, ça commence par une photo, 16 jeunes, que des Blancs, aucun noir ou arabe ou albanais, et jetez un coup d’œil à leurs élus, 16 personnes aussi, et là, miracle, il y a un Noir…. mais bon, c’est le seul dont la photo est en noir/blanc…. peut-être pour montrer qu’il ne fait pas vraiment partie du club ?

  2. Posté par Antoine le

    Olivier Thuriot, président de la section de Vex du Parti socialiste du Valais romand devrait faire attention à ses fesses … ça va chauffer !!
    Laurence Casays, avocate à Sion, devrait également faire attention où elle met les pieds … les trottoirs sont glissants en hiver !

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