Ivan Rioufol en Israël : « La fermeté d’Israël face au nazislamisme est à suivre »

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Passer quelques jours en Israël, comme je le fais actuellement, c’est aller à la rencontre d’un pays en guerre permanente contre l’islam radical.

Le Hamas, qui tient Gaza, est l’ennemi déclaré de la jeune nation occidentale. Le but de cette organisation islamiste, inscrit dans sa charte, est en effet de faire disparaître Israël de la carte. Pourtant, c’est elle que rejoignent de plus en plus de Français juifs, qui représentent la troisième communauté dans le monde.

Paradoxalement, c’est en France qu’ils s’estiment en insécurité, à cause de la montée de l’islamisme. En 2014, ils seront 7000 à avoir fait leur aliya, c’est-à-dire le retour en Israël. En 2012,  ils étaient moins de 2000. Les 10.000 départs pourraient être atteints rapidement. La France est devenue le premier pays d’émigration vers Israël, devant la Russie, l’Ukraine, les Etats-Unis. Un organisme comme le KKL, qui avait initialement pour seule vocation de planter des arbres sur des terres arides, s’emploie à enraciner de nouveaux migrants. Reste la question : pourquoi ces Français rejoignent-ils un pays sur le qui-vive et dont 20% de la population est constituée de musulmans, contre 10 % en France ? Réponse : parce qu’Israël ne laisse rien passer à l’islam radical.

Ce phénomène d’émigration croissante est une alerte adressée à la France. L’exode souligne la faiblesse de l’Etat devant le totalitarisme islamique apporté dans les soutes de l’immigration musulmane. Or, trop de responsables n’osent regarder cette menace en face, de peur d’être accusés d’islamophobie ou de froisser le généreux allié du Qatar, au jeu si trouble.

Une intifada de basse intensité – la troisième – a lieu actuellement en Israël, avec ses échauffourées, ses attentats, parfois ses morts. Mais les rues de Tel Aviv, d’où j’écris ce lundi, ou de Jérusalem les ignorent. La population ne présente aucun signe d’inquiétude.

La raison en est simple : les autorités n’ont aucun d’état d’âme pour désigner l’islam radical  comme l’adversaire et pour le combattre par la force.

Comme l’explique par exemple Yaïr Shamir, ministre de l’agriculture : « Nous avons posé des limites que les islamistes ne peuvent franchir ». L’islam a ses mosquées, ses écoles, ses traditions. Mais aucune atteinte à la cohésion de la société n’est tolérée. Tout n’est pas à reprendre d’Israël, qui ne sépare pas la religion de l’État.

Mais sa fermeté face au nazislamisme est à suivre.

Les chrétiens en sont, partout dans le monde,  les premières victimes.

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