Le plan secret pour « protéger la République »: Si Le Pen avait été élue, Cazeneuve lui aurait été imposé comme premier ministre

Les pouvoirs publics, qui redoutaient, en cas de victoire du Front national, des manifestations violentes, avaient imaginé un scénario politique totalement inédit. Révélations.

Le plan n’a jamais été écrit noir sur blanc, mais tout était fin prêt. Son déroulé était si précisément envisagé qu’une poignée de membres du gouvernement, de directeurs de cabinet et de très hauts responsables de l’Etat peuvent encore le décrire de tête, étape par étape. Ce plan, qui pourrait s’intituler « Protéger la République », a été construit de façon informelle alors que la candidate du Front national grimpait dans les sondages et que des remontées d’informations faisaient craindre des troubles majeurs à l’ordre public si elle était élue. Un des hommes mis au courant de ce projet commente anonymement :

« C’était une fusée à plusieurs étages. La philosophie, et la priorité impérative, c’était de maintenir la paix civile en respectant totalement nos règles constitutionnelles. »

Pour en donner les détails, « l’Obs » a recoupé les éléments auprès de trois sources, au sein du gouvernement sortant et d’institutions de l’Etat.

Le pays au bord du chaos

Les stratèges qui ont conçu ce plan B anticipent qu’au lendemain de la victoire du Front national le pays risque de se retrouver au bord du chaos. Etat de sidération, manifestations républicaines, mais surtout violences extrêmes, notamment de la part de l’ultra-gauche. A l’appui de ce raisonnement, plusieurs documents, dont une note confidentielle rédigée par les services de renseignement en collaboration avec la Direction centrale de la Sécurité publique (DCSP). Déjà révélée par « le Parisien », elle souligne que « toutes les directions départementales de la sécurité publique (DDSP) sans exception ont fait part de leurs craintes » :

« Des mouvements d’extrême gauche, plus ou moins implantés, chercheront sans nul doute à organiser des manifestations dont certaines pourraient entraîner des troubles sérieux. »

Selon nos informations, le vendredi 21 avril, à deux jours du premier tour, un appel a même été lancé dans tous les départements pour demander aux chefs de la police un inventaire de leurs équipements de maintien de l’ordre et un point sur leur mobilisation.

La pression s’accentuera le 5 mai. Alors même que le second tour n’est pas encore passé, une note de la DCSP remonte jusqu’à l’exécutif : « les violences pyrotechniques sont en augmentation », avec des jets de feux d’artifice prévus initialement pour la sécurité, des chandelles de calibre 100 mm, voire des mortiers ou des engins incendiaires. « Plus préoccupant : les engins constitués de pétards et de mitraille, destinés à provoquer des dégâts chez les forces de l’ordre. » Personne n’ose imaginer ce que sera le lendemain du deuxième tour si Marine Le Pen l’emporte. Un embrasement s’annonce.
(…)

Dans cette configuration, une passation de pouvoir aurait bien été organisée le 14 mai à l’Elysée entre François Hollande et Marine Le Pen, mais Bernard Cazeneuve serait donc resté à Matignon. Le suffrage universel aurait été respecté, même si la nouvelle présidente se serait vu imposer une cohabitation forcée. Pendant combien de temps ? Environ un mois, jusqu’aux élections législatives, programmées les 11 et 18 juin. Dans cet intervalle, conjecture un responsable de l’Etat, « le pays aurait été à l’arrêt. Le gouvernement n’aurait eu qu’une seule priorité : assurer la sécurité de l’Etat ». Les hypothèses s’arrêtent ici. Certes, Marine Le Pen aurait pu être tentée de dissoudre l’Assemblée ou de réclamer des « pouvoirs exceptionnels », mais le calendrier ne lui aurait pas permis de faire autre chose que d’attendre les législatives. Nous aurions donc pu vivre une parenthèse totalement inédite dans l’histoire de la République.(…)

Dans les couloirs du pouvoir, où les hommes férus de citations sont légion, un conseiller se borne à rappeler, sibyllin, que la phrase « Gouverner, c’est prévoir » est suivie d’une autre : « Ne rien prévoir, c’est ne pas gouverner. »

Nouvel Obs Via Fdesouche.com

Bon sang mais où donc va le Front National ?

