décodage Allocution de Nouvel An de la présidente de la Confédération.
philippe castella
Un discours prononcé au milieu du marché de la Place fédérale, après être sortie du bus de ville: pour son allocution de Nouvel An, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a mis l'accent sur la proximité du pouvoir. L'an passé, une photo de son prédécesseur Didier Burkhalter, attendant comme tout un chacun un train sur le quai de la gare de Neuchâtel, avait fait le buzz dans le monde entier: impensable dans tout autre pays que la Suisse.
Sur le plan politique, l'expression de cette proximité du pouvoir, c'est la démocratie directe. Et Simonetta Sommaruga entend en faire le fil rouge de son année présidentielle. Un choix bien moins convenu que le thème de la jeunesse mis en avant l'an dernier par Didier Burkhalter. Car il va faire l'objet d'enjeux majeurs cette année (voir ci-dessous), en particulier avec la mise en oeuvre de l'initiative contre l'immigration de masse, une tâche qui incombe justement à la cheffe de Justice et police.
"Une formule vide"
Un choix étonnant de la part d'une ministre socialiste, aussi parce que la louange de la démocratie directe est devenue l'apanage de l'UDC, avec cette image du peuple comme souverain qui décide face à des autorités, Conseil fédéral et parlement, chargées d'exécuter ses ordres.
Pour Hans Fehr (UDC, ZH), cette ode à la démocratie directe dans la bouche de la présidente socialiste,
"c'est une formule vide"
. Et d'enfoncer le clou:
"Quand la majorité du peuple a décidé, il faut appliquer sa décision. Si Simonetta Sommaruga veut montrer qu'elle respecte vraiment la démocratie directe, elle doit appliquer à 100% la décision du peuple sur l'initiative contre l'immigration de masse."Concrètement, cela signifie pour l'UDC zurichois que si elle n'arrive pas à renégocier avec l'Union européenne l'accord sur la libre circulation pour y introduire des contingents,
"il faut dénoncer cet accord. La Suisse n'en mourra pas."Dictature de la majorité
"L'UDC cherche à absolutiser la démocratie directe"
, riposte Cesla Amarelle (PS, VD).
"C'est un instrument parmi d'autres de notre système politique."
Pour la présidente de la Commission des institutions politiques du Conseil national,
"il est important de défendre les valeurs démocratiques au sens plein du terme et pas uniquement une dictature de la majorité que voudrait pouvoir instaurer l'UDC"
.Sur un ton bien moins polémique, c'est cette idée que sous-tend Simonetta Sommaruga dans son allocution de Nouvel An quand elle dit que
"chez nous, les responsabilités sont assumées non seulement par le Conseil fédéral et le Parlement, mais aussi par les citoyens, qui peuvent exercer leur influence et participer aux décisions. C'est ce partage du pouvoir qui crée de la proximité et qui fonde notre identité."Métaphore musicale
Il y a un mois devant l'Assemblée fédérale, juste après son élection à la présidence, l'ancienne professeure de piano usait d'une métaphore musicale pour l'exprimer plus clairement:
"La démocratie directe n'est pas un récital du gouvernement, du parlement ou des citoyens qui s'expriment dans les urnes. La démocratie directe est un jeu d'ensemble. Nous avons un septuor, nous avons un orchestre de 246 musiciens et nous avons un choeur qui rassemble quelque deux millions et demi de votants."Son président de parti Christian Levrat décode:
"La démocratie directe, c'est une des forces de notre pays, mais elle implique un effort particulier d'information, de réflexion et une maturité qui n'est pas compatible avec une opposition systématique. Le peuple en Suisse, c'est une part des institutions politiques. Ce n'est pas une instance de recours contre elles."Pour le sénateur fribourgeois,
"on ne peut pas laisser la démocratie directe être dégradée au rang d'instrument de protestation. C'est un moyen de prendre des décisions qui engagent la responsabilité du pays."
Et comme le dit Simonetta Sommaruga dans son allocution,
"nulle part ailleurs dans le monde, les citoyens n'ont autant de pouvoir et de responsabilité"
.Au-dessus de la mêlée
En dehors de l'UDC, à droite, on salue ce choix.
"De par sa fonction, une présidente de la Confédération se situe au-dessus de la mêlée"
, commente le sénateur Raphaël Comte (PLR, NE).
"Le partage des pouvoirs en Suisse fait que chacun a un rôle à jouer et doit être conscient des limites que cela impose."Son collègue Urs Schwaller (PDC, FR) juge
"assez habile"
de la part de la ministre de Justice et police de recentrer le débat sur la démocratie directe en évitant de mettre en avant des thèmes comme l'asile ou les étrangers, qui auraient constitué des
"passes de but"
à l'UDC en cette année électorale.
Extrait de: Source et auteur
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@ Edmond P le 3 janvier 2015 à 15h10
Vous ne pensez tout de même pas qu’elle nous mentirait? Comme les Hollande ou Juncker?
Il paraît que notre présidente est très populaire. Mme Sommaruga s’intéresse beaucoup aux inquiétudes du petit peuple. Elle aime recevoir du courrier. Ecrivons-lui ! Ce n’est pas compliqué:
adresse postale: Palais fédéral, 3003 Berne
adresse émail par le formulaire de contact du DFJP
http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/contact.html?contactid=0005&backpagepath=/content/ejpd/fr/home.html
@LeConsterné
N’est pas Golda Meir qui veut 🙂
Force est de constater que, de Kopp à Sommarruga et Widmer-Schlumpf, en passant par Dreifuss et Calamity-Rey, les femmes au CF sont une catastrophe pour la Suisse ! Pour gouverner un pays, il en faut, particulièrement en période où la survie du pays est en jeu (invasion en cours) !
