| Tout finit par se savoir. L’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), fondé en 2006 par le journaliste américain Drew Sullivan, est le plus important réseau de médias d’investigation au monde. Vingt millions de dollars de budget annuel, 200 salariés aux quatre coins du monde et des révélations en pagaille : Panama Papers, Pandora Papers, affaire Pegasus ou encore la série de Laundromat, qui révélait les détournements de fonds des élites dirigeantes russes et azerbaïdjanaises. Regroupant 70 médias, l’OCCRP a de prestigieux partenaires médiatiques : le New York Times, le Washington Post, le Guardian, Der Spiegel, le Monde… L’organisme se prétend indépendant. Vraiment ? Une enquête de Mediapart, menée avec d’autres médias européens, met au jour ses liens avec le gouvernement américain. L’OCCRP a d’ailleurs été créé grâce au soutien du ministère des Affaires étrangères états-uniens. Par ailleurs, l’Oncle Sam fournit 50 % de son budget. Contacté par le média d’Edwy Plenel, le conseil d’administration de l’organisation assure que, malgré l’important financement américain, « des garde-fous impénétrables protègent le journalisme produit par l’OCCRP ». Vraiment ? Drew Sullivan lui-même reconnaissait que l’ONG ne produisait aucun article sur l’Amérique pendant ses premières années car cette dernière lui permettait d’exister par son soutien. En revanche, les articles sur la Russie, l’Iran, le Venezuela et autres ennemis de Washington, sont légion. Depuis 2008, la Maison-Blanche a versé 47 millions de dollars à l’OCCRP… pour l’aider à travailler en toute “indépendance”. |
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