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Marine Le Pen présidente en 2017, je pense que personne n'y a vraiment cru, et, que, certains, en revanche, la voyaient faire un très bon score, au second tour, avec, peut-être, l'espoir qu'elle gagne en 2022. Mais ce que personne n'avait imaginé, pas même ses nombreux ennemis dans leurs plus beaux rêves, c'est qu'elle soit nulle à ce point, lors du fameux "débat" avec Macron.
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Maintenant, les yeux sont tournés vers les législatives de juin ; et, juin, c'est bientôt là. A suivre les médias, y compris les médias Internet favorables au FN, l'ambiance au parti de la droite nationale, n'est (toujours) pas, au beau fixe. La jeune Marion s'est tirée, officiellement, pour s'occuper de sa fille.
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Florian Philippot lance son propre mouvement, ce qui déplaît à Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen. Celle-ci Marine est finalement la candidate du FN aux législatives, mais elle aura cependant, face à elle, une candidate, soutenue par son père, Jean-Marie Le Pen soi-même. D'où la question : bon sang, mais où donc va le Front National ?
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Comment ça va, la famille Le Pen ?
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Le beau-frère de Marine Le Pen, Philippe Olivier, sera le candidat du FN à Calais aux législatives de juin, tandis que Damien Philippot, frère du numéro deux du parti, se présentera à Laon dans l'Aisne. Ces deux circonscriptions ont donné une majorité à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle le 6 mai.
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De leur côté, Jean-Marie Le Pen, Carl Lang (Parti de la France) et Civitas (un groupe catho très traditionaliste) se sont alliés pour former 'l’Union des patriotes', une plateforme qui présentera entre 150 et 200 candidats aux législatives de juin.
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Plus largement, 'l’Union des patriotes' est formée par les 'Comités Jeanne', le 'Parti de La France' de Carl Lang, 'Civitas' d’Alain Escada, et, dans une moindre mesure, par le 'Siel' de Karim Ouchikh (qui proclamait récemment : "le FN doit abandonner l’attitude de mépris systématique dans ses relations avec les autres formations politiques").
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Marine Le Pen candidate aux législatives à Hénin-Beaumont :
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Si Marine Le Pen est finalement la candidate du FN aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont, elle aura, cependant, face à elle, une candidate soutenue par son père. La candidate dissidente, Monique Delevallet, a été investie par Carl Lang et son Parti de la France (PDF), ennemi historique de Marine Le Pen et allié de premier plan de Jean-Marie Le Pen depuis leur réconciliation en 2015, après la marginalisation puis l’exclusion du père par la fille.
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Monique Delevallet du PDF a déjà affronté un candidat FN aux cantonales en 2015, lui dérobant 3,3% des voix et refusant de se rallier à lui au second tour. Une attitude qui illustre les divergences profondes entre le FN et les autres mouvements patriotiques français.
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Florian Philippot lance son propre mouvement :
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Alors qu'il s'est clairement fait remettre à sa place par Nicolas Bay, Florian Philippot lance son propre mouvement comme le révèle Béatrice Houchard sur son blog de l'Opinion. Béatrice Houchard y voit "un premier pas vers son indépendance" : "C’est une association logée au sein du Front national, baptisée "les Patriotes", que va créer cette semaine le vice-président du parti. Elle aura pour objet de "défendre et porter le message de Marine Le Pen au soir du second tour de l’élection présidentielle".
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A savoir engager "une transformation profonde" du Front national pour créer "une nouvelle force politique". Les "Patriotes" seront présidés par Florian Philippot, par ailleurs candidat aux législatives dans la 6e circonscription de Moselle. L’association aura trois vice-présidents : Sophie Montel, eurodéputée ; Franck de Lapersonne, le comédien qui a rallié le FN en février ; enfin, Maxime Thiebaut, directeur adjoint de cabinet de Nicolas Dupont-Aignan à Debout la France.
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Un certain nombre d'élus frontistes (y compris Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen), ainsi que des patrons de groupes FN dans des conseils régionaux, plusieurs responsables départementaux, conseillers régionaux et candidats FN aux législatives, ont critiqué, le mercredi 17 mai, le lancement par Florian Philippot de "Les Patriotes", une "association dans le FN". L'objectif de Florian Philippot est-il loin d'être aussi neutre qu'il le dit ? Certains cadres évoquent même une volonté de sa part de faire scission.
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Le FN réinvestit tous ses candidats :
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Aux législatives, le FN réinvestit tous ses candidats suspendus après le ralliement de Dupont-Aignan. Donc, pas de retrait et de soutien réciproque entre le Front national et Debout la France lors du premier tour des élections législatives. En effet, le Front national a annoncé à ses cadres qu’il réinvestirait tous ses candidats aux législatives dont la candidature avait été suspendue après le ralliement du président de Debout la France (DLF) au second tour de la présidentielle.
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Et les médias nous racontent qu'aucun retrait réciproque dès le premier tour des élections législatives. Que l’accord politique conclu avec les partenaires de Debout la France n’inclura aucun retrait réciproque dès le premier tour des élections législatives. Que le Front national présentera donc des candidats dans la totalité des 577 circonscriptions. Que de son côté, DLF sera également présent dans de nombreuses circonscriptions et que cela n’empêchera pas l’unité au second tour, comme ce fut le cas à la présidentielle.
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Dieudonné, Soral et Moualek :
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A noter les récentes déclarations de Ahmed Moualek. D’après Ahmed Moualek, essayiste français, "après 10 ans de campagne pour le Front National, Dieudonné et Soral retournent leur veste". Membre fondateur de la "dissidence" aux cotés de Dieudonné et de Soral, Ahmed Moualek "connait le milieu". Après une série de désaccords, Moualek quitte le mouvement et ouvre sa propre chaine Youtube, dévoilant jour après jour les coulisses de la dissidence mais aussi de l’islam de France.
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Selon Moualek, la dissidence est financée par l’Iran et la Russie et elle baigne dans une idéologie fasciste à des fins mercantiles uniquement. Ahmed Moualek s'était révèle être la "surprise" de l’année 2016, ayant dénoncé de nombreuses vérités sur le milieu "dissident", vérités confirmées également par par l'excellent site Europe-israel.org.
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Le départ de Marion Maréchal Le Pen (1ère partie) :
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Dans un entretien avec l'hebdo de droite 'Valeurs Actuelles', Marion Maréchal Le Pen déclare : "J’appartiens à la 'droite Buisson'', faisant référence à l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. J’ai "été très marquée, récemment, par son livre 'La Cause du peuple', dans lequel j’ai vu exposés de manière claire les fondements de cette droite nationale, identitaire, sociale qui est la mienne".
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La présidente du FN et M. Philippot, de leur côté, récusent le terme de "droite" et estiment que le FN a plutôt vocation à se placer dans un nouveau clivage, qui oppose "patriotes" et "mondialistes".
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Marion Maréchal Le Pen rend hommage aux trois hussards de cette "droite hors les murs", Philippe de Villiers, Éric Zemmour et Patrick Buisson. "J'écoute ce qu'ils disent, je les lis, confie-t-elle. Ils sont assez complémentaires. Philippe de Villiers mène un combat culturel, Éric Zemmour un combat journalistique et Patrick Buisson un combat idéologique. Ils incarnent cette droite intellectuelle à qui la gauche au pouvoir a permis de réémerger, mais c'est trop peu, ils sont trop peu nombreux, et il reste encore beaucoup à faire".
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En outre, Marion Maréchal Le Pen dénie aux élites, qu'elle qualifie "d'émigrés spirituels", la moindre appartenance à la patrie : "Ils ne sont plus nos compatriotes". Elle désigne l'ennemi : "l'idéologie du progrès", faisant d'Emmanuel Macron son premier promoteur. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen, lectrice de Charles Péguy et de Simone Weil, reconnaît tenir un discours générationnel, "raide", n'en déplaise à sa tante, Marine Le Pen. Elle indique que c'est sa génération qui va devoir se retrousser les manche [déclarations faites dans 'Valeurs Actuelles' reprises par 'Le Point'].
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La "ligne Patrick Buisson" :
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Patrick Buisson qui, le jeudi 16 mai, livrait son analyse politique du dernier scrutin présidentiel : "Ils étaient 20 millions à marcher le 7 mai. Vers où ? Vers quoi ? Ça n'a aucune importance, ils sont en 'mouvement'. C'est le règne du 'bougisme', de l'homme interchangeable, de la personne dissoute dans la matière. 2017 aura vu l'apogée des 'médiagogues'".
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Patrick Buisson ajoute : "Pour la 1ère fois tous les médias se sont mis au service d'un candidat. Avec la télé-gouvernance, nous sommes passés des démagogues aux médiagogues. La tyrannie ancienne "s'arrêtait" à l'asservissement des corps. Le travail des adeptes de l'émancipation s'attachent à asservir la pensée. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la médiacratie afin de produire du consensus".
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Les "décus de Marine" :
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Côté "décus de Marine", Étienne Lahyre, sur Polémia, écrit notamment : Le soir du 7 mai 2017, Marine Le Pen dansait. Sa défaite était consommée. Et la présidente du FN en était presque soulagée. Et ce 7 mai, alors qu’elle obtenait 10 millions de voix de moins que son adversaire et que l’espoir de la voir un jour accéder à la présidence avait quitté les plus candides, c’est la mine goguenarde de Marine Le Pen que les militants frontistes abattus durent supporter. Le calice jusqu’à la lie. C’est un immense sentiment de gêne, voire de honte nationale qu’ont éprouvé les patriotes à l’issue de la performance indigente de leur candidate, conclut Étienne Lahyre.
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Le départ de Marion Maréchal Le Pen (2ème partie) :
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Les habitants de Carpentras (Vaucluse) ont accueilli la décision de Marion Maréchal-Le Pen (députée FN du Vaucluse à l'Assemblée nationale) de se mettre en retrait de la vie politique comme ils avaient appris son parachutage en 2012 dans leur circonscription : avec étonnement. Mercredi 10 mai, le téléphone a sonné plus qu’à l’accoutumée à la permanence Front national de Carpentras, où de vieilles affiches de campagne de Jean-Marie Le Pen ont la part belle.
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"Des sympathisants nous ont appelés pour faire part de leur tristesse après l’annonce de notre députée", fait savoir Thierry d’Aigremont, secrétaire départemental du FN dans le Vaucluse, qui reconnaît à demi-mot que certains de ces appels étaient teintés de déception. La veille au soir, la députée de Vaucluse avait officialisé sa volonté d’abandonner l’Assemblée nationale, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et le bureau politique du FN.
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Un séisme pour un parti qui se relève à peine de sa défaite au second tour de la présidentielle, au terme d’une campagne décevante. En se retirant temporairement de la vie politique, Marion Maréchal-Le Pen laisse orpheline toute une partie du FN qui comptait sur elle pour porter une aile droite en interne et obliger Marine Le Pen à assumer seule le combat législatif.
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Le départ de Marion Maréchal Le Pen (3ème partie) :
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Dans un entretien de Daoud Boughezala (Causeur) avec Roger Holeindre, ancien grand reporter, ancien reporter de guerre, ancien vice-président du FN, celui-ci déclare : "J’aurais préféré que Marion Le Pen soit candidate à la place de Marine". Pour mémoire, Roger Holeindre est aussi ancien député de Seine-Saint-Denis et vice-président du Front national, vétéran des guerres d'Indochine et d'Algérie. Il préside le Cercle national des Combattants.
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Fidèle de Jean-Marie Le Pen aujourd'hui en rupture de ban avec le FN, Roger Holeindre est également président d'honneur du Parti de la France (PDF). De Roger Holeindre à Marion Maréchal Le Pen, le Front National ne s'est pas seulement limité - et ne se limite toujours pas - à Jean-Marie Le Pen et à Marine Le Pen (et pour ce qui me concerne, je souhaite q'un jour Marion Maréchal Le Pen revienne en politique). Ci-dessous, quelques extraits d'un récent entretien de Daoud Boughezala (Causeur) avec Roger Holeindre, qui lui a déclaré : "J’aurais préféré que Marion Le Pen soit candidate à la place de Marine".
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Daoud Boughezala : "Tous les attentats islamistes perpétrés en France depuis 2015 ont été le fait d’enfants d’immigrés. A votre avis, ce scénario était-il inéluctable ?"
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Roger Holeindre : "Ce que nous vivons est dû à des décennies d’immigration massive totalement abandonnée à elle-même. Tout a été fait pour que les enfants d’immigrés ne se sentent pas Français. Quand j’étais député de Seine-Saint-Denis, de 1986 à 1988, je suis monté des dizaines de fois à la tribune. Je parlais constamment de l’apprentissage et des mouvements de jeunes tandis que les autres députés criaient : "Holeindre nazi ! Jeunesse à Pétain !" et me traînaient dans la boue".
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Roger Holeindre : "Je voulais que l’apprentissage commence à 14 ans parce que si on laisse les gamins en échec scolaire mettre le boxon à l’école sans que personne ne s’occupe d’eux, il est trop tard à 16 ou 17 ans pour leur faire mettre les mains dans le cambouis. Il y a encore de bons ouvriers en France capables de former des jeunes. Or, un jeune auquel on montre un moteur de voiture complètement en rade et qui réussit huit jours plus tard à le faire marcher est sauvé pour la vie. La ministre du gouvernement Chirac chargée de l’apprentissage me répondait sans arrêt : "Mon cher ami, vous savez bien que ça n’est pas possible !" Pourquoi ? Je n’ai jamais eu la réponse".
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Daoud Boughezala : "Mais les enfants des banlieues ne sont pas totalement livrés à eux-mêmes, loin s’en faut. À la fin de votre dernier livre La réconciliation nationale. Dans Lettre ouverte aux Français musulmans (Apopsix, 2017), vous énumérez les plans d’aide successifs aux banlieues depuis vingt-cinq ans et arrivez au total de cent milliards d’euros".
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Roger Holeindre : "La banlieue n’a pas été abandonnée sur le plan financier. Mais ce n’est pas avec les 'grands frères' qu’on va régler le problème. Ces grands frères n’ont jamais eu aucune formation. Lorsque j’étais député de Sevran, Tremblay et Villepinte, j’ai bien vu comment les choses se passaient sur place. A l’époque, le maire communiste de Sevran m’a à plusieurs reprises envoyé des jeunes qu’il avait sous la main pour me casser la gueule. En cinq minutes, j’arrivais à les convaincre que j’avais raison contre leur laxiste de maire".
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Roger Holeindre : "Mais, depuis quarante ans, tout ce que propose Jean-Marie Le Pen a été assimilé à du nazisme, ce qui explique le marasme dans lequel la France est plongée" [ndmg - Sauf que Jean-Marie Le Pen a régulièrement plombé l'avancée du FN à cause de ses déclarations imbéciles sur la Seconde Guerre mondiale]. "Nous défendons pourtant les bases-mêmes d’une Nation -- frontières, peuple, préférence nationale -- que nos opposants critiquaient. Je crois en la France et n’ai rien contre les étrangers qui viennent chez nous, à condition qu’ils n’essaient pas de nous imposer leurs coutumes et ne crachent pas sur la France. Je demande simplement que les frontières soient moins ouvertes et qu’on accueille les immigrés dont on a besoin", conclut Roger Holeindre.
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https://www.marianne.net/politique/jean-marie-le-pen-soutiendra-une-candidate-face-marine-le-pen-henin-beaumont
-http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/05/15/38001-20170515ARTFIG00052-legislatives-marine-le-pen-hesite-a-se-lancer-son-etat-major-partage.php
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http://www.20minutes.fr/politique/2067815-20170514-legislatives-fn-reinvestit-tous-candidats-suspendus-apres-ralliement-dupont-aignan
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http://www.causeur.fr/roger-holeindre-fn-le-pen-algerie-immigration-43602.html
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http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/05/11/a-carpentras-les-sympathisants-fn-esperent-un-retour-rapide-de-marion-marechal-le-pen_5125765_823448.html
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http://www.lengadoc-info.com/5070/politique/fn-cest-marion-se-retire/
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Marine Le Pen à David Pujadas : « Vous ne pensez qu’à lécher le cul du pouvoir »

