Nigeria: Des musulmans assassinent des dizaines de chrétiens, alors que les États-Unis retirent le pays de la liste des persécuteurs religieux.

[…] Moins d'une semaine après que les États-Unis ont retiré le Nigéria de la liste des pays qui commettent ou tolèrent des violations de la liberté de religion, des éleveurs peuls ont tué mardi 23 novembre encore deux autres paysans chrétiens dans l'État du Plateau. Peu auparavant, 38 chrétiens avaient été tués dans l'État de Kaduna.

"C'est la triste réalité avec laquelle les chrétiens sont forcés de vivre - un carnage total et un génocide contre nous", a déclaré Samuel Achie, président de l'Association de développement communautaire d'Atyap (ACDA), dans l'État de Kaduna.

Les attaques du 4 au 12 novembre dans l'État de Kaduna sont devenues la nouvelle normalité pour les chrétiens de ces régions, a-t-il ajouté. [...]

Dans le village d'Ancha, dans l'État du Plateau, des éleveurs peuls musulmans ont attaqué mardi (23 novembre) les deux chrétiens alors qu'ils travaillaient dans leur ferme vers 14h30 [...]

"Ils ont été abattus par les éleveurs qui étaient armés de fusils AK-47, les membres de la famille qui ont échappé à l'attaque ont divulgué", a déclaré Chohu.

Fin octobre, les Peuls ont envoyé une lettre aux communautés chrétiennes du district de Miango, dans le comté de Bassa, les avertissant d'attaques imminentes si les habitants n'évacuaient pas leurs villages.

Les habitants chrétiens ont transmis la lettre aux autorités militaires et policières de l'État du Plateau. L'attaque du 23 novembre contre le village d'Ancha a été considérée comme la concrétisation de cette menace.

Le 15 octobre, toujours dans le comté de Bassa, des éleveurs peuls ont tué trois chrétiens et en ont blessé deux autres dans le village de Nkiendonwro.

Lundi 22 novembre, dans le village de Tatu (État du Plateau), des éleveurs ont attaqué la propriété de Rwang Tengwong, un riziculteur chrétien.

"Ma culture de riz, mesurant environ deux hectares, a été complètement détruite", a écrit Tengwong dans un message au Morning Star News. "Ma famille et moi n'avons plus rien pour survivre pendant l'année à venir, car c'est tout ce que nous avions".

Dans le comté de Riyom, le 23 octobre, des bergers ont tendu une embuscade à trois chrétiens. Ibrahim Peter, sa femme Felicia Peter et Mary Ayuba rentraient de leur ferme à leur domicile vers 19 heures.

"Les bergers étaient armés d'armes mortelles comme des fusils et des coutelas", a déclaré Ibrahim Peter dans un SMS adressé à Morning Star News. [...]

Les trois chrétiens ont été soignés dans une clinique, avec la chance de n'avoir subi que des blessures mineures, a précisé Ibrahim Peter.

"Les cultures que nous exploitons sont généralement détruites par les bergers fulanis le dimanche, lorsque nous tenons des services de culte dans nos églises", a-t-il ajouté. [...]

Tueries à Kaduna

Des éleveurs peuls ont tué au moins 38 chrétiens lors d'attaques contre 11 communautés du 4 au 12 novembre dans le comté de Zangon Kataf, dans le sud de l'Etat de Kaduna.

Achie, de l'ACDA, a déclaré que ces attaques étaient devenues un "génocide de haut niveau". [...]

Williams Baba, un habitant de la région, a confirmé le meurtre de trois chrétiennes par des éleveurs peuls dans le village de Shiliam le 10 novembre.

"Nous vivons dans cette atmosphère dangereuse de persécution de la part des élewveurs musulmans depuis un bon moment maintenant, et ces attaques ont entraîné la perte et la destruction de propriétés d'une ampleur inimaginable", a-t-il déclaré dans un message adressé à Morning Star News. "Nous nous sommes retrouvés sans rien à manger et sans endroit où dormir, car nos cultures et nos maisons ont été complètement détruites." [...]

Retiré de la liste des "pays particulièrement préoccupants"

Le Nigeria a été le pays où le plus de chrétiens ont été tués pour leur foi l'année dernière (novembre 2019-octobre 2020). Ce chiffre s'est monté à 3530, contre 1350 en 2019, selon l’Index mondial de persécution 2021 publié par la mission chrétienne internationale Portes Ouvertes. En ce qui concerne la violence globale, le Nigéria était deuxième derrière le Pakistan, et il n'était précédé que par la Chine pour le nombre d'églises attaquées ou fermées, 270 selon la liste

Cette année, dans cette liste des pays "où la foi coûte le plus", le Nigeria a passé de la 12e à la 9e place.

