Anatoly Livry : Jean-Marie Le Pen

 La capacité de survie d’un peuple est égale à la puissance spirituelle dont il dispose pour admirer ces héros et ces prophètes qui ont, leur existence durant, combattu tous les types de tabous meurtriers pour la communauté nationale et auxquels la vie a fini par donner raison. Les grands créateurs des concepts fondateurs de notre civilisation ne se sont pas trompés : un philosophe a d’abord une vision médicale de la société et dans son diagnostic, il s’adresse à ses collègues, ceux qui l’entourent et ceux qui lui succèderont. Cet article est consacré à l’un de ces Asclépiades, Jean-Marie Le Pen. Des années durant, j’ai sciemment refusé de traiter, dans mes travaux, de Jean-Marie Le Pen tant qu’il était tout-puissant au sein de ce Front qu’il a porté à la gloire, car les philosophes cèdent à la banalité quand ils s’attellent derrière une personnalité véhiculant des thèses victorieuses – même si elles sont justes. Il n’y a d’authentique grandeur que dans la défense de citadelles sur le point d’être submergées par des Sauvages considérablement plus nombreux ; il n’y a d’authentique noblesse que dans la défense de cause perdue pour le sens commun (par exemple, le choix du corps militaire que fit Christian de La Mazière à la fin de la Seconde Guerre mondiale). Il serait maintenant temps et de bon ton de parler de Jean-Marie Le Pen.

Dans mes séminaires de philosophie politique lus dans des universités étrangères (qui ne sont que la suite logique de ma thèse de doctorat préparée à Nice-Sophia Antipolis avec Patrick Quillier, puis soutenue devant un jury international composé de six membres), je présente Jean-Marie Le Pen comme un hippocratique, un diagnosticien tellement moderne que les prévisions qu’il n’a cessé d’offrir durant environ un demi-siècle ne furent ni écoutées ni encore moins suivies, et ce, tant par les charlatans qui règnent sur les facultés de « médecine civique » que par le patient, cette nation française qui a trop naïvement fait confiance aux escrocs du monde politique, des vendeurs de breuvages chers et nocifs, p. ex. leur « immigration inévitable et bienfaitrice » (et s’ils croient eux-mêmes à leurs potions destinées à guérir une « maladie sacrée », leur escroquerie n’en reste pas moins méprisable).

Il existe une tragédie grecque (naturellement pervertie par nos graphomanes contemporains et orduriers tel Heiner Müller, esclave volontaire des immondes tyrans de l’ex-RDA) que mon maître en médecine grecque antique, Jacques Jouanna, actuellement à l’Institut de France, a, à juste titre, enseignée comme étant l’œuvre d’un Asclépiade, ainsi que le fut Sophocle durant son vivant et après sa mort : Philoctète. Voici l’histoire simplifiée : un héros grec mordu par un serpent s’enferme avec sa haine, avec son orgueil et avec la puanteur de sa jambe blessée dans une caverne de Lemnos. Les Achéens savent que seul son arc peut leur garantir la victoire, mais lui préfère mourir dans la souffrance et entouré de bêtes fauves. Son arrogance et sa détestation des siens sont plus fortes. Ulysse, que Philoctète exècre, vient le chercher accompagné de Néoptolème, fils d’Achille. Il arrive plusieurs péripéties, comme le vol de l’arc, mais cette démarche s’avère vaine car, maniée par tout autre que Philoctète, cette arme ne peut remplir son rôle dans le dénouement de l’affrontement sous les murs d’Ilion. Tout se passe pour le pire et il n’y a aucune issue à cette rage meurtrière : sans l’intervention de l’archer supra-humain qu’est Héraclès, le poison aurait fini par ronger Philoctète et la guerre de Troie se serait terminée par la victoire des Barbares. Et, si je puis continuer après Sophocle, toute notre civilisation indo-germanique n’aurait jamais eu ne serait-ce que la chance d’exister.