Dans « Le Journal du Off « , Frédéric Gerschel et Renaud Saint-Cricq livrent les coulisses de la campagne en BD.

(…) « Ce que vous avez fait, c’est lamentable, ce sont des méthodes staliniennes, vous m’avez piégée », éructe-t-elle. Elle poursuit : « Vous êtes indignes ! C’est une chaîne de sévices publics, vous ne pensez qu’à lécher le cul du pouvoir, vous êtes des laquais ». L’histoire ne dit pas quelle a été la réponse du présentateur vedette de la Deux. Quelques minutes plus tôt, sur le plateau, Marine Le Pen s’était payée la présidente de France Télévisions : « Je sais que madame Ernotte est une amie de monsieur Macron. Vous avez passé trois reportages à charge contre le Front national et contre moi (…) Je suis heureuse que les Français voient la manière dont vous traitez l’information ! (…) Ce sont des méthodes de voyou. »

(…) Deux jours plus tard se tient à France Télévisions une réunion préparatoire pour le débat très contesté du 20 avril sur France 2, avec les représentants des candidats. Florian Philippot ne veut pas du duo de présentateurs de « L’émission Politique ». « Non mais si c’est pour se faire interviewer par David Pujadas et Léa Salamé, la lie du journalisme », lâche-t-il face à la direction de l’information de France 2.

Pure Médias Via Fdesouche

Marine Le Pen élue présidente. Et si c’était vrai ?

