Des experts: “L’action d’Europol contre la propagande de l’Etat islamique est surtout symbolique”

L'agence européenne a paralysé plusieurs sites internet de propagande jihadiste, et saisi des serveurs.

Europol parle d'une action "sans précédent". L'agence européenne de police a annoncé, ce vendredi 27 avril, qu'une offensive policière internationale avait permis de paralyser les principaux organes de propagande en ligne du groupe jihadiste État islamique (EI). "Nous avons porté un grand coup aux capacités de l'EI à propager sa propagande en ligne et à radicaliser les jeunes en Europe", s'est félicité dans un communiqué Rob Wainwright, le directeur d'Europol.

Dans le détail, Europol indique que des serveurs informatiques ont été saisis aux Pays-Bas, au Canada et aux États-Unis. Les polices ont également détecté et fermé des sites internet de propagande jihadiste hébergés en Bulgarie, en Roumanie et en France. En tout, plus d'une vingtaine de sites relayant notamment le contenu des agences de propagande Amaq et Nashir ont été fermés, explique Europol au HuffPost.

Pourtant, difficile de constater les conséquences concrètes de cette opération sur les canaux de communication traditionnels de Daech. Peu de temps après l'annonce d'Europol, l'agence Nashir communiquait via la messagerie cryptée Telegram, tout comme Amaq, qui a diffusé la vidéo (datée du jour) d'un attentat contre un convoi de l'armée égyptienne dans le Sinaï. Un rythme de publication soutenu et habituel.

"Le groupe EI continue de publier très régulièrement. Il diffuse maintenant le 129e numéro de son journal al-Naba"

Les réseaux sociaux, cœur de la "machine de propagande"

En s'attaquant à quelques sites internet et serveurs, Europol n'a en fait touché qu'une partie de ce qu'elle appelle la "machine de propagande" de Daech. L'agence n'a d'ailleurs pas visé, dans cette opération, ce qui constitue le cœur de l'arsenal de diffusion du groupe: les réseaux sociaux. C'est par ce biais-là, et notamment dans les "chaînes" de Telegram, qui lui permettent de diffuser des informations à ses abonnés, que Daech détaille ses faits d'armes et informe ses soutiens à travers le monde.

Le circuit de partage d'un contenu de propagande jihadiste, s'il fallait en définir un, commencerait plutôt par les réseaux sociaux, d'après Michael Krona, professeur à l'université de Malmö en Suède et spécialiste de la propagande jihadiste: "Généralement, les images de propagande sont d'abord envoyées sur Telegram en format vidéo. Puis, parfois des heures plus tard, elle peuvent être publiées sur plusieurs sites". Même chose pour le contenu de la radio de Daech, al-Bayan, visée par les sanctions d'Europol: le son est diffusé sur les réseaux sociaux via un lien renvoyant vers une page web. Les journaux, eux, peuvent être publiés en plusieurs morceaux, en images.

Pour Michael Krona, ce sont bel et bien les partisans de l'EI, toujours nombreux et toujours mobilisés, qui font une grande partie du travail de propagande du groupe en partageant ses contenus sur les réseaux sociaux. "L'action d'Europol a une grande charge symbolique, mais la propagande du groupe EI est plus qu'une question de sites et de serveurs", juge le professeur, interrogé par Le HuffPost. "Le terme de 'frappe' utilisé par Europol est trompeur".

La production toujours intense

En 2016, une première opération avait été menée contre l'application mobile Amaq et des "infrastructures web", rappelle Europol, avant de noter: "cette action avait forcé les propagandistes à construire une infrastructure plus complexe et sécurisée pour prévenir d'une perturbation future des autorités". En 2017 encore, la Guardia civil espagnole, les États-Unis et Europol avaient saisi des serveurs en lien avec la propagande jihadiste.

"À chaque fois, Daech trouve de nouveaux moyens, de nouveaux serveurs, de nouveaux sites", explique Michael Krona. Le groupe s'adapte. Au point qu'il serait "encore plus difficile aujourd'hui de déjouer ses stratégies" d'expansion sur Internet. Il parvient par exemple ponctuellement à passer au travers du radar de Youtube, qui a pourtant mis en place un gendarme censé supprimer instantanément les contenus de Daech, en enrobant le début et la fin de ses vidéos d'images neutres (comme un écran noir) ou en les publiant en "non-répertoriée" (pour les rendre accessibles uniquement par lien).

L'opération n'aura qu'un "effet ponctuel", abonde Wassim Nasr, journaliste à France 24 et auteur de "État islamique, le fait accompli". Tant que le groupe pourra créer du contenu de propagande, ce dernier pourra être partagé par tous les canaux dont dispose le web. "Tant qu'il y a du contenu, le moyen de diffusion est accessoire", analyse-t-il. Pour affaiblir la propagande de Daech, il faut donc viser la source, la production.

