Allemagne : La justice exige le rapatriement d’une jihadiste et ses trois enfants

C’est une première juridique. Un tribunal allemand vient d’imposer en référé aux autorités allemandes de rapatrier une femme jihadiste et ses trois enfants actuellement dans un camp dans la partie de la Syrie dominée par les Kurdes. Sans imposer un tel rapatriement, le jugement pourrait faire jurisprudence. Plusieurs dizaines de ressortissants allemands partis faire le jihad sont concernés. Comme d’autres pays, l’Allemagne a une politique des plus réservées sur le retour de ces personnes en raison du danger qu’il pourrait constituer.

[…]

Pour la première fois, la justice allemande impose au gouvernement d’organiser le rapatriement de jihadistes. Dans ce cas concret, il s’agit d’une femme originaire de Basse-Saxe et de ses trois enfants mineurs. La famille se trouve actuellement dans un camp en Syrie. Le tribunal a fondé son jugement en recourant au principe constitutionnel imposant à l’État un devoir de protection au profit de ses citoyens.

Berlin ne voulait rapatrier que les trois enfants en raison des conditions humanitaires dans le camp de al-Hol, jugées catastrophiques. En revanche, le ministère des Affaires étrangères ne se sentait pas obligé de rapatrier la mère des enfants.

Le tribunal administratif de Berlin ne tranche pas sur le principe ou non de rapatrier tous les jihadistes allemands, et laisse pour cela aux autorités une large marge d’appréciation. Dans ce cas concret toutefois, les juges ont estimé que le retour des seuls enfants sans leur mère serait dommageable pour ces derniers.

[…]

RFI via Fdesouche.com

2 commentaires

  1. Posté par Antoine le

     »Le tribunal a fondé son jugement en recourant au principe constitutionnel imposant à l’État un devoir de protection au profit de ses citoyens. »
    Comment fera l’État pour faire valoir son devoir de protection au profit de ses concitoyens lorsque ces djihadistes rapatriés deviendront menaçant vis-à-vis des Allemands de souche ?
    Armons-nous pour nous défendre !
    Ce n’est ni la police, ni la gendarmerie, ni l’armée qui viendra à notre secours lorsque cela ira mal !

  2. Posté par Françoise le

    Depuis 1973, les tribunaux ont pris le pouvoir sur le peuple, pouvoir absolu puisque ce sont toujours eux qui ont le dernier mot (Zemmour en parle très bien). En plus, les juges ne sont ni connus, ni élus, ni éjectables. Les tribunaux jugent toujours en faveur de l’individu, le plus souvent étranger, au détriment de la nation (droits des migrants, regroupement familial, droits des prisonniers, droits des fillettes à être voilées à l’école suisse, etc.) et vont mener notre civilisation à son écroulement à court terme. Et le plus désespérant, c’est que même notre système de démocratie directe ne peut aller à l’encontre de ceci car, en Suisse aussi, les tribunaux ont le dernier mot.

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (150'216 commentaires retenus sur 9'675'514, chiffres au 25 septembre 2017) un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.