Et qui nous protégera des « homosexuels » ?

Dans la course à l’adoption d’enfants par des homosexuels, sur le modèle allemand adopté la semaine dernière, le lobby met la pression en usant et abusant de l’argument ultime, la lutte contre l’homophobie. Seule erreur, choisir pour se faire représenter la personne la plus apte à alimenter l’homophobie.

Car oui la chose reste possible, se comporter, dans le cadre de la lutte pour les "droits" des homosexuels (comme s'ils n'étaient pas sujet aux mêmes droits que quiconque), avec un tel déchaînement de haine et d'agressivité que l'on en vienne à justifier un légitime ressentiment à l'endroit de ceux que l'on prétend défendre. Les associations de "défense des homosexuels", premiers ennemis de la cause homosexuelle ?

Barbara Lanthemann

Dans l'affaire du Conseil d'Etat genevois qui, foin de démagogie, a fait usage de son droit d'initiative pour exiger des Chambres fédérales un droit d'exception et une norme de répression plus stricte contre l'homophobie à inscrire dans la Constitution fédérale – norme qui, soit dit en passant, ne figure pas dans la constitution de la République de Genève – Barbara Lanthemann, secrétaire générale de l’Association suisse des lesbiennes, dans un débat sur le Forum de la RTS du 24 février, a parlé de « communautés à protéger » – comprenez bien – tandis que son interlocuteur, l'UDC Yves Nidegger, lui répondait universalité du droit, fantasme, propagande et agenda.

Mme Lanthemann veut créer une exception juridique à l'intention des homosexuels pour les enfermer dans le cercle très privé, et très rejeté, des intouchables ès sociétés. Mme Lanthemann veut « punir » et « inverser le fardeau de la preuve »; il incombera bientôt à tout un chacun d'être en mesure de prouver à tout bout de champ qu'il n'est pas homophobe. La moindre accusation lancée fera l'objet d'une procédure et il reviendra à l'accusé de faire la preuve de son innocence. Les libertés que nous avons concédées formeront bientôt le fer de nos chaînes.

Mme Lanthemann réagit surtout à l'échec retentissant qui mit fin à ses ambitions au sein de l'association homosexuelle valaisanne Alpagai, qu'elle dirigeait alors, et qui explique aujourd'hui son titre ronflant à la tête d'une association groupusculaire, l'affaire Logean. Le 17 mai 2009, le jeune UDC valaisan Grégory Logean, alors âgé de 23 ans, faisant usage d'une détestable liberté d'expression, célébrait à sa manière et sans plus de finesse la journée mondiale contre l'homophobie en répétant ce qui était encore admis il y a peu de temps, soit que l'homosexualité est un « comportement déviant ». Il fallait sévir, Mme Lanthemann et 40 de ses séïdes portèrent la cause au pénal, en raison d' « allusions religieuses et morales qui ont juste pas lieu d'être dans une société comme la nôtre aujourd'hui » et qui auraient enfreint la norme antiraciste de l'art. 261 bis. L'action fut déboutée au cantonal comme au fédéral au motif, notamment, que les plaignants n'étaient pas représentatifs des homosexuels, mais, et surtout, que les homosexuels ne formaient pas une race à part. C'est ce point-là qui chiffonne Barbara Lanthemann, qui veut absolument séparer son petit troupeau du reste de l'humanité.

Logique d'affrontement

Le 17 mai 2010, soit un an exactement après les faits mentionnées ci-dessus, Barbara Lanthemann, éjectée de la direction d'Alpagai et en manque cruel de notoriété, reprenait à son compte, en ses titre et qualité de nouvelle secrétaire générale des lesbiennes de Suisse, la journée contre l'homophobie en organisant un "Kiss-in" devant la Cathédrale de Sion.

La manoeuvre, orchestrée comme du papier à musique, avait pour objectif de dénoncer l'homophobie en en suscitant un exemple flagrant et justifier ainsi du leadership de Mme Lanthemann: Diverses associations émirent donc un tract annonçant les différentes manifestations prévues en Suisse romande, tract mis en ligne sur le site de l'Etat de Genève; ceci étant dit pour l'entrisme lobbyiste dont ledit Etat a donné encore la preuve il y a quelques jours. Pour la ville de Sion, le prospectus annonçait la place de la Cathédrale avec cette mention explicite: « La foi n'appartient pas à celles et ceux qui la prennent en otage »; le ton était donné.

