Les électeurs zurichois représentant un électeur suisse sur six, leurs choix électoraux pourraient se reflèter dans six mois sur le plan fédéral.
ZURICH
Ariane Gigon
Le canton de Zurich a vécu hier un léger glissement à droite. Le PLR confirme les bons résultats de Bâle-Campagne et de Lucerne et, avec huit sièges de plus, fait même mieux que regagner le terrain perdu il y a quatre ans: le parti, dont le lent déclin avait commencé en 1991, gagne ainsi 4,4% d'électeurs, à plus de 17%. Avec 30% des voix, l'UDC reste le premier parti du canton, devant le PS, qui progresse de 0,3% à 19,7%. les Verts et les Vert'libéraux subissent en revanche un cinglant revers.
Le PLR affiche le sourire
En passant de 23 à 31 sièges (sur 180) et, en termes de force électorale, de 12,9% à 17,3% des voix, les libéraux-radicaux (PLR) zurichois pouvaient afficher hier un sourire qu'ils n'avaient plus eu depuis un quart de siècle. Leur dernière progression date en effet de 1991 (à 23,4%). Depuis, le parti des corporations et des chefs de l'économie avait peu à peu dû abandonner du terrain à l'UDC. Depuis 2003, le parti de Christoph Blocher convainc 30% des électrices et électeurs du canton le plus peuplé de Suisse. Dans de nombreuses communes zurichoises, sa présence la proportion est même de 40 et 45% des voix, soit deux fois plus que le PS, deuxième parti du canton.
Participation très faible
Allié au succès de l'UDC et à la stabilité du PDC (à 4,9%), le redressement du PLR équivaut à un léger glissement à droite. Ces trois partis occupen désormais plus de la moitié des sièges (94) du Grand Conseil. Pour Peter Moser, politologue et chef de la section "Etudes et anayses" de l'Office statistique du canton de Zurich,
"cette évolution est à l'image du paysage politique national, comme l'ont montré les élections de Bâle-Campagne, de Lucerne et l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse. Il est possible également, mais il faudra voir si l'analyse fine le confirme, que de nombreux électeurs des Vert'libéraux (qui avaient fait un bond en 2011) soient retournés vers le PLR."Le président du PLR, Beat Walti, ne veut pas s'engouffrer dans cette brèche:
"Les transferts d'un parti à l'autre sont extrêmement complexes. Je crois plutôt que nous avons bénéficié de circonstances favorables, ou en tout cas nous ne souffrons plus de circonstances défavorables comme Fukushima il y a quatre ans."Selon lui,
"les électeurs ne veulent plus d'expériences politiques, sous la forme de petits partis. L'insécurité plus grande sur les acquis économiques et sociaux les poussent vers les partis établis".Comme les Vert'libéraux (de 10,3% à 7,6%), les Verts sont durement frappés et perdent 3,3% de voix à 7,2% (-6 sièges). Pour la présidente des Verts zurichois, Marionna Schlatter-Schmid,
"le contexte politique général n'est pas favorable aux thèmes écologiques".
Elle admet par ailleurs que son parti
"n'a pas su montrer que nous avons des réponses dans d'autres domaines également."Quant à un éventuel transfert de voix des Verts au PS, elle se dit sceptique.
"Je crois plutôt que nombre de nos partisans n'ont pas voté"
, dit-elle. La participation a été particulièrement faible avec 31,3% pour le Conseil d'Etat et 32,6% pour le Grand conseil.
Outre les Vert'libéraux, le Parti bourgeois-démocratique (PBD),
qui avait fait son entrée sur la scène politique zurichoise il y a quatre ans, a perdu un siège et en conserve cinq.Peter Moser observe que
"les petits partis sont construits de façon moins claire que les petits partis traditionnels, qui ont des bases électorales clairement définies, comme le PDC et les Evangéliques, pour prendre des exemples confessionnels. Le BDP en revanche, de même que les Vert'libéraux, doivent encore se positionner."La Liste alternative (AL), à l'origine de l'abolition des forfaits fiscaux dans le canton de Zurich, a par ailleurs progressé de 1,4% à 3% et détient désormais 5 sièges au gouvernement.
LA LIBERTE
Extrait de: Source et auteur
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Ouais. Au même titre que l’UMPS a détruit la France, le PLR-PDC-PS est en train de détruire la Suisse. Notamment à cause de leur hystérie immigrationniste suicidaire.
5 sièges au gouvernement ? Eh ben, ils font fort les gars.