Or le 17 novembre, le Département d'État américain a retiré le Nigeria de sa liste des "pays particulièrement préoccupants" (CPC), c'est-à-dire ceux qui commettent ou tolèrent des violations de la liberté de religion. Le président de Christian Solidarity International, John Eibner, parmi d'autres responsables de groupes d'aide et de défense des droits, a critiqué cette décision. [...]

Outre la violence contre les chrétiens au Nigeria documentée par Morning Star News, CSI a noté que dans les États du nord qui ont adopté la charia, de nombreux musulmans sont également emprisonnés pour avoir blasphémé contre l'islam.

"Si la liste américaine des CPC a encore un sens - ce dont on peut douter maintenant - le Nigeria y a sa place", a déclaré CSI.

Ces dernières années, les milices djihadistes peules ont tué des milliers de chrétiens dans la région de la Ceinture centrale du Nigeria et déplacé des millions d'autres, selon CSI.

"L'objectif de ces attaques", a déclaré Eibner, "est d'affaiblir et d'éliminer les populations autochtones non musulmanes de la région et d'enraciner la suprématie musulmane dans cet espace historiquement contesté, au profit politique des dirigeants actuels du Nigeria" […]

Source: Morning Star News, 25 novembre 2021, via Jihad Watch

Résumé Albert Coroz pour LesObservateurs.ch

Trump : accueil prioritaire des chrétiens persécutés

   
Michel Garroté - Trump a annoncé qu’il accorderait le statut de réfugié « en priorité » aux chrétiens ayant subi des persécutions (photos ci-dessus : chrétiens syriens), estimant que ces derniers bénéficiaient d’un accueil injuste et discriminatoire sous l'administration Obama. À ceux qui accusent le nouveau président de vouloir faire barrière à l’immigration musulmane, le président américain s’est défendu de tout amalgame : "Non, il ne s’agit pas de l’interdiction d’entrée aux musulmans".
-
"Ce sont des pays où règne une terreur effroyable. Ce sont des pays dont les ressortissants vont entrer ici en suscitant d’énormes problèmes. Notre pays a déjà bien assez de problèmes sans laisser entrer des gens qui, dans de nombreux cas, ou, dans certains cas, cherchent à provoquer des destructions énormes », a-t-il déclaré. En ce qui concerne les chrétiens persécutés, Donald Trump a confirmé qu’ils auront bien la priorité dans le nouveau programme d’accueil des réfugiés aux États-Unis.
-
Ces derniers « ont été traités de manière horrible », a-t-il dénoncé, citant tout particulièrement les chrétiens de Syrie pour qui « il était vraiment très difficile, voire impossible, d’entrer ». Tout le monde était persécuté en Syrie, a-t-il reconnu, ils ont coupé les têtes de tout le monde mais « plus encore celles des chrétiens. Et je pense que c’est très, très injuste. Nous allons donc les aider », a-t-il ajouté.
-
Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
-