Problème, la place de la Cathédrale n'est pas de domaine public mais la propriété privée du chapitre cathédral, lequel, n'ayant pas été le moins du monde consulté, manifesta son intention de ne pas accueillir Mme Lanthemann. La nasse était ficelée, les associations LOS et PINKCROSS se fendirent d'un communiqué alarmant dans lequel Mme Lanthemann prétendit que le vicaire général du diocèse de Sion, Mgr Bernard Broccard, lui avait raccroché au nez en déclarant ne pas vouloir parler avec « des gens comme vous », ce que le chanoine Broccard a toujours contesté, rappelant ne pas vouloir cautionner une provocation dirigée contre l'Eglise. Qu'importe, Mme Lanthemann insinuait le spectre homophobe dans tous les médias qui voulaient l'entendre, Le Matin pleurait l'interdiction des « bisous contre l’intolérance », l'envoyé spécial du Temps dans les terres reculées de la vallée du Rhône, titrait que l'Eglise « fulminait » contre ces pauvres homosexuels.

Vision tristement manichéenne dans laquelle le panurgisme ambiant s'engouffra tête baissée, exception faite de Marianne Bruchez, figure ô combien plus représentative, qui mit en garde, en Valais surtout, contre les excès d'un « esprit guerrier ». Mme Bruchez ne croyait pas si bien dire, en sous-main, les allégations de Mme Lanthemann faisaient leur effet, sur internet, un groupuscule anarchiste se réjouissait d'une occasion d'avoir « du réac à se mettre sous la dent ».

Le jour dit, Mme Lanthemann menait son opération à deux pas du lieu initialement prévu, secondée en cela par le jeune politicien Philippe Nantermod, actuel directeur de campagne du candidat PLR au Conseil d'Etat, Christian Varone, et posait, pour les caméras de la RTS, avec moins d'une dizaine de figurants, la scénette touchante, quoique doucereusement pathétique, d'homosexuels quadragénaires jouant à la bague d'or et se faisant de petits bisous sur la bouche en rougissant comme des enfants; aucun message.

L'envers du décor était tout autre, un service d'ordre sur les nerfs écumait les alentours et l'un des participants échappait à la surveillance des deux agents de piquet pour pénétrer dans l'Eglise pendant l'office des vêpres, sauter sur les bancs et courir dans le choeur de la cathédrale aux cris de « Jésus baise mon cul , Jésus mange mon cul ! », « vous ne nous respectez pas, nous les homos, vous êtes des pédophiles, sales chrétiens ! » et, à l'intention de Mgr Broccard, « Vicaire, bois mon sperme, encule-moi, touche-moi la bite, sale pédophile ! », faisant ainsi écho à d'autres insultes en direction du vicaire général proférées sur internet, avant de s'en prendre physiquement à la personne de Mgr Broccard et de gifler un fidèle présent; l'« esprit guerrier » avait parlé.

Interrogée à ce propos, Mme Lanthemann, raconta avoir été agressée peu avant la manifestation, ce qu'aucune image ne révèle (rappelons qu'il y a avait un car de la RTS), niant que le fauteur ait fait partie des manifestants et insinuant que le coup était probablement le fait d'un opposant. « Fallait il en faire un fromage et le crier sur facebook ? » ajoute-t-elle dans son commentaire à propos de son agression, oubliant judicieusement le pataquès dont elle venait d'affliger les chanoines du chapitre pour une "agression" homophobe qu'ils n'avaient pas commise.

Interrogé par la justice, le fauteur, qui confessa une « une orientation homosexuelle, sans que je sois pratiquant », déclara être « tombé sur l'article "Journée internationale contre l'homophobie" dans lequel il était mentionné qu'il était interdit de s'embrasser devant la Cathédrale dans le cadre du "Kiss-in" et que cette manifestation aurait lieu sur la place de la Planta (place centrale de la ville, en contre-bas de la Cathédrale et de l'évêché) ». « J'ai décidé de me rendre à cette manifestation, sur la Planta », continue-t-il, « Je suis donc monté en direction de la place de la Planta. J'ai constaté qu'une vingtaine de personnes étaient rassemblées devant la statue de la Catherine. J'ai trouvé que ces gens avaient l'air très triste. J'ai pensé qu'ils étaient dans cet état à cause de la discrimination que l'Eglise leur fait subir. Je me suis assis un moment près d'eux, j'ai fumé une cigarette puis je suis parti en direction de la Cathédrale. Je m'étais dit que puisque l'Eglise se donnait le droit de troubler l'ordre public, notamment en empêchant les gens de s'embrasser, je me donnais aussi le droit d'aller troubler l'Eglise. En me rendant à la Cathédrale, j'avais envie de dire à quelqu'un dans l'église combien j'étais triste et énervé de la situation des gens que j'avais vus sur la Planta ».

[...]

« J'ai eu envie de troubler la paix de la Cathédrale étant donné que l'Eglise troublait la manifestation. Pour les blesser, les attrister, leur faire du mal, j'avais décidé de parler de pédophilie. En fait, je voulais qu'ils ressentent ce que moi je ressentais en ayant vu les gens sur la Planta. Mes actes n'ont été en rien prémédités. En montant vers la Planta, je devais déjà ruminer ma colère contre l'Eglise. En voyant ces gens tristes, j'avais l'impression qu'ils étaient à un enterrement ». En rien prémédités... Il venait juste de lire les accusations mensongères de Mme Lanthemann dans le journal local.