FRANCE-POLITICS-FN-YOUTH

   
Michel Garroté  --  Certains affirment que le Brexit ayant été plébiscité et Trump ayant été élu, ce que les médias considéraient comme totalement impossible, alors il n'est pas non plus exclu que Marine Le Pen soit élue présidente. Je peux comprendre ce raisonnement, même si je ne le fais pas mien (je suis citoyen suisse, je vis en Suisse et je ne vote donc pas en France). En fait, ce qui éveille ma curiosité, ce n'est pas tant de savoir, si oui ou non, Macron va gagner. Ce qui éveille ma curiosité, c'est plutôt de savoir quel sera son score et quel sera le score de Marine Le Pen.
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Gauche-caviar ou droite patriotique :
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Comme je l'ai déjà écrit sur ce blog, les électeurs vont devoir choisir, le dimanche 7 mai 2017, entre la gauche-caviar ou la droite patriotique. A ce propos, il est parfaitement exact, de dire ou d'écrire, que le FN et une partie des électeurs de la droite républicaine (LR) ont exactement la même vision de l'identité de la Nation, de l'indépendance nationale, de la mise en avant des racines judéo-chrétiennes de la France, de la volonté de lutter contre le terrorisme islamique et de la volonté de restreindre l'immigration.
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Droite républicaine et droite patriotique :
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Et, il tout aussi exact, de dire ou d'écrire, qu'une nette progression de Marine Le Pen s'est effectuée au lendemain du 1er tour, une fois que les électeurs de la droite républicaine se sont rendus compte de la trahison de leur leaders, qui, eux, ont annoncé, sans rougir, qu'ils voteraient pour Macron au second tour. En clair, le nombre de Français qui pourraient voter pour Marine Le Pen est plus élevé que ce qu'en disent la plupart des médias français. Et ceux d'entre les médias français qui annoncent un score plus élevé pour Marine Le Pen, ne font cela que pour "alarmer" les abstentionnistes et les pousser à voter Macron le dimanche 7 mai.
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Les médias roulent pour Macron :
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A ce propos, l'Observatoire des Journalistes et de l'Information Médiatique (OJIM) signale que, contrairement à la presse étrangère, les médias français ne font pas leur boulot. Dans une toute récente analyse, l'OJIM note (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Ce qui frappe à la consultation des médias français, c’est la très faible place accordée aux sujets de fond par rapport à l’espace démesuré voué aux petites phrases, aux futilités, aux mesquineries, aux ragots de concierges, aux sujets extraits des caniveaux et aux petites histoires complètement en marge des enjeux du siècle, alors même qu’il semble bien que l’histoire, la grande, avance à grands pas.
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Or il semble que la volonté la plus élémentaire d’informer sérieusement et de sonder les grands événements de l’époque ait complètement déserté des médias français concentrés entre quelques mains largement liées au pouvoir, sans aucun pluralisme, et qui ne vivent plus de leurs lecteurs ou spectateurs, mais surtout des subventions d’État – avec la dépendance politique et l’absence de pluralisme que cela implique, conclut l'OJIM (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Le scénario dans lequel Marine Le Pen l'emporte :
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A ce sujet, le chroniqueur Alexis Feertchak écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Selon le physicien Serge Galam, un phénomène d'«abstention différenciée» pourrait entraîner la victoire de Marine Le Pen sans que les sondages se trompent sur l'estimation des intentions de vote. Ce scénario illustre les forces et faiblesses du front républicain. Serge Galam n'est pas sondeur, mais physicien et chercheur au CEVIPOF, le centre de recherches politiques de Sciences Po.
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Alexis Feertchak : Inventeur de la sociophysique, il a prédit l'élection de Donald Trump et la défaite d'Alain Juppé à la primaire de la droite. Alors que les sondages annoncent une large victoire pour Emmanuel Macron, malgré un léger resserrement, le scientifique estime que Marine Le Pen peut l'emporter. Marine Le Pen aurait une alliée de poids, l'abstention, qui pourrait retourner la situation. Serge Galam met en évidence ce qu'il nomme l'«abstention différenciée», qui rend compte d'une forme d'abstention cachée ou honteuse et qui lui fait dire que la victoire de Marine Le Pen est possible.
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Alexis Feertchak : Si 90% des électeurs du FN se déplacent le jour du vote, mais seulement 65% de ceux d'En Marche!, alors Marine Le Pen l'emporte à la fin avec 50,07%. Pour Macron, le seuil de mobilisation pour atteindre les 50% est alors de 65,17%. L'hypothèse d'une si faible mobilisation des électeurs d'En Marche ! peut paraître improbable, mais le physicien démontre que plus les intentions de vote en faveur de Le Pen sont fortes, plus l'abstention différenciée joue en sa faveur.
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Alexis Feertchak : Ainsi, toujours dans l'hypothèse où 90% de l'électorat de Marine Le Pen vote, le seuil de mobilisation nécessaire pour qu'Emmanuel Macron franchisse les 50% n'est plus de 65,17% mais de 70,71% quand les intentions de vote sont de 44% pour Marine Le Pen et non plus de 42%. Pour 2 points d'intentions de vote de plus en sa faveur, le seuil de mobilisation nécessaire pour lui augmente de 5 points.
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Alexis Feertchak : Il y aurait ainsi une forme d'«abstention inavouée» comme il existait un vote honteux pour le FN. Serge Galam estime que l'absence de position de Jean-Luc Mélenchon et l'apparition du hashtag #Sansmoile7mai sur les réseaux sociaux «donne un socle de solidité important» à son hypothèse. D'autant que Marine Le Pen pourrait en user: elle peut favoriser l'aversion pour Emmanuel Macron pour augmenter encore l'amertume de la pilule, conclut Alexis Feertchak (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Marine Le Pen n’a aucune chance d’être élue. À moins que :
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De son côté, le chroniqueur Yves-Marie Adeline écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La gauche modérée proprement dite disparaît peut-être avec le Parti socialiste. Pour l’instant, le projet de Macron, consistant à réunir des gens de droite et de gauche, semble avoir échoué : à part quelques personnalités centristes, Macron a surtout mobilisé des socio-démocrates du Parti socialiste, et personne véritablement classable à droite. Le risque, pour lui, est évidemment de se laisser enfermer dans une posture centriste de type giscardien, qui le conduira bientôt à devoir subir les attaques et de la gauche et de la droite, dans un climat socio-économique tendu.
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Yves-Marie Adeline : D’ailleurs, sera-t-il en mesure d’obtenir une majorité parlementaire, alors même qu’il est menacé d’échouer à donner à la politique française les « nouvelles têtes » promises, lui qui jusqu’à présent n’a pu que sortir de leur retraite de vieux chevaux de retour (Bayrou, Cohn-Bendit, etc.) ? En principe, Marine Le Pen n’a aucune chance d’être élue. Cela dit, un chercheur éminent, Serge Galam, a formulé le concept « d’abstention différenciée », donc de niveau différent d’un camp à l’autre, qui, s’il est valide, provoquerait une victoire de la candidate, conclut  Yves-Marie Adeline (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Les chances de succès de Marine Le Pen en hausse :
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Enfin, le chroniqueur Roland Hureaux, quant à lui, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le second tour de l’élection présidentielle se présente de mieux en mieux pour Marine Le Pen. Parler de défaite retentissante à son sujet est donc exagéré. Dans un contexte national et européen d’effondrement des partis de gouvernement, Les Républicains s’en sont même bien mieux tirés que les socialistes.
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Roland Hureaux : Imputer l’échec de Fillon à Sens commun est absurde. Le ralliement à Macron d’électeurs du centre a précédé de beaucoup l’intervention de ce mouvement, d’ailleurs très exagérée. C’est à gauche que, dans la dernière ligne droite, Macron a gonflé son score, par la volonté de Hollande et de son entourage. Pour le second tour, le résultat est plus serré qu’on ne pense : Macron + Hamon + ¼ de Fillon + ¼ de Mélenchon + Arthaud = 40,91 %. Le Pen + NDA, Lassalle, Asselineau, Cheminade + 50% Fillon + 10% Mélenchon = 40,21%.
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Roland Hureaux : Le silence pesant de Mélenchon laisse supposer qu’une partie de ses voix manqueront à Macron. Les jeunes en recherche de radicalité que le brillant tribun de la France insoumise a attirés dans les derniers jours de la campagne au point d’approcher, lui aussi, les 20% semblent plutôt attirés par Marine Le Pen. Combien de mélenchonistes s’abstiendront est une variable cruciale. Les contorsions sociales de dernière minute n’y changeront rien : ils suivront leur propre logique.
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Roland Hureaux : L’expérience de terrain montre que, par le bouche-à-oreille, ils virent facilement d’Emmanuel Macron à Marine Le Pen, dont ils partagent – les sondages le montrent – à peu près toutes les idées. Au total, 90% des électeurs de Fillon peuvent basculer vers Marine Le Pen dans les derniers jours, pour peu qu’ils soient travaillés au corps à cet effet. Or, il semble bien que beaucoup de militants, issus de LR, s’en chargent, conclut Roland Hureaux (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://www.ojim.fr/dossier-les-medias-allemands-sont-ils-plus-serieux-quen-france-lexemple-trump/
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http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/27/35003-20170427ARTFIG00376-le-scenario-dans-lequel-marine-le-pen-l-emporte.php
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http://www.bvoltaire.fr/principe-marine-pen-na-aucune-chance-detre-elue-a/
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http://www.bvoltaire.fr/chances-de-succes-de-marine-pen-hausse/
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Marine Le Pen fait une demande moqueuse de tape amicale (« check ») à Ruth Elkrief en référence à Macron

Marine Le Pen fait une demande moqueuse de tape amicale («check») à Ruth Elkrief en référence à celle qu’elle avait fait 2 jours plus tôt à Emmanuel Macron, se croyant hors-antenne.
– BFM TV, 28 avril 2017, 19h52

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La tape amicale entre Ruth Elkrief et Emmanuel Macron au début de son meeting 2 jours plus tôt :

 

