Le coup de gueule d’Alain Sanders
Alerté par des enseignants sur une brochure de propagande pro-« migrants » qui risque d’être distribuée dans les écoles, je me suis procuré ladite revue, conçue et diffusée par Solidarité laïque.
Dès l’édito (écriture inclusive de rigueur…), on reconnaît la musique : « Ce livret tente d’apporter des réponses, des explications pour comprendre, pour porter un regard bienveillant sur ces personnes qui ont besoin d’être soutenues, d’être aidées aussi, pour faire valoir leurs droits humains (santé, logement…) et, pour les plus jeunes d’entre elles, le droit à l’éducation en particulier. »
La suite est du même tabac. Avec des arguments propagandistes qui heureusement ne prennent plus (d’où la panique du lobby pro-« migrants » et ce grossier contre-feu). On invite ainsi à dire « stop aux clichés sur les enfants migrant.e.s (sic) ». A grands coups de clichés où, entre deux affirmations péremptoires – « Migrer un droit universel », « Un droit humain fondamental », « Des enfants migrant.e.s dans une école : une richesse pour tous et toutes », etc. –, on a droit à un pathos supposé faire pleurer Margot via l’instrumentalisation de témoignages d’enfants.
Rappelons que Solidarité laïque (qui a reçu plus de 2 millions d’euros de subventions publiques en 2016 !) se définit comme « un collectif de 50 organisations liées à l’école publique, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et populaire ». Parmi les membres de ce collectif, la fine fleur de la gauche (ouvertement ou in disguise) : Force ouvrière, Ligue des droits de l’homme, Crédit mutuel enseignant, etc. Parmi les partenaires, l’Education nationale… On ajoutera à cet aréopage façon inventaire à la Prévert (la poésie en moins), le Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUipp), le FSU, la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) et, là encore, etc.
Au cas où l’on aurait des doutes quant à l’utilisation programmée de ce gros tract, cette indication en page 2 : « Un document d’accompagnement à destination des adultes (enseignant.e.s, éducateurs-trices) est disponible en ligne sur www.solidarité-laique.org ».
Un exemple de l’instrumentalisation des témoignages d’enfants ? Celui de Fatamoula M. : « Quand j’étais en Afrique, je n’étais pas avec ma maman. Je voulais voir ma maman et mon petit frère Ibrahima (…). J’ai eu le papier pour venir en France. Je ne connaissais personne, j’ai pris l’avion avec une tata. J’ai rejoint maman et Ibrahima. » Pourquoi ladite maman avait laissé sa petite fille en Afrique, qui a payé le billet d’avion, où est le père, qui est cette tata escorteuse ? Mystère… Vous avez encore les belles histoires de Karmen, Abdoulaye, Dania, Anas, Rawza, Sion et les autres…
Des professeurs ont réagi contre cette opération : « J’ai immédiatement prévenu ma hiérarchie quand j’ai vu que ça pouvait arriver dans notre établissement. » Le ministre de l’Education, le « frère la gratouille » Blanquer que certains, jusque dans nos rangs, voudraient nous vendre comme « moins pire », va-t-il laisser circuler dans les établissements scolaires cette brochure au mépris de la (supposée) neutralité politique de l’école ? A suivre…
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Extrait de: Source et auteur

Comme dans les régimes totalitaires, style bolchévique, on formate d’abord les petits enfants pour intégrer les ambitions et les désirs du « régime ».
Bienheureux ceux qui arrivent à détecter la manipulation et bienheureux ceux dont la hiérarchie scolaire réagit encore »librement ». Pour combien de temps encore?