Médias Employeurs et syndicats réagissent différemment à la proposition de Berne de maintenir le système de soutien indirect à la presse. Les éditeurs saluent le rapport, pas les syndicats.
BERNE
Philippe Castella
Le Conseil fédéral envisage de nouvelles possibilités de soutien aux médias écrits. Un rapport publié hier fait le point. Si la Suisse reste l'un des pays disposant de la plus grande diversité de médias, leur concentration s'intensifie. Les journaux payants perdent des parts de marché, aussi bien en termes d'abonnements que de publicité.
Pour le Conseil fédéral, les bouleversements dans la branche des médias posent la question de nouveaux modèles d'encouragement.
"Il convient toutefois d'éviter la mise en oeuvre précipitée de mesures non contrôlées",
écrit-il, estimant que
"la branche peut en grande partie faire elle-même face aux changements structurels".Plus de 1200 titres bénéficiaires
En attendant, le Conseil fédéral entend maintenir l'aide indirecte à la presse par le biais des tarifs postaux préférentiels.
"Afin de ne pas accroître encore la pression sur les médias imprimés."
Il a d'ailleurs reconduit, hier, cette aide de 50 millions de francs pour l'an prochain. Plus de 1200 titres en bénéficient. Le rabais est fixé à 23 centimes par exemplaire, un de plus que cette année.Le rapport préconise une série d'autres mesures indirectes qui pourraient être mises sur pied assez rapidement. La première est la réduction de la TVA à 2,5% également pour les médias en ligne, aucune raison objective ne justifiant cette inégalité de traitement. Actuellement, un abonnement en ligne à un quotidien est taxé au taux ordinaire de TVA de 8% et un abonnement papier à 2,5 pour cent.
Autre mesure envisagée: une aide financière temporaire au service de base de l'Agence télégraphique suisse (ATS) en français et en italien. Ou encore un renforcement du soutien à la formation des professionnels des médias. Pour les perspectives à plus long terme, le Conseil fédéral entend mener les débats sur la définition du service public dans le domaine des médias et attend les résultats d'une étude commandée sur le sujet.
Médias suisses salue ce rapport et les propositions émises. La faîtière des éditeurs romands préfère ces aides indirectes à des aides directes sur le modèle de la redevance radio-TV.
"Cela ne permettrait plus d'avoir un travail entrepreneurial",
explique Daniel Hammer, son secrétaire général.
"Et ce n'est pas une bonne chose non plus du point de vue de l'indépendance des médias par rapport à l'Etat."Tout à l'inverse, Syndicom milite pour une aide directe à la presse et déplore
"la décevante absence de courage du Conseil fédéral".
Celui-ci
"s'obstine à vouloir laisser du temps à la branche. Mais du temps pour quoi? Pour mourir?",
interroge le syndicat, pour qui il faut dès aujourd'hui
"passer à l'action".
Extrait de: Source et auteur
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Leb > l’initiative stop-billag est actuellement en recherche de signatures.
LANÇONS UNE INITIATIVE POUR SUPPRIMER TOUTE SUBVENTION AUX MEDIAS, SOUS N’IMPORTE QUELLE FORME !
En fait, on voudrait encore racketter le peuple pour nourrir des incompétents qui serviront en plus à faire de la propagande contre les intérêts des Suisses!
Indépendance des médias par rapport à l’Etat? mais il se paye notre tête celui qui a écrit cela. On a encore constaté lors des dernières votations des liens plus qu’étroits entre merdias, financiers et leurs larbins de la politique.
Syndicom le lèche bottes de la gauche n’a certainement pas son mot à dire… soutenir la bien pensance gauchiste à l’ordre du pouvoir : la presse est gauchiste dans tous les médias, incapable d’informer et de laisser libre les citoyens de se former une opinion ! Et s’il ne sont pas gauchistes les médias sont européistes contre la majorité des citoyens Suisse ! Vivement le vote contre la redevance RTS : la RTS n’a aucune idée de la neutralité de l’information… elle est totalitaire dans son information tendancieuse, un seul exemple : son information sur la Syrie avec des montages vidéos faisant croire que c’était sur le terrain… aucune déontologie journalistique, aucune honnêteté ! (Et la liste est longue, longue !)