Via Fdesouche.com

Ces Organisations Juives Françaises qui appellent à voter Marine Le Pen

   
Michel Garroté  --  La Ligue de Défense Juive (LDJ), l'Union des Patriotes Français Juifs (UPFJ), par la voix la de son président, Michel Thooris et le Parlement Juif Européen (PJE), par la voix de son président, Vadim Rabinovich, se démarquent du Conseil Représentatif des Instituions juives de France (le CRIF, qui soutient le candidat Emmanuel Macron au second tour).
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En effet,  la LDJ, l'UPFJ et le PJE estiment que "Marine Le Pen ne représente aucun danger pour les Juifs Français" et que "La politique d’Emmanuel Macron est une bombe à retardement pour les Français Juifs" (voir source en bas de page). Ces positions de l'Union des Patriotes Français Juifs, de la Ligue de Défense Juive et du Parlement Juif Européen peuvent surprendre. Les médias prétendent, et, continueront, de prétendre, naturellement, que ces trois organisations juives françaises seraient "trop à droite", et, qu'elles ne seraient pas assez "représentatives" de la diaspora....
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Ces positions de l'UPJF, de la LDJ et du PJE peuvent donc surprendre. Pourtant, il n'en est rien. Car le Conseil Représentatif des Instituions juives de France (CRIF) n'est pas si "représentatif" des Juifs Français qu'il veut bien le dire. Et au sein de la diaspora juive française, des voix s'élèvent régulièrement, pour se désolidariser du CRIF, qu'elles jugent trop à gauche, et, trop peu efficace dans la situation présente.
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Très clairement, ces dernières années, une partie de l'électorat juif français a manifesté ses craintes, non pas face au Front National de Marine Le Pen, mais face aux islamo-gauchistes et leurs propos - ainsi que leurs actions - non-seulement israélophobes, mais aussi judéophobes.
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Cette même partie de l'électorat juif français, a également manifesté ses craintes, face à la nouvelle orientation - très palestinophile et très islamophile - du parti socialiste français. Celui-ci privilégie nettement l'électorat franco-musulman et il se garde bien de dénoncer ses dérapages antisémites, craignant de perdre des voix.
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Ainsi, Michel Thooris, président de l'Union des Patriotes Français Juifs (UPFJ), écrit-t-il, notamment (extraits adaptés ; voir source en bas de page) : C’est dans les vieux pots [ndmg - hollandiques] qu’on fait les meilleures soupes [ndmg - de gauche et de centre-gauche] et pas un ingrédient ne manque dans la recette Macron.
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L’Union européenne, ardemment défendue par le candidat de "En marche !", est - pour mémoire - largement pro-palestinienne. En France, une partie de cette mouvance pro-palestinienne relaye les revendications portées par le Hamas qui prône la destruction des Juifs et d’Israël. Des slogans à caractère antisémite sont lancés lors de ces rassemblements de rue qui se terminent, le plus souvent, dans la violence contre les forces de police.
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La proximité d’Emmanuel Macron avec une personnalité comme Mohamed Saou en dit long sur ses affinités politiques. Selon la sénatrice socialiste Bariza Khiari, Emmanuel Macron est "le candidat des banlieues" [ndgm - zones de non-droits aujourd'hui contrôlées par les islamistes]. La sénatrice socialiste avait cosigné - avec une quarantaine de personnalités musulmanes - une tribune dans le Journal du Dimanche, en juillet 2016, pour critiquer l’organisation actuelle de l’Islam de France.
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Une controverse était immédiatement née suite à cette parution, les victimes françaises juives du terrorisme ayant été occultées du texte par les signataires.
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Sur les questions d’insécurité et de terrorisme, Emmanuel Macron appliquera à la lettre la politique imposée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme [CEDH]. La CEDH a pourtant retiré aux Etats membres tous les moyens juridiques pour lutter efficacement contre le crime et le terrorisme, alors même que la principale menace qui pèse sur les Français Juifs, c’est précisément le terrorisme et l’insécurité.
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Macron n’incarcérera pas ou n’expulsera pas les individus fichés 'S' au nom des libertés, à l’instar de monsieur Valls, pas plus que Macron n’empêchera le retour sur notre sol des Français partis combattre en Syrie avec Daesh [l'Etat Islamique, EI].
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Macron est le candidat du CAC 40. Pour preuve, sa qualification pour le second tour a immédiatement rassuré les marchés et provoqué des hausses importantes à la bourse. A ce titre, il est un immigrationniste convaincu.
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La politique social-démocrate sur les questions migratoires - imposée à toute l’Europe par l’Allemagne d’Angela Merkel - n’a qu’un seul et unique objectif : tendre le marché du travail - par une immigration massive et incontrôlée - pour peser à la baisse sur les salaires.
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Même si - naturellement - tous les clandestins ne sont pas des criminels, il est indéniable que des terroristes s’infiltrent parmi les migrants pour entrer en Europe, et, à terme, y commettre des actions violentes. La maîtrise de l’immigration légale et la lutte contre l’immigration illégale sont primordiales pour stabiliser une situation sécuritaire et sociale délétère, tant en France qu’au niveau européen, comme on l’a vu à Molenbeek en Belgique.
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Sur tous ces points cruciaux, Emmanuel Macron, le fils spirituel de François Hollande, fera office de vice-Chancelier en France de Madame Merkel. Malgré ses 6%, le Parti Socialiste n’est pas mort, il a juste changé de nom et de visage.
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L’Union des Patriotes Français Juifs appelle les électeurs à ne pas être dupe de cette manœuvre du système pour tenter de se maintenir au pouvoir, malgré le rejet clair et massif des Français pour les partis de gouvernement. La mondialisation est mortifère pour notre planète et la famille humaine. Il faut rompre avec ces politiques dont les Français ne veulent plus, conclut Michel Thooris, président de l'Union des Patriotes Français Juifs (fin des extraits adaptés ; voir source en bas de page).
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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https://upfj.org/2017/04/25/la-politique-demmanuel-macron-est-une-bombe-a-retardement-pour-les-francais-juifs/
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Pourquoi n’y avait-il pas d’affiches de Marine Le Pen dans les bureaux de vote à l’étranger ?

Du Canada à l'Uruguay en passant par les Etats-Unis, le Mexique ou encore l'Argentine, l'affiche de la candidate du Front national était la seule à manquer dans les bureaux de vote à l'étranger. Le parti n'aurait pas transmis le matériel nécessaire.

Alors que les Français de l'étranger étaient appelés dès le 22 avril à aller voter dans le cadre du premier tour de l'élection présidentielle, ils ont eu la surprise de constater qu'un des 11 candidats ne disposait d'affiches.

Photos à l'appui, de nombreux internautes ont montré sur le réseau social Twitter qu'à la place de l'affiche de la candidate du Front national était placardée une simple feuille avec un message déclarant que la candidate n'avait pas livré le matériel nécessaire

 

 

Selon le correspondant de BFM TV aux Etats-Unis, l'affiche de Marine Le Pen au consulat de New-York n'était pas «conforme». Le consulat a de son côté expliqué que la candidate n'avait pas «imprimé et transmis d'affiche règlementaire».

Source1 Source2

Nos remerciements à Info et à Victoria Valentini

Pour Donald Trump, Marine Le Pen est la candidate “la plus forte sur les frontières”

S’il ne soutient pas officiellement Marine Le Pen à deux jours de l’élection présidentielle, le président américain Donald Trump estime que la fusillade des Champs-Élysées devrait aider la candidate frontiste.

Entre Donald Trump et Marine Le Pen, c’est un petit peu le jeu du chat et de la souris. Si les deux personnages partagent plusieurs idées communes, le président américain n’a toujours pas rencontré ou soutenu officiellement la candidate du Front national. Cette dernière, qui avait dû se "contenter" d’un café sans rencontre avec le dirigeant lors de sa récente visite à la Trump Tower de New York, a par ailleurs quelque peu nuancé dernièrement l’enthousiasme qu’elle avait manifesté suite à l’accession du milliardaire à la Maison Blanche, la faute à une frappe militaire en Syrie qui va à l’encontre de toutes les promesses de campagne de Donald Trump au niveau international.

L’attaque des Champs-Élysées va "probablement aider" Le Pen selon Trump

À deux jours du premier tour de la présidentielle française, Donald Trump s’est toutefois exprimé sur l’élection française de ce week-end, au cours d’un entretien accordé à l’agence de presse AP. Lors de cette interview, le titulaire du Bureau ovale a notamment indiqué que la fusillade de jeudi soir sur les Champs-Élysées devrait "probablement aiderMarine Le Pen, cette dernière étant la candidate "la plus forte sur les frontières, et la plus forte sur ce qu’il se passe en France".

Source

Marine Le Pen: « Le lendemain de mon élection, j’expulserai l’intégralité des étrangers fichés S »

 

Michel Onfray, philosophe: «Marine Le Pen élue, ce sera l’insurrection dans la minute»

Le philosophe Michel Onfray voit en France des gens énervés, fatigués, obnubilés par l’idéologie. Il constate l'impasse qui, si elle prenait la forme d’une présidence FN, motiverait des émeutes… Interview.

Vous avez écrit la préface pour «No Vote», le livre manifeste pour l’abstentionnisme. Vous êtes aussi un intellectuel français engagé. Alors pourquoi ne pas voter?

Michel Onfray: En 2005, un coup d’Etat a eu lieu en France. Les Français ont en effet voté contre le Traité européen, libéral à souhait. Mais le Parti socialiste et l’UMP de l’époque en ont appelé à l’Assemblée nationale et au Sénat pour passer outre cette expression populaire. Remanié sur le seul terrain cosmétique, ce texte est devenu le Traité de Lisbonne. En 2008, la Chambre a alors imposé au peuple ce qu’il avait refusé par référendum trois ans plus tôt. Ce fut clairement une rupture du contrat social. La classe politique s’est moquée du vote des électeurs. Aujourd’hui, la démocratie est formelle. Quoi qu’il en soit de tout cela, le futur président de la République défendra l’euro, l’Europe, le libéralisme et le système qui en garantit le fonctionnement…

Vous en tirez quelle conclusion?