Génocide des chrétiens et lâcheté de l’Eglise

   
Michel Garroté - Les Etats-Unis ont dénoncé cette semaine les crimes de génocide perpétrés par le groupe Etat islamique (EI) contre les minorités de chrétiens, chiites et yézidis, dans leur "Tableau annuel des libertés religieuses dans le monde", dressé par le département d'Etat américain (Affaires étrangères). L'EI a poursuivi sa stratégie du massacre, que le secrétaire d'Etat John Kerry qualifie - à juste titre - d'être une stratégie de génocide depuis 2015, notamment contre les yézidis et chrétiens, dans les territoires qu'il contrôle.
-
L'emploi du terme de génocide avait déjà été utilisé par Kerry et par des experts des Nations Unies pour qualifier les crimes perpétrés par les jihadistes du groupe EI en Irak et en Syrie. Dans ces deux pays en guerre, où l'organisation islamiste armée contrôle encore des pans de territoires, les jihadistes sont responsables d'actes barbares, comme des tueries, des actes de torture, de traite d'êtres humains, de viols et autres crimes sexuels contre des minorités religieuses et ethniques, a confirmé le Département d'Etat américain dans son rapport.
-
L'EI et Boko Haram (le groupe terroriste islamiste au Nigeria) continuent de se ranger parmi les plus monstrueux auteurs d'abus contre la liberté religieuse dans le monde, a précisé la diplomatie américaine. A noter que de son côté, l'Eglise catholique -- contrairement aux courageuses églises orthodoxes et évangéliques -- fait preuve de lâcheté face à l'islam violent et conquérant.
-
A ce propos et après les attentats, la volonté de l'Eglise catholique de pacification est inquiétante, estime Schmuel Trigano. Pour le philosophe, ce positionnement laisse une marge de manoeuvre à l'islamisme, notamment aux Frères musulmans. Pour mémoire, Schmuel Trigano -- qui est professeur émérite des Universités -- est philosophe, sociologue ainsi que spécialiste de la tradition hébraïque et du judaïsme contemporain.
-
Schmuel Trigano  (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La réaction de l'Eglise de France comme du Vatican à l'assassinat pour motif religieux du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray est étonnante et pour tout dire extrêmement inquiétante, en tout cas du point de vue d'un observateur juif, autant sur le plan théologico-politique que sur celui de l'Etat et de la citoyenneté républicaine. Certes, la réaction officielle et celles que nous donnent à voir (sélectivement, comme on s'en doute) les médias ne recouvrent pas tout ce que pensent les catholiques et on ne peut pas préjuger de l'énorme pression que le pouvoir socialiste a dû exercer sur ses représentants pour adopter ce que l'on peut définir comme la posture du martyr et non celle du citoyen.
-
Schmuel Trigano : Sublimer ce meurtre, en sortir par le «haut» - cette posture vertueuse et pleine de hauteur morale, stoïcienne en un mot - fournit, effectivement, à (très) court terme, le moyen d'éviter une cassure et un clash dans la société française. L'assistance en signe de solidarité de quelques musulmans (et Juifs) à la messe dominicale, a été construite par les médias comme l'expression d'une concorde irénique. Cependant, si on pensait dans les termes de René Girard on constaterait qu'elle s'est nourrie du «sacrifice» du père Hamel, un sacrifice au propre, par la mort rituelle qui lui a été donnée, et au figuré : mort pour la « paix ». Sur sa mort, sur sa dépouille, le lien social se serait ressoudé. C'est ce que les médias veulent nous faire croire, selon un schéma anthropologique on ne peut plus classique.
-
Schmuel Trigano : Cet état de fait est marqué néanmoins par un télescopage de la morale chrétienne et de la raison politique. Appliquée à la situation actuelle, cette morale s'avère effectivement problématique sur le plan de la Cité. J'ai entendu un ecclésiastique aborder l'événement sur le mode du « nous sommes tous coupables » (explicitement formulé de la sorte) et appris qu'une prière avait été dite, dans l'Eglise même du drame, pour les deux assassins. Nous avons entendu le pape déclarer que ce n'était pas cela l'islam (étrange qu'il puisse parler en son nom) et que le christianisme était aussi violent que l'islam, en disant donc une chose et son contraire). Qui est coupable ? Qui est innocent ? On ne le sait plus.
-
Schmuel Trigano : Nous retrouvons, certes, là le discours du « politiquement correct » qui déresponsabilise le monde musulman au lieu de le pousser à se confronter à la maladie qui le ravage et met en danger la paix, un discours qui brise aussi la capacité morale et intellectuelle à la combattre, en accusant les victimes d'être à la source de la violence qui les frappent. Nous croyions que cette « morale » sans réciprocité relevait de l'idéologie dominante de notre temps, le post-modernisme, mais nous découvrons qu'elle peut aussi se développer dans l'Eglise.
-
Schmuel Trigano : On comprend que le signal qu'envoie l'Eglise puisse trouver un écho favorable dans les milieux islamistes et je pense avant tout aux Frères Musulmans qui en sont la vitrine distinguée et « politique », interlocuteur du Pouvoir en France. Un écho dont nous pouvons mesurer la portée dans la tribune publiée par des « intellectuels musulmans », ainsi définis par eux-mêmes, dans le Journal du Dimanche du 3/7/2016. Je me réfère au fait que cette quarantaine de personnalités a tout simplement « oublié » les victimes juives dans les actes terroristes commis au nom de l'islam, qu'elles condamnent par ailleurs.
-
Schmuel Trigano : C'est comme si la « pacification » consécutive au meurtre du père Hamel se faisait sur la base du refoulement des effets de la haine principale des islamistes : les Juifs. C'est gros! Et c'est encore plus affligeant de voir les critiques de cet oubli ne mentionner que le massacre de Merah et de l'Hyper casher, en « oubliant » eux aussi, les centaines d'agressions antisémites commises depuis 2001, et sur lesquelles eux-mêmes avaient gardé le silence. Depuis 2001, en tout cas, nous n'avons entendu aucune condamnation claire et institutionnelle des agressions antisémites commises, si ce n'est celle de quelques individus (comme l'imam Chalgoumi ou l'Algérien Boualem Sansal).
-
Schmuel Trigano : La condamnation quand elle existe «équilibre» souvent la reconnaissance du caractère antisémite des actes avec l'accusation d'Israël, rendu responsable de cet état de fait, argument dont s'est prévalu en somme Mérah, vengeant (dixit) « les enfants de Gaza ». C'est comme si la condamnation des actes antisémites ne pouvait se faire qu'au prix du « dédouanement » que permet un antisionisme de rigueur. Or, cette tournure rhétorique devient de moins en moins possible, au regard de ce que révèle la réalité.
-
La façon dont les signataires de la lettre en question tentent de rendre compte de leur silence abyssal jusqu'à ce jour est ainsi plutôt spécieuse. « Nous musulmans étions silencieux parce que nous avions appris qu'en France la religion est une affaire privée ». On se demande s'il faut rire ou pleurer. Agresser des concitoyens relèverait de la sphère privée ? La burka dans l'espace publique, une affaire privée ? L'antisémitisme n'est pas un aspect marginal de la crise actuelle. Il en fut le vecteur originel et structurel. L'abnégation de l'Eglise fait miroiter la possibilité d'une « pacification » sociale, mais c'est aux dépens d'un tiers et de la confrontation avec le problème central auquel doit faire face l'Etat et lui seul, conclut Schmuel Trigano (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
-
http://www.cicad.ch/node/21072/
-
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/08/10/31003-20160810ARTFIG00132-le-discours-moral-de-l-eglise-peut-il-fonctionner-face-a-l-islamisme.php
-

