En 2015 comme en 1945, il faut étudier les bourreaux

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Vous aurez sans doute remarqué que les informations quotidiennes ressemblent de plus en plus à une plongée dans l’horreur absolue. En France, on tue des journalistes, des policiers, des juifs. Ailleurs, on crucifie des enfants, on les enterre vivants, on brûle des gens, on se livre à des autodafés sur des manuscrits de plusieurs milliers d’années. On vit au rythme du triptyque sans cesse renouvelé: enlèvement/menace/vidéo d'exécution. 
On parle beaucoup de la réalité augmentée. En ce moment, je serais assez preneur d'une réalité réduite. — MaîtreZenqam (@MaitreZenqam) 5 Février 2015

Cette course à la barbarie a trouvé un écho particulier dans la commémoration de la libération d’Auschwitz. Pendant ma scolarité, j’ai eu l’impression qu’on me présentait l’atrocité du régime nazi comme une anomalie de l’Histoire. Une exception qui n’aurait pas dû se produire. En ces temps obscurs où l’on s’interroge sur l’abomination, sur ce qui peut pousser l'homme à produire de l'inhumain, ces commémorations étaient l'occasion de savoir si les historiens ont enfin la réponse à la question: comment en était-on arrivé là? Comment l’humain –parce que les bourreaux sont toujours des êtres humains, aussi monstrueux nous semblent-ils– est-il capable de basculer dans l’horreur? Si vous avez fait votre scolarité avant 1995, il y a des chances pour que l’alpha et l’omega de ce qu’on vous a enseigné sur la ... Lire la suite

 

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