Qu’on ne changera pas de politique! On changera le porteur du projet, mais pas le projet lui-même qui sévit depuis 1983, date à laquelle les socialistes ont cessé d’être de gauche en se convertissant au libéralisme qui s’avère une politique qui nous conduit dans le mur. La preuve: en 1981, le Front national était à moins de 1%. Un quart de siècle plus tard, avec cette politique exercée sans discontinuité par la droite et la gauche libérale, le Front national se retrouve à 25% d’intention de vote! Cette politique est néfaste parce qu’elle nourrit le Front national et que rien n’est fait contre. A cause du verrouillage de la machine électorale, la prochaine élection désignera un président qui continuera cette politique dont les gens ne veulent pourtant plus.

(...)

Vous ne croyez pas du tout à cette idée d’une dynamique qui offre une majorité au président élu?

S’il s’agissait de Marine Le Pen, ce serait l’insurrection dans la minute. Dès l’annonce de sa victoire, certains descendraient dans la rue avec colère…

Pourquoi une réaction si forte alors que son discours est partagé par de nombreux autres candidats?

Depuis des années, elle est présentée par mes médias dominants comme fasciste, nazie, pétainiste, vichyste, antidémocrate. Si elle n’est pas républicaine, alors qu’on le prouve, puis qu’on l’interdise elle et son parti. Ou elle est le diable et on l’enferme; ou on ne l’enferme pas, c’est qu’elle n’est donc pas le diable, mais qu’elle est très utile pour les libéraux qui peuvent ainsi se partager le pouvoir, une fois à droite, une fois à «gauche», en agitant le chiffon rouge du fascisme devant le nez des électeurs.

Vous parlez d’un coup d’Etat en 2005, d’un système de la droite. Emmanuel Macron, selon votre raisonnement, incarne parfaitement ce système. Cela devrait plaider pour une victoire de Marine Le Pen.

Regardez avec Donald Trump: ses reniements successifs (jusqu’au dernier qui a consisté à bombarder la Syrie…) démontrent que le capitalisme règne toujours et que les présidences sont fantoches. Marine Le Pen n’aurait pas les moyens de sa politique. Une fois élue, elle devrait faire face à une coalition libérale des technocrates de Bruxelles qui méprisent les peuples et ne célèbrent que la liberté des marchés. C’est très exactement ce qui s’est passé avec la Grèce. Tsipras a gagné en promettant monts et merveilles: contre l’Europe, contre l’euro, contre la tyrannie des marchés, contre l’Allemagne de Merkel, etc. Voyez: aujourd’hui Tsipras est rentré dans le rang et mène la politique libérale voulue par l’Europe de Bruxelles. Il arriverait la même chose à Marine Le Pen.

(...)

En combien de temps cela pourrait se faire cette parenthèse? Ce scénario de politique-fiction d'un François Hollande disant: la démocratie est suspendue.

Nous sommes dans une configuration républicaine. Cet article permet au chef de l’état d’intervenir de cette manière contre le cour des choses – c’est légal… A l’époque, Manuel Valls avait laissé entendre qu’avec le Président ils travaillaient sur un certain nombre d’hypothèses, dont celles d’interdire le Front national… Il existe dans la classe politique nombre de gens qui n’acceptent pas le jeu démocratique.

(...)

Source et article complet

Marine Le Pen – Israël est souverain et fixe sa capitale où il veut

   
Michel Garroté  --  La candidate FN à l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, sera  --  si elle est élue  --  "le plus grand défenseur de la communauté juive de France", a-t-elle affirmé, lors d’une toute récente interview, avec le magazine israélien 'Makor Rishon', ajoutant par ailleurs : "Israël est un Etat souverain et a le droit de fixer sa capitale où il veut".
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"Vous pourrez toujours condamner des politiciens qui ont quelqu’un autour d’eux qui est suspecté d’être antisémite. Il y a des antisémites, y compris dans l’entourage de François Fillon, Emmanuel Macron, Mitterrand, et, même, de Gaulle", a-t-elle par ailleurs ajouté, dans son interview avec le magazine 'Makor Rishon' ; sans doute en réaction à la récente polémique, très politisée et très électorale, sucitée par ses propos concernant la rafle du Vel d’Hiv ; une "énième querelle shoahtique", selon la formule de l'avocat et essayiste Gilles William Goldnadel.
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"Je suis le meilleur bouclier pour les Juifs de France contre l’islam radical", a-t-elle déclaré, rappelant que de nombreux Juifs français votent pour le FN pour pour cette raison précisément : "Je suis l’arme la plus fiable pour les défendre", a martelé Marine Le Pen.
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Pour elle, l’islam radical est le principal danger à combattre, et, dans ce contexte, elle note que les Juifs français sont une cible prioritaire : "Chaque jour, des jeunes Juifs sont insultés, humiliés, frappés", a-t-elle dit, à propos de l'islam de France.
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Concernant un éventuel transfert de l’ambassade française de Tel Aviv à Jérusalem (à Jérusalem qui est la capitale historique d'Israël), la cheffe du Front National a déclaré  qu’elle n’est pas opposée à cette idée : "Israël est un Etat souverain et a le droit de fixer sa capitale où il veut. Ce n’est pas à nous Français de décider quelle est la capitale de l’Etat d’Israël", a-t-elle estimé.
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Marine Le Pen a également indiqué qu’elle était ferment opposée au mouvement de boycott de l’Etat hébreu, le groupe gauchiste 'BDS', et, elle a condamné, le soutien du Parlement européen à cette organisation.
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Il est vrai que depuis plusieurs dizaines d'années, la France - l'Elysée, le Quai d'Orsay - avec des gens de gauche comme de droite, mène, y compris à l'ONU et à l'UNESCO, une guerre de "délégimation", de "délégitimisation", contre Israël (en plus simple : l'Etat d'Israël, selon ses ennemis du style BDS, ne serait, soi-disant, "pas légitime").
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A noter que la présidente du Front national est au coude à coude dans les sondages avec le candidat Emmanuel Macron, tous deux désignés comme vainqueurs du premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril prochain.
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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Vél’d’Hiv : polémique inutile ? Pas si sûr…

