Condamnation de la Suisse pour inaction climatique. Nous voulons une étude sur le CO2 illicite

Condamnation de la Suisse pour inaction climatique. Nous voulons une étude sur le CO2 illicite

 

Le parti écologiste et les Socialistes sont en pleine euphorie, ils viennent de faire condamner la Suisse devant la Cour européenne des droits de l’homme pour inaction climatique.  Il semble cependant qu’ils n’aient pas encore mesuré toute la portée que pourrait avoir ce jugement du point de vue national.

La vérité judiciaire dit-on ne montre jamais toute la vérité, elle ne montre que les faits que les parties exposent à la justice et par défaut ceux qu’elles « oublient » de lui dire mais dont se rappelle parfois le citoyen.

Ce procès devant la haute instance de Strasbourg a mis aux prises des organisations écologistes face aux juristes de l’administration fédérale et l’on comprend alors qu’une dimension essentielle du problème ait tout simplement été « oubliée » tant par les uns que par les autres, cette dimension ce sont les effets qu’entraîne l’immigration de masse sur la production de CO2 du pays.

On peut mesurer l’effectivité, la réussite et le bien-fondé d’une politique de réduction du CO2 comme l’on veut, selon la production globale du pays ou même par individu, si l’on ne prend pas en compte qu’un pays est soumis à une progression démographique insensée alors les calculs ne riment à rien et sont au mieux totalement biaisés.

Dans son arrêt la Cour cite l’un des moyens de défense de la Suisse qui explique qu’en 2020 elle a presque atteint l’objectif climatique qu’elle s’était fixé, le même que celui des Etats-membres de l’UE, et qu’elle a atteint une réduction de CO2 de 19% par rapport à 1990 au lieu des 20% prévus. [1]

Et alors l’on pose la question de savoir ce qui se serait passé si l’interdiction de l’immigration de masse de 2014 avait été appliquée ? L’objectif de réduction du CO2 aurait-il été atteint ? Et la Suisse aurait-elle alors été condamnée ?

Pour bien comprendre prenons l’exemple d’un petit village de cent habitants. Ces cent habitants zélés prennent les mesures qu’on leur dit, ils continuent leurs activités habituelles, remplacent et réparent leurs biens, utilisent les transports publics, baissent la température de leurs logements, achètent des voitures électriques, mettent des panneaux solaires, etc. Selon toute vraisemblance leur production de CO2 va baisser.

Admettons maintenant que ce petit village de cent habitants passe à deux cents et que toutes les personnes qui viennent s’y ajouter proviennent de l’immigration. Et bien il va falloir construire des logements, agrandir l’école, les dessertes, les équipements publics, etc. Même si ces migrants se conduisent de manière pro-climatique à l’identique des habitants précédents la production de CO2 va augmenter par tête, du simple fait qu’il aura fallu construire des infrastructures supplémentaires pour les accueillir, et que ces constructions auront généré des quantités importantes de CO2 en plus.

Par définition, tout accroissement démographique génère de la production supplémentaire de CO2 du seul fait de l’agrandissement des infrastructures et de leur construction.

Une société qui ne cesse de voir sa population augmenter génère de fait un accroissement supplémentaire de CO2 par rapport à une société qui resterait démographiquement stable.

Les effets de la croissance démographique sur l’augmentation de la production de CO2 sont une évidence. Où cette considération pourtant essentielle dans la mesure d’une politique climatique a-t-elle été prise en compte par le jugement ou exposée par les parties ? A nulle part !

Depuis 1990 la population de la Suisse a augmenté de près de 33 % mais ici tous les intervenants, tant les organisations climatiques que les juristes de l’administration ont fait comme si cette dimension de l’augmentation supplémentaire du CO2 du fait de l’immigration et des efforts supplémentaires de construction qu’il a fallu accomplir n’existait pas… ! Cela ne va pas et ne peut pas être accepté.