Le peuple français régicide sombrait dans une frénésie de douleur et de haine autodestructrice et le serpent, la sophistique égalitariste des ignobles « Lumières » directement issues de la civilisation alexandrine, l’avait mordu. Le venin d’un socratisme destructeur coule dans son sang depuis environ deux siècles. Pire encore : il empoisonne une civilisation toute entière – contaminant ses voisins celtes, germains ou slaves –, en bloquant son évolution tragico-aristocratique, et ce, alors même que la supériorité de l’antique France (totalement étrangère aux terroristes et à leurs « républiques ») reste prestigieuse au-delà de ses frontières et de sa disparition. Ce Philoctète francophone aurait pu s’en sortir, il y a quelques décennies, notamment grâce à l’intervention du Achille Jean-Marie Le Pen, ce héros qui, de plus, a survécu face aux Barbares et aux Barbaresques et a pu profiter de la seconde moitié de son destin pour acquérir la sagesse. Jamais cependant, le peuple français intoxiqué n’a prêté l’oreille aux prescriptions de ce héros métamorphosé en sage par sa longévité, lequel a néanmoins commis une faute toute humaine : ne possédant pas de fils, de jeune guerrier, c’est une femme, sa fille, qu’il a envoyée proposer le bistouri approprié aux Français. Là est sa faille ! Sa fille l’avait trahi : elle ne désire pas l’application de l’art chirurgical mais obéit aux pulsions d’un cancéreux insensé qui lui impose ses tabous inculqués par des charlatans. Le peuple français, indigne héritier fou, préfère détourner son arc des buts surhumains auxquels il était destiné et pourrir dans son arrogance révolutionnaire dont l’actuelle invasion afro-asiatique et son terrorisme ne sont que l’ultime expression, cohérente et naturelle.

Il arrive des moments où un disciple d’Hippocrate doit faire preuve d’une cruauté certaine envers son patient, surtout si celui-ci est atteint de maux tant physiques que spirituels. Nous sommes confrontés à une situation autrement tragique, car, en contemporains trop raisonnables, nous ne pouvons espérer en l’épiphanie d’un Héraclès. Le vieux Achille, fort de ses exploits de guerrier et de sage, vit toujours. Mais le malade, psychosomatiquement déréglé, voit le cancer qu’avait diagnostiqué Jean-Marie Le Pen se métastaser dans tous ses organes vitaux, faute de soin. La nation française se contente pourtant d’écouter une fille parricide qui ne fait que répéter les préceptes des charlatans, doublement odieuse car ses soi-disant remèdes, elle les commercialise en affichant le nom de son père au-dessus de la porte de sa boutique.

Les actes terroristes auxquels nous assistons actuellement ne sont que l’insignifiante réaction cutanée d’un cancer généralisé, ce cancer que les pseudo-oncologues avaient déclaré bénin (ne sont-ils pas allés jusqu’à le souhaiter ?) pendant des décennies tout en calomniant (pire encore : en poursuivant en « justice ») son diagnosticien génial, Jean-Marie Le Pen. Ce malade agonisant, notre France, et par conséquent toute la civilisation indo-européenne de l’ouest, ne peut être sauvé que par une intervention miraculeuse doublée d’une cruauté médicale inouïe. Toutes les métastases ayant gagné les organes vitaux doivent être extirpées, et cela, sans pitié. Mais cela n’est possible que via un changement total de diagnostic, ce qui va à l’encontre de la gestion idéologique du pays à laquelle de nombreuses générations de Français se sont accoutumées. Tous les responsables de ce long assassinat de la France – politique et doctrinal – devraient être jugés et exécutés publiquement : ils ont le sang de millions d’Européens sur les mains. Et les honneurs, tant nationaux que publics, doivent être rendus à ce vieux Achille encore vivant, Jean-Marie Le Pen, dont rues, places et universités devraient porter le nom – à commencer par la faculté de médecine de Paris ! Si cet acte de résistance hippocratique n’a pas immédiatement lieu, la France, l’Europe et, dans quelques générations, l’humanité tout entière cesseront d’exister.

 

Dr Anatoly Livry, Bâle, Suisse, août 2016

 

11 commentaires

  1. Posté par Marie-Claire le

    Ils ont fait un scandale à l’Université de Bâle suite à l’intervention chez nous de Dr. Livry !… La honte ces Français socialo-carriéristes …

  2. Posté par Sancenay le

    @aloygah
    c’est surtout le contexte historique et politique de la Suisse qui n’est pas comparable entre la France et la Suisse.Si Jean-Marie Le Pen avait bénéficié de la même liberté d’expression que votre estimé Blocher, il n’aurait pas eu besoin d’avoir recours à ses « provocations » pour faire la parfaite démonstration en l’occurrence que , quoiqu’il eût pu arriver, l’oligarchie nihilo-mondialiste ne lui aurait pas laissé le pouvoir REEL. Mais vous pouvez tout de même constater que même dans un système à priori plus démocratique, Monsieur Blocher, malgré tout son talent et sa crédibilité a bien du mal à faire triompher l’UDC et il semble qu’on lui préfère bien souvent des représentants moins redoutables pour le votre système, non ?
    Il ne serait pas absurde de penser que le problème est mondial, n’est-ce pas ? Voyez les difficultés que rencontre Trump aux USA, même si là encore tout n’est pas exactement comparable.Il y a en tout cas dans le verrouillage des systèmes bien des points singulièrement communs.