   
Michel Garroté  --  L'islamo-gauchisme reste, en 2017, le principal vecteur de la judéophobie actuelle, comme l'ont notamment démontré Ivan Rioufol, Gilles-William Goldnadel, Michel Gurfinkiel, Bat Ye'Or, Pierre-André Taguieff et Alexandre Del Valle dans leurs nombreuses analyses. Cela dit, il existe, en France, un réel problème, dès qu'il s'agit de débattre de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la déportation des Juifs. Des historiens américains, britanniques et même israéliens affirment que seule une petite partie des Juifs vivant en France ont été déportés sous Vichy. Les historiens français, en revanche, sans doute par crainte d'une polémique politico-médiatique, affirment le contraire. Autrement dit, en France, les débats historiques sont, me semble-t-il, gangrénés par des récupérations politiques et médiatiques, surtout à gauche mais pas seulement, récupérations qui n'ont rien à voir avec le travail des historiens. C'est pourquoi, lorsque j'entends et que je lis, ces jours-ci, que le Vél’d’Hiv serait une polémique inutile, j'ai envie de répondre : Pas si sûr...
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Autre élément de cette polémique "utile" ou "inutile" : certains rappellent ces jours derniers (ont-il tort ?) que les fondateurs du Front national, ce n’était pas la France de Londres qui entra en Résistance avec le Général de Gaulle. Les fondateurs du Front national étaient de la France de Vichy. Celle de François Brigneau (qui a publiquement réclamé la réhabilitation de Pétain), de Pierre Bousquet, de Léon Gaultier et de Victor Barthélémy. Ce dernier était d’ailleurs, lors de la rafle du Vél d’Hiv, membre dirigeant du Parti populaire français de Jacques Doriot, qui a assisté les policiers français qui ont raflé 13'152 Français juifs dont 4'115 enfants les 16 et 17 juillet 1942 sur ordre de René Bousquet, avec l’appui et l’accord du Maréchal Pétain.
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« Sa position, c'est la mienne », a récemment déclaré Henri Guaino en réaction aux propos de Marine Le Pen qui déclarait dimanche sur RTL que « la France n'était pas responsable du Vél' d'Hiv ». Henri Guaino n'a, en effet, pas hésité à venir à la rescousse de la candidate du Front national : « Sa position, c'est la mienne, celle du général de Gaulle, de François Mitterrand, de la République française jusqu'au discours de Jacques Chirac », a estimé l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy à francetvinfo.fr. « Ce débat a déjà eu lieu dix fois, je maintiens ce que j'ai dit par le passé. Je dénie la responsabilité de la France dans cette histoire », a poursuivi le député des Yvelines.
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Et sur Les 4 Vérités, on peut lire : Il est insupportable de se contenter de cette résistance anachronique contre un national-socialisme fort heureusement mort et enterré, quand on ne lève pas le petit doigt pour s’opposer aux totalitarismes bien actuels. Les censeurs de Marine Le Pen sont pourtant bien complaisants à l’égard de l’islam radical, qui assassine aujourd’hui des milliers d’hommes chaque année. Sans parler de leur complaisance à l’égard du communisme aux 100 millions de morts : en 2017 encore, la France ne comptera pas moins de 3 candidats marxistes-léninistes aux présidentielles. Avant de récrire l’histoire, peut-être serait-il bon de s’opposer réellement aux actuels ennemis de l’humanité.
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Enfin, il y a, de son côté, le chroniqueur Pascal Gannat, qui écrit notamment : Je suis né en 1955, fils d'une résistante. D’abord communiste, ma mère a ensuite échappé à cette doctrine totalitaire, comme elle avait combattu son reflet nazi. J'ai été élevé dans le catholicisme, qui m’a inculqué l'horreur de toutes les idéologies qui défigurent la personne. Je crois à la dignité de chaque vie humaine de sa conception à sa mort naturelle.
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Pascal Gannat : Ni De Gaulle, ni G. Pompidou, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni même F. Mitterrand n’ont voulu reconnaître la culpabilité de la France dans la rafle du Vélodrome d’hiver, estimant que ces faits atroces étaient de la responsabilité de l’occupant et du régime de Vichy, mis en place avec le soutien des parlementaires, dont une majorité avaient été élus sous l’étiquette du Front populaire. Marine Le Pen n’a donc rien dit qui soit différent de la position des quatre premiers présidents de la Ve République.
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Pascal Gannat : Sans pratiquer l’oubli mémoriel, il est temps de cesser d’instrumentaliser la mémoire historique contre les Français et d’abaisser dans une culpabilité permanente la grandeur de notre peuple et de son glorieux héritage. Je compatis à la blessure inguérissable qui est sans doute la vôtre, mais on ne fonde pas l’avenir d’un pays sur les erreurs qu’ont commis dans le passé quelques-uns de ses membres.
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Pascal Gannat : Nous sommes en 2017. Le totalitarisme qui frappe aujourd’hui la France, n’est plus le nazisme, mais l’islamisme radical, qui a massacré près de 250 citoyens français en quelques mois, du jamais vu depuis la Deuxième guerre mondiale, justement. C’est l’une des raisons qui fonde mon engagement derrière Marine Le Pen, pour la liberté et la sécurité de tous les français quelles que soit leur origine ou leur confession religieuse, conclut Pascal Gannat.
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Alors, peut-être que, finalement, cette polémique n'a pas été aussi inutile que cela.
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http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/11/35003-20170411ARTFIG00279-henri-guaino-partage-la-position-de-marine-le-pen-sur-le-vel-d-hiv.php
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http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/il-est-temps-de-cesser-dinstrumentaliser-la-m%C3%A9moire-historique-contre-les-fran%C3%A7ais.html
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Vel d’Hiv – Le FN fait la Une des médias

   
Michel Garroté  --  En effet, depuis le dimanche 9 avril, le FN fait la Une des médias ainsi que la Une des sites et blogues Internet, suite à une déclaration de Marine Le Pen sur la rafle de plus de 13'000 Juifs à Paris au Vel d'Hiv en 1942. Selon la majorité des historiens, de toutes les rafles effectuées en zone occupée, celle du Vel d’Hiv est la seule à être 100 % française. Il n’y avait aucun agent de la Gestapo sur place. Les policiers qui ont arrêté les Juifs étaient des gardiens de la paix, ce n'était pas des ultras de la collaboration. Mais selon Marine Le Pen, il en aurait été tout autrement en cette année 1942.
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Le Vel d'Hiv et Marine Le Pen :
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Concrètement, Marine Le Pen a déclaré, dimanche 9 avril 2017, que la France n'était "pas responsable du Vel d'Hiv" ; et depuis, elle s'attire les foudres des autres candidats à l'élection présidentielle ainsi que les foudres des médias. En clair, Marine Le Pen estime que le régime de Vichy est responsable de la rafle de plus de 13'000 Juifs à Paris au Vel d'Hiv en 1942, mais elle estime que n'était pas responsable l'Etat français, que n'était pas responsable la France entière, que n'étaient pas responsables l'ensemble des Français de l'époque.
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En fait, cette nouvelle polémique, tourne autour de la question de savoir, si seul le régime de Vichy était responsable ; ou si l'Etat français, lui aussi, était responsable. Et, au-delà du régime de Vichy et de l'Etat français, la France entière et l'ensemble des Français de l'époque (pour ce qui me concerne, la majorité des Français de l'époque approuvaient la propagande antisémite de Vichy et approuvaient les mesures anti-juives de Vichy, mais, hélas, cet aspect semble absent de l'actuelle polémique sur le Vel d'Hiv et son contexte...).
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Dans la soirée de dimanche, la candidate frontiste a clarifié ses propos dans un communiqué : "Comme Charles De Gaulle, François Mitterrand, ou encore de nos jours Henri Guaino, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l'Occupation et que le régime de Vichy n'était pas la France".
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"C'est une position qui a toujours été défendue par le chef de l'Etat, avant que Jacques Chirac et surtout François Hollande, à tort, ne reviennent dessus", écrit-elle dans ce communiqué, dans lequel elle qualifie le régime de Vichy de "régime collaborateur et illégal".
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Le Vel d'Hiv et Florian Philippot :
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Les propos de Marine Le Pen sont identiques à ceux de son bras droit, Florian Philippot, qui avait déclaré, quelques jours auparavant : "J'ai toujours été dans la position traditionnelle de la France, à savoir que la France était à Londres. Je reste fidèle à cette histoire".
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Le Vel d'Hiv et Nicolas Bay :
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Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, a également défendu, lundi 10 avril 2017 au matin, sur Sud Radio et sur Public Sénat, la position gaullienne de Marine Le Pen sur la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv, responsabilité de la France dont la reconnaissance par Jacques Chirac puis François Hollande fut selon Nicolas Bay, "gravement attentatoire" à l'image du pays. "La position de Marine Le Pen c'est celle du Général De Gaulle, de Georges Pompidou, de Valéry Giscard d'Estaing et de François Mitterrand. On peut ne pas être d'accord avec Jacques Chirac ou François Hollande, ce n'est pas interdit quand même", a précisé Nicolas Bay.
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Nicolas Bay poursuit : "Engager la responsabilité de la France, ça reviendrait à légitimer le gouvernement de Vichy et son action. Ce qui serait absolument désastreux. Nous, nous avons une position très gaullienne, on considère que la France était à Londres, la France c'était pas Vichy. La responsabilité de l'Etat français, en tant que régime de Vichy, est indéniable. La responsabilité de la France, non. Au-delà de ça, il faut arrêter d'être tout le temps dans une espèce d'entreprise de repentance, d'autoflagellation, comme si on avait à avoir honte de notre histoire de France", a ajouté Nicolas Bay.
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Le Vel d'Hiv et Israël :
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Michal Maayan, une porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a déclaré, lundi 10 avril : "Nous condamnons les déclarations faites par Marine Le Pen selon lesquelles la France n'est pas responsable de la déportation des Juifs de son territoire pendant la Shoah. Cette déclaration est contraire à la vérité historique telle qu'elle a été exprimée par les déclarations des présidents de France, qui ont reconnu la responsabilité de l'État pour le sort des juifs français qui ont péri dans la Shoah", conclut Michal Maayan, une porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères (pour l'instant, la politique officielle d'Israël est de n'avoir aucun contact avec le FN. Cette politique avait été réaffirmée, fin janvier 2017, lors de la visite en Israël de Nicolas Bay).
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Le Vel d'Hiv et l'historien Laurent Joly :
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L'historien Laurent Joly commente la déclaration de Marine Le Pen : "Ce qui est étonnant dans cette déclaration, c'est l'évolution du discours frontiste vers un gaullisme orthodoxe. Sur le fond, il s'agit du même refus de revenir sur ces évènements, et d'assimiler tout regard critique sur le passé à une volonté de culpabilisation des Français. Mais la forme a changé. Aujourd'hui, le FN, né de la haine du gaullisme, se prétend plus gaulliste que les gaullistes ! Aujourd’hui, il y a quand même un consensus pour admettre le rôle criminel de Vichy. Vous trouverez peu de Français pour le contester. Revenir là-dessus est idiot".
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Michel Garroté pour Les Observateurs

