Yvan Perrin
Journalisme, arrogance et condescendance
Le journaliste Pierre Ruetschi est directeur exécutif du Club suisse de la presse. Il se commet dans la Tribune de Genève du jour pour nous faire savoir que « la désinformation tue la liberté de la presse. » Bien entendu, l’intéressé fustige les réseaux sociaux, toxiques vecteurs de contre-vérités qui nuisent donc à la liberté de la presse. Encore et toujours l’arrogance du journaliste détenteur de la Vérité, la seule, la sienne. Seuls les journalistes peuvent nous expliquer le monde de manière précise et neutre. Tout ce qui ne va pas dans leur sens relève au mieux de la propagande, au pire du mensonge.
Une petite pincée d’acrimonie à l’attention du conseiller fédéral Albert Rösti « qui fut l’un des cerveaux à l’origine de l’initiative pour couper en deux le budget de la SSR, » et se retrouve « par le jeu de la démocratie » ministre dédié aux médias. Satanée démocratie ! On sent que le plumitif regrette vivement ce système qui permet au peuple de s’exprimer par les urnes. Le monde irait beaucoup mieux si on se contentait de faire confiance aux journalistes pour définir ce qui est bon pour nous. Les gueux n’ont pas l’intelligence suffisante pour comprendre les enjeux et sont parfois tellement stupides qu’ils ne tiennent même pas compte des sages recommandations journalistiques.
En fait et comme toujours, les journalistes regrettent d’avoir été déchus de leur rôle de faiseurs d’opinions. Ils avaient le monopole de l’information, décidaient de ce que la populace devait ou ne devait pas savoir. Ainsi, il leur était facile d’orienter la pensée à gauche, n’étant le plus souvent qu’une caisse de résonnance pour les camarades régulièrement encensés. Dorénavant, les sources d’informations sont multiples, on trouve le meilleur et le pire sur internet. Il faut trier le bon grain de l’ivraie. Contrairement à ce que prétendent les journalistes infatués de leur science, nous n’avons pas besoin d’eux pour le faire.
Question qui fâche. Si le citoyen s’informe autant par le biais du net, n’est-ce pas précisément parce qu’il n’en peut plus de l’orientation gauchiste que lui imposent les journalistes ? Les réseaux sociaux constituent un défi au journalisme, celui de la qualité. A ce jeu, on sent bien que nombre de plumitifs ont perdu. D’où leur hostilité à la concurrence.
Yvan Perrin, 05.05.2023

La presse suisse est au service du pouvoir et de l’idéologie gauchiste.
« Question qui fâche. Si le citoyen s’informe autant par le biais du net, n’est-ce pas précisément parce qu’il n’en peut plus de l’orientation gauchiste que lui imposent les journalistes ? » Bien sûr, Monsieur Perrin, c’est absolument ça! Je n’en peux plus de ces médias verdogauchistes! Et c’est en effet sur le web que je trouve une information plus objective, pondérée, équilibrée, qui ne va pas toujours dans le même sens, qui ne passe pas son temps à me faire la leçon, bref, de qualité! Bien à vous!
Merci M. Perrin pour votre billet qui fait plaisir à lire !
Notre Démocratie permet (encore) au Peuple de s’exprimer !
Lors de la votation concernant la redevance obligatoire radio/TV, M. G. Marchand s’est empressé de préciser que c’était pour des programmes »de qualité ».
Depuis l’acceptation par le peuple, nous constatons une qualité en baisse, surtout le TJ avec son présentateur vedette M. Revaz et l’émission Infrarouge de M. A. Favre.
Je ne regarde que de temps en temps la RTS pour me rendre compte de la chute de qualité des programmes et des prises de positions politiques des journalistes qui n’informent plus mais qui nous lobotomisent le cerveau par leur propagande malfaisante !
Ça penche tellement d’un côté que cela va s’écrouler …