Nos lecteurs. Elections en Valais, 3.11.2019 : « Le Nouvelliste échoue à faire élire le socialiste Reynard »

Le Nouvelliste échoue à faire élire le socialiste Reynard

3 novembre 2019

Le quotidien qui se disait autrefois le "trait d'union des Valaisans", et n'est plus aujourd'hui qu'un vague guillemet du socialisme en marche, a lancé toutes ses forces dans la bataille, en vain.

Le camp des perdants © RF 03.11.2019

Une nouvelle fois, le PDC valaisan finit arc-bouté sur la manette d'urgence, avec ce constat que ça tient toujours, que ça tient encore. Encore que les distances s'amenuisent et que les digues se mettent à craquer. Epuisé par deux décennies d'exploitation darbellaysienne, de perte des valeurs, de tyrannie des clientélismes, le vieux parti compte ses voix et les années qui lui restent à régner.

In extremis

Dans les faits, la candidature de Fauchère aura tiré suffisamment de conservateurs aux urnes pour faire les 1'370 voix de différence et barrer la voie à la peste rouge. Une œuvre de charité chrétienne. De son côté, Reynard paie, forcément, son extrémisme de gauche, son antisionisme- antisémite, son fanatisme en matière de pédophile et lgbt, la réputation catastrophique de sa chef·fe de parti. On peut aimer les piercings et les messes en patois, tout ne passe pas en Valais, pas encore.

Au coin de la rue de Conthey, devant l'immeuble bourgeois qui sert de QG aux socialistes, on passe sa frustration en gueulant l'Internationale – sans doute pour rappeler ce qui attend les opposants de demain. Les PDC, eux, quittent la brasserie, tête basse. La victoire est amère, l'avenir lourd de ces promesses qui se tiennent. Le parti des trahisons ne s'attendait pas à être vendu à son tour par cet organe qu'il avait nourri en son sein depuis le début de son histoire, Le Nouvelliste.

Distorsion démocratique

Car, disons-le, le résultat de Reynard, cette saison, n'est pas un résultat naturel, un produit du terroir. C'est un substitut hors-sol, médiatiquement modifié, cru dans les serres d'ingénierie sociale des rédactions de la coalition Hersant-Tamedia. Pour qu'un post-ado d'extrême gauche, ignorant et sans consistance, accédé aux plus hautes fonctions par le hasard des comptages de listes, se retrouve propulsé gendre idéal et fantasme de la ménagère de plus cinquante ans, il en aura fallu des litres de fiel contre l'iconographie du Valais à papa.

Qui ne se souvient des serments proférés à la mémoire paternelle par une Ariane Dayer fraîchement parvenue à la tête de feu Le Matin et qui se jurait de « changer le Valais ». Le motto est repris à la lettre par un Vincent Fragnière, qui assure que la « politique valaisanne ne sera plus jamais comme avant » après nous avoir survendu son pantin – pardon son poulain – sur tous les trémolos du détestable étalage émotionnel qui préside désormais aux décisions politiques de ce pays (« Il se passe quelque chose dans la rue, on le sent »), ou un Eric Felley (si, si, il est toujours vivant) nous promettant la « fin du monde », sous-entendu de l'ancien monde.

No Pasaran !

Or, le seul monde qui s'apprête à s'écrouler, c'est celui de ce décor de pacotille qui tend à faire accroire qu'il y a encore la moindre différence entre le PDC et le parti socialiste, que la démocratie est autre chose que la mise en scène d'une alternance qui n'est là que pour fixer l'immobilisme d'oligarchies serviles. Cette arnaque profonde, essentielle, qui salit et rabaisse les fondements de notre société, en atteint un point où elle devient dangereuse. L'excitation de ceux qui rêvent de changer le monde en le détruisant ne connaîtra de fin que lorsque des hommes se lèveront pour y mettre un terme. Le temps des ambitieux, des exploitants du pouvoir, est révolu. Les fanatiques des révolutions soixante-huitardes, de cette génération qui tarde tant à mourir, sont à bout touchant. Ce sont des socialistes, des révolutionnaires, interrogez l'histoire, voyez ce qu'ils font quand ils sont au pouvoir.

Ce soir, le PDC n'a pas gagné, il a passé. Les Rouges, eux, en revanche, ne passeront pas.

RR, 4.11.2019

Un commentaire

  1. Posté par Andrea le

    Et encore heureux qu’il y ait le haut Valais, car le gauchisme romand commence à gangrener le Valais aussi. Par le bas.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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