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La gauche bien-pensante effrayée: “Marine Le Pen peut gagner”

La patronne du Front national (FN), parti anti-immigration et anti-euro qui veut «remettre la France en ordre», est certes au final pronostiquée battue le 7 mai, quel que soit son adversaire, mais après les surprises du Brexit et de l'élection de Donald Trump, les jeux restent ouverts, d'autant qu'un tiers des électeurs sont encore indécis.

«Un péril concret»

Dans la presse et les librairies françaises fleurissent depuis plusieurs mois articles et ouvrages imaginant les conséquences d'une présidence FN, dont les idées ont indéniablement gagné du terrain en France ces dernières années.

«Un péril concret», d'après Matthieu Croissandeau, directeur de l'hebdomadaire L'Obs (Nd Christian Hofer: le 20 Minutes se garde bien de dire que ce journal subventionné appartient à la gauche, voilà la référence qu'on nous cite en catimini) qui a consacré en mars un dossier au «scénario noir des 100 premiers jours» d'un quinquennat Le Pen.

Le monde de la culture est déjà sur le pied de guerre.

«Le Front national est aux portes du pouvoir. Nous appelons à faire barrage à Marine Le Pen» au nom de «la liberté de penser et de créer», écrivent cette semaine une centaine d'artistes, dont les actrices Jeanne Moreau et Léa Seydoux.

Source1 Source2

Émission Le Grand Débat: Marine Le Pen veut autoriser les crèches dans les mairies au nom de la tradition. Mélanchon s’énerve.

Après la morale en politique et les travailleurs détachés, c'est la question de la religion qui donné lieu à un vif échange entre les candidats, mardi 4 avril 2017, lors du deuxième débat de la présidentielle.

Marine Le Pen a remis sur la table un thème cher au Front national : celui des crèches de Noël dans les mairies. "Je veux aussi protéger la culture et l’identité des Français," affirmait ainsi la candidate. "Et l’inscription dans la Constitution de cette phrase permettra de mettre des crèches dans les municipalités. La protection de ce patrimoine est essentiel, et les Français l’attendent parce qu’ils se sentent bousculés dans leur mode de vie, dans les mœurs".

 

Il n'en fallait pas plus pour le candidat de la France insoumise pour s'énerver contre Marine Le Pen. "Vous voulez mettre des signes religieux dans les mairies ? C’est ça votre vision de laïcité ?", lui demande alors Jean-Luc Mélenchon. "C’est notre identité", rétorque Marine Le Pen.

"Mais 60% des Français n’ont pas de religion, fichez-nous la paix avec la religion !", répond, exaspéré, Mélenchon. Un chiffre qui se rapproche de ceux avancés par une étude Gallup de 2012, où 29% des Français interrogeait s'y déclaraient "athée convaincu" et 34%, "non religieux", soit un ensemble de 63%. "Cela ne participe pas de la religion, mais de nos racines", asseoit la candidate FN.

La conclusion de Marine Le Pen à la fin du débat:

 

Marine Le Pen passe au confessionnal et reçoit l’absolution

   
Michel Garroté  --  On peut lire sur le FigaroVox que Samuel Pruvot, rédacteur en chef de l'hebdo catho français "Famille chrétienne", a rencontré sept candidats à la présidentielle, loin des plateaux de télévision et des débats aseptisés. Il relate ces sept entretiens dans "Les candidats à confesse". FigaroVox a dévoilé des extraits de ce livre.
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A chacun des sept candidats qu'il a rencontrés, Samuel Pruvot a posé des questions sur leurs convictions personnelles, leur passé, leur vocation politique. Ils se sont prêtés au jeu de la confession et lui ont répondu. Enfance, engagement politique, foi, éthique : tous les sujets existentiels que les médias préfèrent éviter ont été abordés, pour réaliser ce livre-entretiens, intitulé "Les candidats à confesse", éd. du Rocher, 2017. Ci-dessous : Marine Le Pen (voir lien vers FigaroVox en bas de page).
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Samuel Pruvot : Au fond, quelle est l'origine de votre engagement politique ?
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Marine Le Pen : Au départ, il y a cet attentat contre mon père. Ce fut pour moi un événement déracinant. Cela explique tout mon engagement ultérieur. Imaginez un peu: j'ai découvert à l'âge de huit ans ce qu'était vraiment la politique. Cette prise de conscience a été plus que brutale. J'ai pris d'un seul coup la mesure de ce que pouvait représenter l'engagement de mon père. J'ai compris jusqu'où son combat pouvait entraîner toute la famille. Bref, j'ai escaladé la politique par la face nord.
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La politique est pour vous une sorte de tragédie permanente ?
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Les difficultés n'ont jamais cessé. Il faut dire que j'ai été en formation continue auprès de Le Pen pendant 45 ans. En regardant en arrière, je dois reconnaître que cette expérience originelle me donne une grande force aujourd'hui. Beaucoup trop de responsables - y compris chez moi - ne voient la politique que sous son aspect positif. Ils voient la grandeur du combat des idées, le pouvoir de changer les choses. Certes. Mais cela ne suffit pas. Il faut avoir fait l'expérience du caractère fondamentalement tragique de la politique. Moi je peux dire que j'en connais la face sombre. Les épreuves.
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Qu'est-ce qu'on peut apprendre des épreuves, sinon la désillusion ?
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Le recul est si difficile à acquérir. Soit il s'acquiert à la fin d'une longue vie politique soit il s'obtient dans la rudesse et la brutalité d'une vie comme la mienne. Quand on manque de recul, la politique monte à la tête. Je pense par exemple à Emmanuel Macron. On a bien vu, à la fin de son meeting de Paris [le 10 décembre 2016], que cette aventure lui est montée à la tête. La relation très forte que suscite un homme politique avec ses électeurs nécessite du recul. Ce contact avec le peuple a quelque chose d'enivrant. Il y a un énorme transfert d'énergie entre soi et les militants. Et cela peut provoquer une overdose symbolique.
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Avoir du recul, c'est devenir indifférent ?
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Le recul en politique permet de se garder des coups mais aussi d'un enthousiasme trop immédiat. Pour les coups, tout dépend en fait de l'épaisseur de votre armure. Moi, je me suis constituée une armure très solide. Quand votre armure est assez épaisse, elle vous protège des agressions (sauf à ce que vos adversaires trouvent le point faible de la carapace). Vous savez, c'est la même armure qui me protège des attaques et de l'euphorie.
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Devenir présidente de la république, c'est un appel, une sorte de vocation ?
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Tous ceux qui pratiquent le "story-telling" expliquent que pour devenir Président de la République un jour il faut en avoir eu l'idée dès la petite enfance. Ce n'est pas du tout mon cas. Je n'ai pas voulu être Président au biberon. Pour une raison simple : pendant très longtemps, je n'ai jamais imaginé que cela puisse passer par moi. Autrement dit, je n'ai pas une relation obsessionnelle au succès. Je crois de toutes mes forces que nos idées peuvent arracher la France à sa situation actuelle. Mais la personne en qui ces idées s'incarnent n'a pas tant d'importance à mes yeux, pour peu qu'elle soit solide, honnête, droite et courageuse (voir lien vers FigaroVox en bas de page).
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/04/31001-20170404ARTFIG00310-le-pen-macron-melenchon-les-extraits-du-livre-qui-confesse-les-candidats.php
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