La dictature des  fausses-bonnes intentions moralistes est en marche

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

 

La dictature des  fausses-bonnes intentions moralistes est en marche

Noam Chomsky, critique pointu des techniques d’obtention du consentement par la propagande, la publicité, les discours politique dominants, l’a démontré : la définition de faux problèmes, émotionnellement biaisés, permet au Système de proposer ses fausses solutions ( Scheinlösung en allemand fédéral) très souvent répressives et surtout annihilant le bon sens, la liberté d’expression. Au nom bien sûr des bons sentiments, de la nécessaire bataille contre les discriminations ( le péché contre l’esprit et el dialogue socratique) et les incitations à la haine comme sont désormais nommées les opinions adverses et divergentes qui oseraient s’exprimer .

Le 9 février, la gauche sociétale ( déconnectée des besoins de l’économie réelle et autonome) nous a préparé un menu bienpensant et très politiquement correct sur la répression des opinions critiques .Contre le très susceptible et répressif groupe de pression de plusieurs orientations sexuelles alternatives ( on disait autrefois en psychanalyse les voies de traverse), dont un en particulier, LGBT militant, affirmé et suspicieux, qui  considère que quiconque, surtout masculin, disons, n’est pas éperdu d’amour devant leurs revendications sociétales inciterait à la haine,  accessoirement au suicide. L’orientation sexuelle est un choix, ou une contrainte parfois, qui relève de la sphère privée, des convictions spirituelles, d’aléas de la construction de l’image de soi, de la psychologie du narcissisme. Tolérante et respectueuse des options individuelles, notre société, plutôt compatissante au départ, indifférente légitimement par la suite, se voit accusée de n’en faire pas encore assez et de laisser surgir impunément comme ils disent,  une  opinion critique ou mitigée. Les violences homophobes ( pour autant qu’il soit démontré que la violence s’exerçait pour ce motif exclusif) sont extrêmement rares et relèvent plutôt du comportement psychopathologique d’individus baignés dans les cultures plus archaïques, mal intégrés ou éduqués, sans morale. Ou de pathologie psychiatrique aigüe. Dans un cas comme dans l’autre, peu condamnable par appartenance à la diversité ou relevant d’une logique délirante forcément irresponsable. Il n’y a pas lieu, dans un tel contexte, de développer encore plus un lourd arsenal punitif qui va se comporter comme l’Inquisition ( sondant les âmes, les pensées, les intentions) à la recherche des influences hérétiques diaboliques qui doivent être exorcisées et bannies .Ou des tribunaux staliniens qui voulaient faire disparaître l’homme  et la femme réels pour les remplacer par le robot dépersonnalisé de la pensée soviétique.

Non à un article supplémentaire de censure.

Protéger les opinions qui dérangent

Une société libre et démocratique doit garantir l’expression de toutes les opinions, aussi les minoritaires, surtout si elles sont dérangeantes pour la nouvelle pensée totalitaire unique qui diabolise et criminalise les opposants. La très arbitraire, à sens unique et unilatérale norme pénale contre le racisme,  avec la présomption systématique de culpabilité en fonction de l’appartenance ethnique ou de genre ( un délit subjectif  victimaire et relevant de la susceptibilité ombrageuse) devrait donc être étendue , en attendant de nouvelles catégories car les discriminations sont un catalogue de catégories infinies, à croissance exponentielle. Les délits visés sont déjà punissables par l’arsenal légal général et l’opinion est suffisamment tolérante et compréhensive. Cette norme ne servira donc pas aux rares cas extrêmes mais permettra d’aseptiser, criminaliser encore plus les opinions nuancées, exclure de leurs fonctions ceux qui seraient hors orthodoxie. C’est contraire à la liberté d’opinion, d’expression, de conscience. Toutes les opinions doivent être confrontées, dans un véritable débat contradictoire. Il appartient aux minorité sociétales,  souvent artificiellement promues et incitées à revendiquer, voire instrumentalisées par le camp globaliste/progressiste, de se faire apprécier, aimer, ou que l’indifférence tolérante prévale. Ce n’est pas en criminalisant les critiques et réticences qu’on fait avancer une cause. Et encore moins en accusant de manière systématique les politiques réticents, qui pour paraître progressistes, seront prêts à toutes les démesures, les dramatisations excessives.

Des logements pour tous ?

 

La croissance infinie n’est plus une option. La sensibilité pour l’environnement, qui dépasse le classique clivage gauche droite doit prendre en compte la nécessité de freiner les nouvelles constructions, qu’elles soient sociales ou pas. Aujourd’hui, le nombre de logements non occupés ( on investit sans limites) est au plus haut niveau ( 75000) depuis vingt ans. Les besoins réels doivent être évalués et les coûts des loyers baisser, l’accès à la propriété être facilité, les sociétés coopératives de citoyens autogérés se constituer. Freiner la migration qui pousse à la bétonisation de l’environnement, en reprenant la responsabilité nationale de la gestion est aussi vital. Non à l’initiative  inappropriée sur le logement.

Dominique Baettig  ancien conseiller national, militant souverainiste

 

 

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