La mondialisation économique, avec ses progrès et ses dérives, peut-elle encore servir le bien commun? Rien n’est moins sûr pour Liliane Held-Khawam, économiste d’entreprise. La fondatrice de Pro Mind Consulting, société de conseil en stratégie, prêche pour une gestion éthique. Entretien. Auteur : Guillaume Béguelin Liliane Held Khawan: « Il faut renoncer autant que possible à […]
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Comme le dit justement Pierre Hillard, ne pas confondre mondialisation et mondialisme. En allant faire du troc aux Indes pour les épices dans des temps anciens (pour ne prendre que cet exemple pour simplifier), on faisait déjà de la mondialisation. Plus on avance, plus on peut avoir de tout sur la planète venant de tous les pays, que ce soient des marchandises, des services, du tourisme, des échanges électroniques, etc. Ceci n’implique aucunement la destruction des Etats Nations, ni une gouvernance mondiale, ni une armée unique ou une politique unique. Par contre, le mondialisme, lui, est une mystique, une philosophie qui justement se réclame de la suppression des Nations, de la dilution des cultures, du grand mélange, d’une seule gouvernance mondiale par des élites qui n’ont aucun compte à rendre à la population. Bon, certains disent que c’est la mondialisation qui permet le le mondialisme. Oui et non, ça se discute. C’est plus à mon avis la technologie moderne et sophistiquée qui permet le mondialisme et la création d’une gouvernance mondiale que la mondialisation. Il est en effet plus facile et propice de créer une gouvernance mondiale maintenant qu’à l’époque féodale 🙂