Quelle belle hypocrisie… Je signale un édito de F. Leutenegger, journaliste et administrateur du site Swissguns.ch au sujet de la respect de la volonté du peuple de S. Sommaruga:
« SS – Simonetta Sommaruga – mérite de plus en plus le sobriquet que SwissGuns lui a attribué: Simonetta Stalinova (fille de Staline).
Le 13 février 2011, le peuple suisse a refusé, en votation populaire, avec 75 % de non, une initiative rouge qui demandait, entre autres, l’enregistrement des armes en Suisse. Le lendemain, sur les ondes de la Radio Télévision Socialiste (elle s’appelait encore RSR, Radio Socialiste Romande), SS affirmait sans complexe que – de toutes façons – elle allait faire faire comme elle voulait et imposer son enregistrement. Projet de liaison entre les fichiers cantonaux… échec, faute de base légale, échec faute de sérieux du DFJP… cafouillage… on attend toujours (et on n’est pas pressé).
Le 11 mars 2014, le Conseil national a refusé un paquet de motions anti-armes, dont un projet, cher à SS, d’enregistrement général – et rétroactif – des armes détenues en Suisse. Le jour même, l’infatigable ennemie des armes et de la liberté rappelait que c’était un coup pour rien et qu’il faudrait rejouer le mélodrame (avec notamment les pleurnichements rouges sur toutes ces vies perdues dans le monde entier à cause des armes des Suisses) quand elle présenterait au Parlement son projet de révision de la loi fédérale sur les armes, avec, bien sûr, un enregistrement rétroactif de toutes les armes de Suisse.
Et voici qu’en ce mois de juillet 2014, nous apprenons, par un contact policier, que Madame Simonetta Sommaruga a décidé de former un groupe de travail, constitué de policiers, pour examiner la manière de créer un registre central des armes, avec, bien sûr, un enregistrement rétroactif de toutes les armes de Suisse.
Décidément, Simonetta Stalinova, en bonne socialiste, se fiche totalement de la démocratie et de la volonté du peuple qui l’a placée au poste qu’elle occupe. En fait, ce qui est bon pour le peuple – comme son père spirituel Joseph Staline, elle le sait. Alors, le peuple devra faire ce que la cheffe (1ère fois que j’écris ce mot comme ça) veut. Et, pour ceux qui ne veulent pas jouer selon ses règles – par exemple, ceux qui craignent (à juste titre) des confiscations – il y le goulag. Ah non, c’est vrai, il n’y en a plus. Alors, pour les Suisses indociles, ce seront des amendes au-delà de ce qu’il pourront supporter (c’est dans son projet de loi).
Je pense que cette fois, la Stalinova a franchi un cap, en passant par-dessus la volonté du peuple et celle du parlement, en s’appuyant sur une police qu’elle espère à sa solde. Il n’y a désormais plus de compromis possible avec elle.
Madame Simonetta Sommaruga, partez ! »
Écrit sous pseudo pour des raisons évidentes.
Je ne suis pas sûr qu’elle aurait fait le même discours si les initiatives Ecopop et sur l’or de la Bns avaient été acceptées.
Elle navigue à vue, un peu comme un skieur qui regarde ses spatules au lieu de regarder la piste.
Comment peu ton faire confiance une ancienne prof de piano pour diriger le département de justice et police À. Méditer ? Voir la Suisse
Mme S. Sommaruga nous dit qu’elle respecte la démocratie directe et qu’elle va mettre immédiatement en application l’article constitutionnel sur le renvoi des étrangers criminels, conformément à la volonté du peuple responsable. Et appliquer à 100% la décision du peuple sur l’initiative contre l’immigration de masse. C’est ce que je retiens de son discours, et c’est ce que le peuple suisse attend d’elle. Vous ne pensez tout de même pas qu’elle nous mentirait? Comme les Hollande ou Juncker? Qu’elle use de « taquia » pour mieux nous faire du mal, à nous, ses électeurs? De fait, ce sont de bonnes, très bonnes nouvelles. Et qui vont à l ‘encontre des prises de position de ses ami(e)s politiques qui voulaient invalider l’initiative de mise en œuvre de l’UDC, ces fossoyeurs de la démocratie directe qui soutiennent également les jugements ineptes de la Cour européenne des droits de l’homme!
@Vautrin
« Mais, amis de Suisse, cette Sommaruga ( nous en avons une autre chez nous de même nom et de mêmes idées) use de taquia pour mieux vous faire du mal, à mon avis. »
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C’est une folle ! Un peu le genre Nancy Pelosi aux USA ! Le peuple ?? Qu’est-ce que c’est que ça ?
« Les dirigeants sont là pour appliquer les décisions du peuple, même si ça ne vous plait pas… » EXACTEMENT ! Et en particulier ce n’est pas à la gouvernance de tenter de « changer le peuple » ou de « changer de peuple » comme on le voit, hélas, en France.
Mais, amis de Suisse, cette Sommaruga ( nous en avons une autre chez nous de même nom et de mêmes idées) use de taquia pour mieux vous faire du mal, à mon avis.
Son président de parti Christian Levrat décode:
« ……..Le peuple en Suisse, c’est une part des institutions politiques. Ce n’est pas une instance de recours contre elles. »
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Le peuple suisse, c’est 100% de ton salaire, Monsieur Levrat. Il faudrait que les socialistes arrêtent de se prendre pour Dieu. Les dirigeants sont là pour appliquer les décisions du peuple, même si ça ne vous plait pas…