  3. Posté par De Landsheere Jacques le

    Être de droite aujourd’hui et exprimer des vérités qui dérangent suffit largement pour vous mettre au ban de la Société.
    Je crains que nous ne soyons arrivés à un point où seule l’Histoire jugera des erreurs monstrueuses qui ont été commises ce qui, vous en conviendrez, nous fera une belle jambe!

  4. Posté par aloygah le

    Le Pen est surtout un provocateur, qui a réussi à se faire rejeter par sa propre fille du parti qu’il a fondé… Les disputes de la famille Le Pen suffise à les discréditer, de même que le tournant très socialiste du FN qui attire maintenant une partie de l’extrême gauche. Le FN n’est pas comparable à l’UDC et Le Pen n’est pas comparable à Blocher.

  5. Posté par meulien le

    Même s’il « avait voulu » le pouvoir,le peuple ne l’aurait pas suivi.

  6. Posté par Eddy le

    Gabriel n’est pas un ange… ce texte aligne les bobards de la propagande aux commandes des médias colonisés par des monopoles idéologiques des gauches. Durant au moins 40 ans, Jean-Marie Le Pen a été systématiquement boycotté, comme sa fille actuellement et ce sera le cas certainement durant toute la présidentielle de 2017. La méthode utilisée est toujours la même. Pour exister médiatiquement dans cette dictature Umps Lrps qui feint ne pas exister, il n’y a qu’une seule perspective pour se faire entendre: sortir périodiquement une grosse connerie ambigüe au possible ! Puis les médias trop contents l’invitent pour essayer de l’enfoncer, soit par des déformations de ses propos, soit en l’interrompant systématiquement dès qu’il profite de cette voie pour exprimer des choses généralement très intelligentes. Aujourd’hui en dehors des circuits médiatiques officiels, Jmlp s’exprime sur son blog et dans son « Journal de bord » certes avec une audience très limitée. Mais là on voit bien qu’il est tout sauf ce que veut nous faire croire le propagandiste Gabriel. http://www.jeanmarielepen.com/

  7. Posté par Sancenay le

    @ Gabriel,
    « lui ouvrait les portes de tous les média » quelle bonne farce !

  8. Posté par Gabriel le

    JM Le Pen a un ego surdimensionné. Il porte une lourde responsabilité : sa victoire contre Jospin au premier tour lui ouvrait les portes de tous les médias. Seulement voilà, il a satisfaisait son ego, mais n’était absolument pas prêt, et n’avait pas envie de prendre le pouvoir. Il a donc laissé le  » sursaut citoyen » aboyer dans les médias pour influencer le vote Chirac, qui a gagné avec un score de république bananière de 80%. Du blabla, du satisfecit personnel, mais aucune vraie motivation à prendre le pouvoir. Et vouloir mettre des bâtons dans les roues de sa fille, pour qu’elle connaisse le même échec éternel devant les urnes est pathétique.

  9. Posté par Sancenay le

    Je souscris bien sûr à cet éloge allégorique du très grand et inlassable résistant que l’histoire reconnaîtra en la personne de Jean-Marie Le Pen et je partage sa très grave conclusion comme je l’ai souvent écrit ici. Oui, au-delà du sort de la France c’est bien le sort de l’humanité qui se joue sur le fond. Car le nihilo-mondialisme, c’est la négation même de l’humanité , un monstrueux et cynique projet de charlatans.

  10. Posté par aldo le

    Jean-Marie Le Pen est comme Chr. Blocher, un précurseur visionnaire, rabroué par une classe politique parce qu’elle ne lui arrivait pas à la cheville. Il avait raison, alors que son intelligence écrasait tous les imbéciles qui l’entouraient. Mais pas seulement, puisqu’il y avait de nombreux cyniques qui préféraient se remplir les poches plutôt que d’admettre la réalité d’un futur suicide social, dont ils pensaient échapper et fuyant dans d’autres pays. Mais la mondialisation est partout. C’était un faux calcul et bientôt il faudra bien qu’ils paient leurs trahisons.

  11. Posté par maillet le

    Exact, j’ai publié cette semaine sur ma page facebook, un discours de JMLP datant de 1988 que j’ai retrouvé sur youtube, c’était avant les élections, son analyse 30 ans après était excellente…
    Il semble malheureusement que les gens préfèrent écouter les discours qui ne les effraient pas…
    Le résultat aujourd’hui de ce climat fétide en France, est la suite logique de ce pour quoi ils ont voté en étant certains que ça ne les toucherait pas… prochaines élections en 2017, pas certain que cela change une fois de plus, parce que les cons ça ose tout.
    En tous cas, merci pour votre analyse, je me sens moins seul, et il serait temps effectivement de rendre les honneurs à ce grand Monsieur.

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