Catholicisme islamo-compatible

cathos-2

   
Le texte ci-dessous, qui date d'il y a quelque temps déjà, est un nouvel exemple de cette forme mièvre et aveugle d'un certain catholicisme, pas tout le catholicisme, mais d'un certain catholicisme. C'est là typiquement une forme de catholicisme islamo-compatible. Et ce, alors que les chrétiens en terre d'islam vivent un abominable calvaire.
-
Cardinal Tauran : « Ensemble, œuvrons au bien de ceux qui sont dans le besoin », écrit le cardinal Tauran aux musulmans (le cardinal Tauran est le président du Conseil pontifical au Vatican). Comme chaque année le cardinal Jean-Louis Tauran adresse un message de fraternité aux musulmans du monde, à l’occasion de leur entrée dans le mois de jeûne du ramadan. Il relève cet évènement religieux « centré sur le jeûne, la prière et les bonnes actions », est également apprécié des chrétiens, « vos amis et voisins ». « Selon une tradition qui nous est chère, nous souhaitons partager avec vous, en cette occasion, quelques réflexions dans l’espoir de renforcer les liens spirituels qui nous unissent », écrit notamment le cardinal Tauran qui est le président du Conseil pontifical (ministère du Vatican), en charge des relations avec les autres religions.
-
Cardinal Tauran : Le haut-prélat relève que les textes sacrés de l'islam et du christianisme mettent l'accent sur la miséricorde envers les personnes éprouvées qui cherchent à « soigner leurs blessures ». Dans l'islam, poursuit-il, Dieu est « Celui qui pardonne (al-Ghafir), Celui qui pardonne beaucoup (al-Ghafour) ». C’est pourquoi, au-delà des situations « très complexes » dont la solution « dépasse nos capacités », il est vital « que tous œuvrent ensemble pour venir au secours de ceux qui sont dans le besoin, indépendamment de leur appartenance ethnique et religieuse » et que « musulmans et chrétiens travaillent main dans la main ».
-
Cardinal Tauran : Ils sont notamment appelés à œuvrer ensemble pour que les victimes de conflits et des violences dans le monde trouvent dans l’islam et le christianisme des témoins privilégiés de l’amour agissant et miséricordieux de Dieu. « Quand nous regardons l’humanité d’aujourd’hui, nous éprouvons de la tristesse à cause de nombreuses victimes des conflits et de la violence – nous pensons ici, en particulier, aux personnes âgées, aux enfants, aux femmes, et spécialement à ceux qui sont en proie au trafic des êtres humains – ; nous pensons aussi à tous ceux, nombreux, qu’affligent la pauvreté, la maladie, la dépendance, les catastrophes naturelles et le chômage », note le cardinal.
-
Cardinal Tauran : Ces situations invitent à ne « fermer les yeux ou détourner notre regard de ces souffrances ». Car c’est « une source de grand espoir d’apprendre que des musulmans et des chrétiens travaillent main dans la main pour aider les nécessiteux. Ainsi, nous obéissons à un commandement important dans nos religions respectives ; nous manifestons, de la sorte, la Miséricorde de Dieu et nous offrons, en tant qu'individus et en tant que communautés, un témoignage plus crédible de nos convictions. 