Il faudra à un moment que ceux qui veulent une réduction stricte du CO2 admettent qu’ils ne peuvent pas à la fois voter pour un accroissement démographique démesuré et pour la réduction du CO2, que ce n’est pas compatible. Qu’ils ne peuvent pas voter pour des politiques qui ouvrent toutes grandes et de manière démesurée les portes à l’immigration et puis ensuite venir se plaindre que les objectifs de réduction du CO2 ne sont pas remplis. Ça ce n’est pas responsable, ce sont les attitudes de personnes qui vivent avec la tête dans un sac. A moins bien sûr qu’une telle attitude ne soit délibérée et corresponde à un agenda déterminé !

La situation politique dans laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui avec ce jugement est intéressante à plus d’un titre. Si l’on résume l’arrêt de la Cour EDH chaque association helvétique peut désormais revendiquer comme un droit fondamental opposable à tous que l’Etat entreprenne tout ce qu’il peut pour réduire le CO2. C’est très intéressant. Et ça permet de pousser les considérations un peu plus loin.

Si l’on pose comme on le pose ici que toute augmentation démographique induit de fait une augmentation supplémentaire du CO2 par les besoins d’infrastructures et de constructions supplémentaires qu’elle implique (mais) que l’augmentation démographique en Suisse est actuellement illégale (l’article constitutionnel du 9 février 2014 qui demande la réduction de l’immigration de masse n’est toujours pas appliqué) alors n’est-ce pas aussi cette production supplémentaire de CO2 qui en découle qui est à son tour illégale et vient heurter notre droit fondamental à ce que notre production de CO2 n’augmente plus ?

La question à tout le moins mérite d’être posée. Et bien évidemment pas à la justice dont il n’y a rien à attendre mais posée d’un point de vue politique.

Nous voulons désormais savoir combien l’inapplication du vote contre l’immigration de masse a engendré de CO2 illicite en plus dans notre pays. Nous voulons que le Conseil fédéral y réponde. Et nous dise qui sont les responsables politiques de cette augmentation illicite du CO2 en Suisse même si bien évidemment nous le savons déjà.

Nous ne pouvons plus continuer à accepter ces manières de faire de la politique où le citoyen est constamment roulé dans la farine, où comme dans le cas présent les Verts et la Gauche se présentent comme les héros climatiques de la réduction du CO2 alors que de l’autre côté ils nous imposent par la force une immigration massive et une augmentation démographique qui précisément fait augmenter le CO2. Cela ne va pas.

Si nous regardons les objectifs de réduction de CO2 encore à venir d’ici 2050 il va maintenant falloir que ces gens choisissent entre l’immigration démesurée et incontrôlée et la réduction du CO2. Ils ne pourront pas avoir les deux à la fois.

Nous demandons une étude des effets de l’immigration de masse sur l’augmentation du CO2 dans notre pays et qui compare le budget CO2 de notre pays avec et sans l’application de la limitation de l’immigration telle que nous l’avons votée le 9 février 2014.

Si la réduction du CO2 est un droit fondamental alors la réponse à cette question devient elle aussi un droit fondamental.

Si la réduction du CO2 est un droit fondamental et vital alors la remise en cause du double jeu que jouent les Verts et la Gauche dans la politique climatique doit aussi être questionnée comme une atteinte à notre droit fondamental. On ne peut accepter que d’un côté ils exigent des réductions drastiques du CO2 et que de l’autre ils nous imposent une politique migratoire qui précisément le fait considérablement augmenter. Ce sont nos libertés et nos droits fondamentaux qui sont en jeu.

Nous voulons une étude sur le CO2 illicite produit depuis l’inapplication du vote du 9 février 2014. La question de la progression illicite du CO2 que l’on nous impose par l’immigration forcée doit désormais faire partie du débat. A un moment il va falloir choisir.

 

Michel Piccand, mai 2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Paragraphe 87 de l’arrêt.

https://hudoc.echr.coe.int/eng/#{%22itemid%22:[%22001-233258%22]}

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