Ce spécialiste des réseaux jihadistes décrit des "réseaux inondés" par un "contenu à profusion", produit de manière toujours aussi intense par Daech. "La production de contenu ne demande pas beaucoup de moyens, on ne parle pas de fond vert et de studio. Elle est délocalisable à volonté", souligne-t-il, à l'heure où l'on insiste sur les pertes territoriales du groupe jihadiste en Irak et en Syrie.

"On les surveille de très près"

En frappant des serveurs et des noms de domaine à travers le monde, l'action d'Europol aura toutefois permis de perturber, même pour une durée limitée, les organes de propagande de l'État islamique. Elle aura surtout permis d'identifier des soutiens actifs du groupe à travers le monde. En 2017, les serveurs saisis par la Guardia civil espagnole avaient livré les noms de personnes radicalisées venant de plus de 100 pays, selon Europol.

Lucide sur les conséquences à long terme de l'opération révélée vendredi, l'agence européenne prévient toutefois qu'il pourrait s'agir d'un avertissement: "Daech a d'autres canaux pour faire sa propagande. Ils essaieront de reconstruire une infrastructure. Mais on les surveille de très près".

Source et article complet

Europe. Jihadisme: Le rapport Europol que personne ne veut voir “La France est surreprésentée”

Selon le très discret rapport 2016 d’Europol(1) concernant les arrestations de terroristes musulmans en Union Européenne, notre pays est à part, avec à lui tout seul 42,8 % des arrestations, soit 429 sur 1002.

Il suffit de voir l’écart avec le pays au second rang, l’Espagne, qui en a interpellé 69, soit… 6,9 % ! Viennent ensuite la Belgique avec 62 individus, les Pays-Bas avec 36, 30 pour l’Autriche, 28 pour l’Italie, 25 pour l’Allemagne, 15 pour la Grèce, 8 pour le Danemark, 5 pour la Pologne, 2 pour la Suède, 1 pour la République Tchèque, l’Irlande, la Roumanie et la Slovénie.

Europol_rapport_2016

Aucun terroriste musulman n’a été arrêté en Finlande, en Pologne, en Slovaquie, en Hongrie, en Bulgarie, en Croatie, à Malte, à Chypre, au Portugal, au Luxembourg, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie. Bizarrement le Royaume-Uni ne figure pas dans ces statistiques bien qu’il fasse partie lui aussi d’Europol. Est-ce lié au Brexit ?

Selon le même rapport, le terrorisme musulman a fait 142 morts en France : 135 victimes et 7 terroristes, dont 86 pour le seul attentat de Nice.

La sur-représentation de la France dans ces statistiques est-elle due à l’excellence de nos services de renseignements ? ou à la sur-représentation d’une population musulmane radicalisée dans notre pays ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

Patrice LEMAÎTRE

(1) Ce rapport est pourtant public et peut être téléchargé librement sur le site d’Europol

L’EI a mis au point un réseau social à son usage, indique le directeur d’Europol

Selon Europol, l'État islamique a mis au point un réseau social à son usage exclusif afin d'échapper à la traque menée par les services de sécurité contre les jihadistes sur les plateformes déjà existantes.

La traque des djihadistes sur Internet se complique. Ceux-ci auraient développé leur propre réseau social. La découverte de ce réseau s'est faite la semaine passée lors d'une opération menée pendant 48 heures contre l'extrémisme sur internet. "Lors de cette opération, il a été révélé que l'EI développait désormais son propre réseau social, sa propre présence sur internet pour promouvoir ses idées", a expliqué Rob Wainwright, le patron d'Europol.

2000 extrémistes sur 52 plateformes

L'opération coordonnée par Europol et qui a impliqué les États-Unis, la Belgique, la Grèce, la Pologne et le Portugal a permis d'identifier plus de 2 000 sujets extrémistes abrités sur 52 plateformes des réseaux sociaux. Le fait que l'EI crée son propre réseau social prouve que les jihadistes s'adaptent aux actions concertées des agences de renseignement, des services de police et du secteur des technologies qui les pourchassent. Le patron d'Europol a dit ne pas savoir pour l'instant si la lutte contre ce nouveau réseau social spécifique sera plus difficile à mener d'un point de vue technique.

Source

Europol met en garde contre un risque accru d’attentats de l’EI

L'Etat islamique (EI) va probablement tenter de commettre de nouveaux attentats en Europe, prévient vendredi Europol, l'agence de police de l'Union européenne. Selon elle, des dizaines de djihadistes seraient déjà sur le sol européen et de nombreux autres susceptibles d'y venir en raison du recul de l'EI en Irak et en Syrie.

Dans un rapport consacré à la menace que fait peser l'EI sur l'UE, Europol souligne que le groupe djihadiste peut recourir à de multiples formes d'attentats, des attaques simultanées comme celles qui ont ensanglanté Paris et Bruxelles aux initiatives de « loups solitaires ».

Mais l'agence de police européenne dit aussi s'attendre à ce que les djihadistes cherchent à importer en Europe les attentats à la voiture piégée et les enlèvements, communs en Syrie et en Irak.

