Suite de l'article "Comprendre la Hongrie de Viktor Orban", publié le 3 juillet 2020 - par Richard Mil
Ci-dessous, la vidéo de l'enterrement, en juin 2020, du pasteur Levente Kelemen, à Székelyudvarhely, localité rebaptisée Satu Nou par la Roumanie, à 540 km de la frontière actuelle de la Hongrie!
Même si l'on ne comprend pas un mot, les images parlent d'elles-mêmes.
Le nom officiel de Székelyudvarhely est Satu Nou (en roumain), alors que la langue parlée est le hongrois, la culture est hongroise, les gens qui y habitent sont hongrois de souche et n'ont qu'une envie depuis cent ans, à savoir que les Roumains les laissent vivre selon leurs envies, leurs traditions, leur culture.
Pour concevoir ce que cela représente, imaginons que Martigny soit sous occupation turque et que la ville soit rebaptisée Kütüklü, la langue officielle devenant le turc, avec des pressions constantes sur la population pour qu'elle abandonne sa culture d'origine. Et comme les Roumains ne sont pas à une provocation près, ils viennent de décréter que l’anniversaire du traité de Trianon, le 4 juin, serait désormais une journée de fête nationale.
Les cent ans d’oppression qui ont marqué la vie de ces gens depuis l'ignominieux traité de Trianon n'y peuvent rien... tout est resté hongrois.
Depuis toujours, l'Union européenne ignore le problème des minorités générées par le dépeçage de la Hongrie lors du traité du Trianon. Le 4 juin 1920, au château du Trianon à Versailles, une poignée de personnes ont décidé que la population de la Hongrie allait passer de 21 à 8 millions!
Est-ce que la Hongrie a été à l'origine de la Première Guerre mondiale? Nous savons que non! Elle y a été entraînée par l'Empire austro-hongrois, dont elle avait essayé, sans succès, de se libérer lors de la révolution de 1848. Le comble est que l’Autriche, pays à l'origine de la guerre, a également reçu à la fin un territoire de la Hongrie, peuplé à 100% de Hongrois.
Répressions, souffrances, déplacements de populations, cent ans de souffrances ont résulté de l'abjection de Trianon.
Jamais, depuis la création de l'Union Européenne, cette injustice n'a été reconnue. Pire encore, elle est ignorée, déformée, utilisée pour essayer de faire passer la Hongrie pour un pays cherchant à conquérir des territoires appartenant à ses voisins.
La perversion du Parlement européen va jusqu'à essayer de fomenter une querelle entre la Roumanie et la Hongrie, en citant sans cesse en exemple la docilité de la Roumanie envers l'UE.
D’ailleurs, suite à cette prétendue exemplarité de leur voisin, les Hongrois ont rebaptisé la Roumanie "Bezzeg Roumanie", avec bezzeg pour dire: "bien sûr, eux y arrivent, mais pas nous".
L'Union Européenne, bâtie sur l'idéologie du vivre-ensemble, court à la défense de toutes les minorités du monde, déverse des milliards pour les Rohingyas, les Tamouls, les Tutsis, les Palestiniens... la liste est sans fin.
En revanche, elle refuse obstinément de regarder en face l'injustice commise envers les minorités hongroises d'Europe.
Rappelons encore que le principal pays bénéficiaire du Traité du Trianon, la Roumanie, a changé de camp vers la fin de la Première guerre mondiale, lorsqu'il s'est rendu compte qu'il était du côté des perdants.
Cenator

Il faut qu’il paye !!!
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