Pourquoi les Verts ne peuvent entrer au Conseil fédéral

 

Pourquoi les Verts ne peuvent entrer au Conseil fédéral

 

Pour être élu au Conseil fédéral, un candidat doit non seulement obtenir un nombre suffisant de voix devant le parlement, il doit aussi ne pas être l’objet d’une opposition significative de la part d’un parti, et cette condition ne sera jamais remplie pour les Verts.

Les Verts en Suisse ne sont pas un parti institutionnel, ils ressemblent trop à la gauche radicale et ont beaucoup trop attaqué nos institutions.

Un parti institutionnel est un parti qui a longuement travaillé à la construction et à la défense de nos valeurs communes. C’est un parti qui doit être capable de porter des analyses non idéologiques pour défendre l’intérêt du pays. Et ça ce n’est pas le cas des Verts.

Pendant des décennies, les Verts ont tenté d’attaquer le principe de la double majorité dans les votes fédéraux, cette double majorité qui demande que le vote soit remporté à la majorité du peuple suisse mais qu’il soit aussi remporté dans la majorité des cantons.

Ce principe de la double majorité du peuple et des cantons est un pilier fondamental de notre démocratie et de notre fédéralisme, établi pour protéger les petits cantons contre la domination des villes. Les Verts ont cherché à le remettre en cause, parce que des petits cantons empêchent l’adhésion à l’UE. On espère que ces petits cantons sauront s’en souvenir.

Les Verts ont montré plus d’une fois qu’ils n’ont aucun véritable respect pour nos institutions, non seulement pour avoir essayé de remettre en cause ce principe fondamental de protection des minorités cantonales, mais aussi parce qu’ils sont à l’unanimité à l’origine du Coup d’état qui empêche l’application du vote du 9 février. Dans n’importe quel régime politique ce serait déjà suffisamment de forfaitures et de déloyautés pour dénier tout droit et toute légitimité à pouvoir entrer à la direction du pays.

S’y ajoute l’annonce faite ce jour par le président du Conseil d’Etat genevois, le vert Antonio Hodgers, qui envisage avec convoitise le poste de Conseiller fédéral, et qui nous montre alors le total irréalisme de ces écologistes et, soyons sérieux, leur manque de maturité.

Parce que quand même, il faudrait ne pas avoir toute sa tête pour mettre au Conseil fédéral un « politicien » écologiste qui en pleine attaque contre notre secteur financier jubilait de voir la chute du secret bancaire en déclarant que les Suisses avaient assez profité du reste du monde !

A se demander si c’était seulement sérieux ou pour qui Mr Hodgers travaillait, ou s’il n’avait vraiment strictement aucune idée de ce que représente un intérêt national et des conséquences qui sont en jeu.

La revendication des Verts d’entrer au Conseil fédéral montre manifestement que beaucoup d’entre eux (elles) n’ont qu’une connaissance limitée des réalités institutionnelles de notre pays et des enjeux qu’elles impliquent.  Il ne suffit pas d’avoir fait quelques années d’université pour prendre la direction d’un pays, il faudrait être singulièrement naïf pour le croire.

Cette revendication des Verts, comme par un effet d’abyme et une sorte d’ironie, met par ailleurs en pleine lumière ce que précisément nous ne voulions plus jamais revoir, cette césure entre deux parties du pays qu’on croyait à jamais disparue, cette séparation entre la ville et la campagne, mais qui revient aujourd’hui à grands galops avec l’arrivée d’une génération de candidates et de candidats immatures ayant grandi dans les villes et qui veulent prendre le pouvoir sur tout le pays, alors qu’ils sont parfaitement ignorants non seulement de nos réalités profondes mais de nos institutions politiques et de leur fonctionnement.

Et l’on ne parle pas de cette incongruité qu’ils manifestent en se montrant proches de mouvements qui appellent à la désobéissance civile et au non-respect de nos lois (extinction rebellion) puis à revendiquer ensuite un poste à la conduite du pays. Ça ce n’est pas possible.

Imaginer cette génération citadine hors-sol et idéologue entrer maintenant au Conseil fédéral dépasse tout entendement. Si les Verts devaient y arriver nul doute qu’un nombre important de citoyens perdraient définitivement le peu de certitude et de confiance qu’il leur reste envers le Conseil fédéral. Nul doute que des questions sur la stabilité et la crédibilité de notre pays et des autres partis politiques devraient alors se poser.

 

Michel Piccand

 

 

 

N.B. Les citadins sont désormais surreprésentés au parlement. Selon un décompte de Keystone-ATS alors que 63% de la population vit dans les villes plus de 70% des conseillers nationaux nouvellement élus viennent de la ville, 141 élus viennent désormais des villes contre 128 dans la précédente législature. Voilà qui explique en partie la progression des Verts.

C’est une déformation du cadre électoral et une question institutionnelle sur la répartition des sièges entre villes et campagnes qui doit immédiatement être rediscutée.

Michel Piccand, 25.10.2019

 

 

 

 

 

4 commentaires

  1. Posté par Aldo ROSSINI le

    merci Greta, pour être élu au CF, il faut s’inscrire dans la durée, seront-ils encore là dans 4 ans,j’en doute fort parce que le peuple suisse va en avoir assez des taxes réchauffistes qu’ils entendent nous infliger.
    Aldo ROSSINI

  2. Posté par Zendog le

    Très bon article qui redonne un peu d’espoir dans la sagesse helvétique ou dans ce qu’il en reste.

  3. Posté par Marie-France le

    Les Verts en Suisse ne sont pas un parti institutionnel, ils ressemblent trop à la gauche radicale et ont beaucoup trop attaqué nos institutions.
    …………………………………………………………………
    Le bouleversement est partout, dans tous les domaines, même institutionnel ! Tout est « Q par dessus tête ». Voyez,on peut même accéder à un siège sous la coupole, en « magouillant légalement », en n’étant qu’un(e) 3ème des « viennent en suite » .
    La mode étant au vert, même ceux qui n’y croient pas feront semblant d’y croire pour se montrer « de leur temps ».. alors, ils permettront »légalement » aux Verts d’accéder au gouvernement . On parie ?

  4. Posté par Benz le

    Dans 4 ans Les verts vont s’effondrer parce que surfer sur la charlatanerie climatique ne durera pas très longtemps je rappel aussi que ces fables écologiques ont déjà existé notamment la gretta tunberg des années 90 on a eu le trou dans la couche d’ozone le bostriche et ça plus personne n’en parle et n’oublions pas que les verts sont des idiots qui veulent le pouvoir sans avoir ce qu’il faut pour l’exercer avec bon sens et sagesse et qu’ils sont prêts à toutes les escroqueries pour y parvenir

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