Infiltrer les groupes de réfugiés

Europol pense que l'EI va continuer à infiltrer les groupes de réfugiés syriens pour attiser les tensions au sein de l'UE, qui fragilisent déjà de nombreux gouvernements.

« Si l'EI est défait ou sérieusement affaibli en Syrie/Irak par les forces de la coalition, il pourrait y avoir une accélération du taux de retour des combattants étrangers et de leurs familles vers l'UE ou d'autres zones de conflit », souligne l'agence dans un communiqué.

Source

Selon Europol, plus de 1000 terroristes arrêtés dans l’UE en 2015.

L'Union européenne a fait face en 2015 à plus de 200 échecs et réussites d'attentats terroristes sur son territoire, a annoncé lundi l'office de police criminelle intergouvernemental européen Europol. Au total, 151 personnes ont été tuées et plus de 360 blessées, selon Manuel Navarrete Paniagua, le directeur du Centre européen de contre-terrorisme, qui fait partie d'Europol.

L'Europe a été frappée par plusieurs attaques terroristes ces dernières années, dont le dernier remonte aux attentats du 22 mars à Bruxelles. Manuel Navarrete Paniagua a fourni lundi aux parlementaires européens des chiffres issus d'un rapport annuel sur les tendances en matière de terrorisme qu'Europol publiera dans les semaines à venir et qui rassemble des données provenant des Etats membres de l'UE. Ceux-ci ont répertorié 211 échecs et réussites d'attentats en 2015. Plus de 1000 personnes ont été arrêtées pour des infractions liées au terrorisme. Les cas les plus mortels étaient dus à ce qui a été qualifié de terrorisme djihadiste, avec 17 attaques, 150 morts et 667 personnes arrêtées attribués à ce phénomène l'année dernière.

"Les cellules terroristes qui sont prêtes à perpétrer une attaques terroriste dans l'UE sont principalement domestiques et basées en son sein, mais nous sommes conscients de la connexion qu'il ont avec le soi-disant Etat islamique (EI)", a expliqué M. Navarrete Paniagua. Tant les loups solitaires que des combattants étrangers, soit des Européens qui ont voyagé en Syrie ou en Irak pour combattre au côté de groupes extrémistes tels que l'EI, représentent "une sérieuse menace", a-t-il ajouté.

Source

Le patron d’Europol estime que 3000 à 5000 terroristes entraînés par Daech sont déjà entrés en Europe

Le patron d’Europol Rob Wainwright a mis en garde sur le nombre de djihadistes.

Il a estimé entre 3.000 et 5.000 les combattants entrés en Europe après avoir été formés par ISIS au Moyen-Orient et a averti que l’Europe est actuellement confrontée à la menace la plus élevée depuis 10 ans.

DailyMail

L’EI a des camps d’entraînement en Europe

EI-2

   
Europol informe que L'EI dispose de camps dans l'Union européenne et dans les Balkans afin d'entraîner les jihadistes au combat ou aux interrogatoires. L'EI recrute en priorité des jihadistes européens qui connaissent depuis longtemps le terrain et leur cible.
-

Europol informe par ailleurs que l'EI a mis sur pied un commandement de l'action extérieure. Si les responsables fixent la stratégie du groupe terroriste depuis la Syrie, la coordination est effectuée en Europe par des combattants locaux, qui bénéficient d'une certaine liberté tactique.
-
Cette tactique rend encore plus difficile la détection des projets et l'identification préventive des personnes impliquées, ajoute Europol. L'escalade de la violence et le recours à des attaques massives peuvent devenir le chapitre suivant dans la stratégie de l'EI, met en garde Europol. L'Europe doit se préparer à l'imprévu, conclut Europol. Sans blague ?
-

Michel Garroté

-

L’EI prépare de nouvelles «attaques d’ampleur» selon Europol

L'organisation Etat islamique (EI) a développé "une nouvelle capacité de combat pour effectuer une campagne d'attaques d'ampleur" concentrées en particulier sur l'Europe, a averti lundi le directeur d'Europol, Rob Wainwright, en prévenant que l'EI prépare d'autres opérations.

Les analystes d'Europol jugent que l'EI "prépare de nouvelles attaques (...) dans des Etats membres de l'UE, et en particulier en France", selon un rapport présenté par M. Wainwright lors du lancement officiel à Amsterdam d'un nouveau Centre européen de contre-terrorisme.

Source

Attaques à la voiture bélier durant Noël 2014 : Europol confirme que juges et médias ont menti

Vous vous souvenez des attaques à la voiture bélier à Nantes et Dijon durant la période de Noël 2014 ?

Contrairement à ce qu’ont raconté juges et journalistes, Europol confirme qu’il s’agissait bien d’attaques terroristes…

Source via Fdesouche.com

 

A relire sur Les Observateurs.ch:

Le temps se couvre en France

Décryptage. Ce qui se cache derrière les drames terroristes de Roussillon, Joué-lès-Tour, Dijon, Nantes

Trois musulmans en voiture fauchent onze piétons à Dijon en hurlant «Allah Akbar !»