Une plainte a été déposée en 2010, la procédure est toujours pendante, ce qui la porte à trois fois plus de temps que dans le cas de plainte Logean; ceci étant dit pour juger de l'égalité des droits dans un domaine d'application précis.

Changer d'ère

Il est désormais impératif que la communauté homosexuelle cesse de se construire contre la société, qu'elle cesse d'être représentée par des gens qu'elle n'a pas nommés, qui défont en un instant les promesses d'hier et qui montent l'homophobie de toute pièce, dans une logique de division, pour justifier de leur existence et de leurs subventions. Les fauteurs de guerre n'engendreront qu'extrémisme et haines mutuelles, et vouloir museler la terre entière ne fera que donner raison à ceux qui, le dialogue leur étant interdit, ne voudront plus que des solutions radicales. S'engager dans un rapport de force, à l'ombre de l'Etat, s'est avéré toujours plus que téméraire, au fil des temps, pour des minorités.

Il est peut-être temps pour la communauté homosexuelle de refuser d'être l'alibi d'une cause étrangère, celle du renversement des référents moraux et sociaux, de rechercher la paix dans le respect d'un savoir-vivre, et d'écarter sans hésiter les mentalités parasites qui se nourrissent des conflits.

7 commentaires

  1. Posté par Mash le

    Etre homosexuel n’est pas seulement de défendre ou prendre parti pour un camp politique droite ou gauche, mais de défendre nos droits … Homosexuel ou hétéro nous payons tous nos impôts nous sommes tous des citoyens nous devrions tous avoir les mêmes droits ainsi que le respect et la liberté de pouvoir se tenir la main ou de s’embrasser en publique sans en avoir a supporter des
    remarques désobligeantes.
    Il est temps de vivre avec son temps et d’aller de l’avant. Réveillez vous ! Nous ne sommes plus à l’âge de pierre

  2. Posté par Böse Birgitt le

    « Alpagay »… on ne peut trouver mieux comme nom évocateur : des pâturages de boucs bêlants… Si ils sont si férus de nature, ils devraient reconnaître que toute bête n’est pas homo ou bi-sexuelle, mais généralement sexuellement déterminée. Demain ce sera la polygamie imposée. Quelles beuzes! En tout cas COMME ILS NE RESPECTENT RIEN NI PERSONNE… DE QUEL DROIT DEVONS-NOUS LES RESPECTER?

  3. Posté par Stefan Racovitza le

    Les homosexuels constituent une minorité, dont le chiffre varie selon les sources, entre cinq et dix pour cent de la population. De vieilles statistiques parlent plutôt de cinq pour cent. Dans un cas, comme dans l’autre, il s’agit d’une assez petite minorité. Je ne suis pas homophobe, mais leurs manifestations publiques, ainsi que leurs manières de « lutter pour l’égalité » sont exaspérantes, parfois révoltantes, d’autant plus qu’il s’agit de citoyens à part entière. Ce qui se passe actuellement c’est qu’ils essayent, avec l’aide de la presse et de nombreux idiots utiles, de transformer la majorités hétérosexuels en une minorité ayant mauvaise conscience. Rester hétéro devient un risque. Les catacombes ne sont pas loin.

  4. Posté par La Rédaction le

    @ Lanthemann Chère Madame, vous trouverez nos coordonnées sous “Mentions légales” en bas de page de notre site.

    Cordialement.

  5. Posté par Lanthemann le

    L’anonymat vous va si bien! Tant d’honneur que vous me faites , il ne fallait pas voyons c’est trop! Mdr…

  6. Posté par Fabrice Praz le

    Barbara Lanthemann notre Caroline Fourest nationale remet le couvert.

    On l’avait heureusement presque oubliée. Elle nous revient en agitant le vieil épouvantail de l’homophobie. La piqûre de rappel contre ceux qui seraient tentés de constater que, ma foi, les gays vivent paisiblement en Suisse et ne sont pas pendus publiquement sur la place de la Matze.

    Porte-parole autoproclamée d’une amicale de trois angoissées qui se charge de la propagande et de la répression. Toujours, bien sûr, au nom des concernés qui ne lui ont strictement rien demandé.

    Cette personne est la meilleure ennemie de ceux qu’elles prétend défendre.

  7. Posté par Nany le

    Ca commence à sérieusement nous gaver. Nous sommes suisses, nous sommes neutres.
    Il y a des « homos » dans ma famille et parmi mes ami(e)s, et nous les traitons comme tout le monde, càd, nous respectons leur choix sexuel, tout comme eux respectent le nôtre. Tous, sans exception, réprouvent le mot « mariage » pour l’union de deux personnes du même sexe… Alors, svp, la coupe déborde.
    J’en suis à me demander si, un jour, on ne devra pas se faire tatouer « hétéro » ou « homo » sur le front… BASTA !…

    Nany

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