Que Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux nous aide à toujours marcher sur le chemin de la bonté et de la compassion », conclut le cardinal Tauran dans son texte débile et islamophile.
-
Michel Garroté
-

Le rouge sang des martyrs chrétiens

Chrétiens persécutés-2

   
Le 29 avril 2016, à 20 heures, la Fontaine de Trevi à Rome se teintera de rouge pour rappeler le sang versé par tant de martyrs chrétiens en terre d'islam qui, aujourd’hui, sont encore plus nombreux qu’aux premiers siècles de l’Église.
-
Il s'agit ici attirer l’attention sur la tragédie de la persécution des chrétiens dans les pays musulmans. La violation systématique du droit à la liberté religieuse des chrétiens en terre d'islam doit ainsi devenir un sujet central du débat public pour éviter le risque d’indifférence et par conséquent de persistance d’une agonie insupportable.
-
Cela nous change de la récente décision du pape islamophile d’accueillir, dans la capitale du catholicisme, trois familles de Syriens uniquement de religion musulmane.
-
Michel Garroté, 26 avril 2016
-

Allemagne : des réfugiés chrétiens persécutés par des musulmans

«Là où nous sommes règne la charia»

Les premières répliques du séisme migratoire qui secoue actuellement l’Europe se font sentir. Et on peine à y croire. Des réfugiés fuient aujourd’hui l’Allemagne, pour échapper aux mêmes persécutions que celles qui les avaient poussés à quitter leur pays d’origine.

En Bavière, en Saxe ou dans le Brandebourg, les témoignages s’accumulent. De nombreux réfugiés chrétiens en provenance de Syrie, d’Irak ou du Kurdistan subissent intimidations et agressions de la part de réfugiés musulmans. Dans plusieurs centres d’accueil mis en place par les autorités locales, la charia s’applique et les chrétiens – minoritaires – sont victimes de brimades.

Suite

Chrétiens en terre d’islam – Le pape n’en fait pas assez


pape-françois-5


Le pape François a dénoncé, jeudi 6 août 2015, les persécutions inhumaines dont sont victimes de nombreux fidèles, surtout parmi les chrétiens d'Orient, dans un message à l'Eglise catholique jordanienne. Le pape a critiqué les persécutions atroces, inhumaines et inexplicables dans de nombreuses parties du monde, et surtout parmi les chrétiens. Il a qualifié de martyrs des temps modernes, humiliés et discriminés en raison de leur fidélité à l'évangile ces fidèles victimes du fanatisme et de l'intolérance, souvent sous les yeux et dans le silence de tous.

La déclaration du pape arrive un peu tard et elle ne mentionne pas explicitement l’islam. De plus, elle ne change rien au problème. En effet, l’Eglise catholique, y compris le pape, souhaitent que les chrétiens d’Orient restent en terre d’islam (ce qui est facile à dire lorsqu’on vit en Europe) alors qu’ils devraient avoir un droit au statut de réfugiés dans les pays occidentaux qui ont, même s’ils feignent de l’oublier, une culture et un héritage chrétien.

Enfin, l’Eglise catholique, y compris le pape, appellent à accueillir les migrants musulmans qui convergent - et convergeront encore - par centaines de milliers vers l’Europe. Le minimum que l’Eglise pourrait et devrait faire, notamment par le biais de ses nonces apostoliques, c’est de demander, entre autre à l’ONU, un corridor humanitaire pour les chrétiens persécutés dans les pays musulmans. Car accueillir des centaines de milliers de migrants musulmans et laisser les chrétiens se faire massacrer en terre d’islam, ce n’est pas très catholique…

Michel Garroté