Sexe contre nourriture : des employés humanitaires accusés d’abus envers des Syriennes

post_thumb_default

 

Obtenir de la nourriture contre des faveurs sexuelles, tel est le chantage sordide qu’auraient imposé des conseillers locaux d'organisations humanitaires présentes en Syrie à des femmes. Malgré les nombreux avertissements d’associations sur l’existence de ces abus depuis plusieurs années, James Landale et Vinnie O'Dowd, deux journalistes de la BBC, viennent de dévoiler que cette pratique aurait toujours lieu dans le sud du pays.

Évacuation de la #Ghouta : l'armée syrienne largue des tracts pour tenter d'aider les #civils (VIDEO)
➡️ https://t.co/54uuCWJumOpic.twitter.com/w9gfzSGiSO

— RT France (@RTenfrancais) 28 février 2018

Des jeunes filles se sont mariées à des employés pour recevoir des repas

Ainsi, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) avait déjà alerté de cette situation dramatique dans son rapport, Voices from Syria 2018. L'organisation onusienne mentionne que ces dérives se sont poursuivies en 2017 dans plusieurs gouvernorats syriens : «Des femmes ou des jeunes filles se sont mariées à des employés [des agences humanitaires] pour une courte période […] pour recevoir des repas». On y apprend également que les femmes et les filles «sans protection masculine», telles que les veuves et les divorcées, étaient considérées comme particulièrement exposées à l'exploitation sexuelle.

Joints par les journalistes de la BBC, des agences des Nations Unies et des organisations caritatives ont affirmé qu'elles appliqueraient une «tolérance zéro» envers ceux qui s’adonnent à ces pratiques, tout en assurant ne pas être au courant de l'existence de celles-ci.

Un son de cloche bien différent de celui de certains travailleurs humanitaires qui ont au contraire révélé que cette pratique avait pris de telles proportions que les femmes refusaient désormais de se rendre vers les centres de distribution d’aide alimentaire. Un travailleur humanitaire accuse même certaines organisations d'avoir sciemment ignoré le phénomène afin de ne pas empêcher l'acheminement des aides vers les zones les plus dangereuses.

Les premiers signalements officiels enregistrés en 2015

Danielle Spencer, conseillère humanitaire travaillant pour un organisme de bienfaisance, a entendu parler de ces agissements à l’encontre des femmes syriennes dans des régions telles que Daraa et Kuneitra (sud-ouest de la Syrie), en mars 2015.

«Ils retenaient l'aide qui avait été fournie et utilisaient ensuite ces femmes à des fins sexuelles», a-t-elle rapporté à la BBC. Quelques mois plus tard, en juin 2015, le Comité international de secours (IRC) a interrogé 190 femmes et filles à Daraa et à Quneitra. Environ 40% des personnes interrogées avaient déclaré que des violences sexuelles avaient eu lieu lors de l'accès à des services tels que l'aide humanitaire.

En juillet 2015, lors d'une réunion des agences des Nations Unies et des organisations caritatives internationales tenue à Amman, ces signalements avaient été présentés. Certains organismes avaient alors décidé de lancer de nouveaux programmes pour protéger les femmes. Des mesures qui ne se sont visiblement pas avérées suffisantes.

Lire aussi : Ghouta orientale : Poutine ordonne une trêve humanitaire quotidienne

 

Extrait de: Source et auteur

Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

4 commentaires

  1. Posté par conrad.hausmann le

    L’homme est un animal comme les autres…Mais souvent bien pire !

  2. Posté par SD-Vintage le

    Nationalités des « volontaires » de ces ONG ?

  3. Posté par Grand Cru le

    On va leur expédier la millet et la angot pour calmer leur appétit !

  4. Posté par bobpholos le

    A ces ONG ,toujours à répandre leurs valeurs partout ou la misère ce trouve,on peut leurs faire confiance.

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.