Éric Zemmour le savait. Un jour ou l’autre, il le paierait. Il paierait sa liberté de ton, ses insolences, ses attaques incessantes contre l’empire du Bien et ses avatars, sa manière de ne baisser ni les yeux ni la garde, de ne jamais s’excuser, d’argumenter sans peur et sans reproche. Il ne s’en cachait pas. Quelques mois avant que sorte le Suicide français (Albin Michel), le journaliste nous confiait que son ouvrage ne manquerait pas de faire polémique et que les chiens de garde du système feraient tout pour le faire taire, le discréditer. « Vous verrez… » Il s’en frottait les mains à l’avance. Prêt à livrer bataille. Une nouvelle fois. Contre les politiques, les journalistes, les experts. Toute « la camarilla médiatique et bien-pensante ».
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