Les partis politiques, deviennent une perspective obsolète pour les décisions importantes de l’avenir…

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

La répartition des rôles, entre une gauche redistributrice et étatiste, une droite liée aux milieux de l’économie globalisée et financiarisée, chapeautée par l’adhésion aux diktats des minorités sociétales et l’extrême Droit de l’individu, mène à une impasse. C’est chaque jour plus clair, et légiférer ne sert presque à rien puisque l’Economie globalisée, la libre circulation des personnes et des biens, la fluidification des digues protectrices, s’imposent sans tenir compte des votations et élections, appuyées par de puissants lobbies et groupe d’influence supranationaux.

 

La Société ouverte, arme de destruction économique et sociale massive.

 

La répartition politicienne obligatoire ( Droite/Gauche) dictée par l’Economie, que la Gauche essaie de maîtriser par des mécanismes inefficaces de redistribution ne permet pas de résister efficacement au rouleau compresseur globaliste. Les modifications dans le sens de nouvelles normes sociétales  (féminisme paritaire vindicatif, discrimination positive, vivre ensemble utopiste, nouvelles normes de genre) sont développées car elles permettent de définir souvent de nouveaux besoins économiques et sociaux économiquement intéressants. Et qu’elles contribuent, selon l’utopie de chaos créatif du prédateur financier Soros et son rêve ( une dystopie plutôt) de société ouverte à enlever les protections culturelles et démocratiques, que sont les frontières des nations, l’identité familiale, les différences structurantes que sont le sexe, la génération, la complémentarité des rôles, la définition de Soi et de l’Autre.

La marque de Soros dans l’hystérisation récente des combats climatiques et du féminisme revendicateur agressif et revanchard est évidente, déjà par le choix des couleurs (arc-en-ciel) des révolutions à visées globalistes : printemps arabe, Maïdan, mouvement MeToo, jeunes enragés totalitaires pour le Climat, etc.

La préoccupation pour l’environnement (le mot climat est volontairement abstrait, indiquant plutôt une sorte d’ambiance), la décroissance, surtout démographique et migratoire, la promotion de l’économie locale, la souveraineté alimentaire et économique sont des valeurs importantes et vitales. Mais les solutions globalistes aggravent la perte de souveraineté, la perte d’autonomie et imposent une religion totalitaire, déconnectée des préoccupations du réel. Il importe d’y répondre par plus d’autonomie, plus de responsabilité individuelle, plus de structures sociales organiques et donc capables de s’émanciper un jour de la grande distribution, de l’agroalimentaire industriel, du système financier de la dette en croissance permanente. Le féminisme, respect du rôle des femmes, est une caractéristique culturelle du modèle celte, germanique, indoeuropéen. Sans parler de la philosophie sociale catholique et le Culte de Marie. Le respect réciproque, la liberté de s’organiser dans un modèle familial organique et complémentaire, relève des options individuelles et éthiques. Ce n’est pas à une religion abstraite et destructrice des limites et des identités qu’il appartient de légiférer ce qui relève des libertés, de la Loi naturelle et du bon sens. Le féminisme est un acquis dorénavant, mais qui ne permettra pas d’éradiquer la culture, la Tradition, les schèmes comportementaux et hormonaux liés à l’histoire du développement des sociétés européennes .Combattre un mythique et phantasmatique patriarcat (pour le remplacer par quoi : le matriarcat, une société où le sexe, le genre relève de choix artificiels, transformables à merci selon la fantaisie, les Lois du Marché ?) est absurde.

Le féminisme réel est remplacé par des utopistes et des minorités coupées du réel

On voit que ce mouvement légitime est dorénavant subverti, soumis à une nouvelle génération militante, influencée par la société ouverte de Soros, les revendications LGBT, la présentation de l’immigration comme une chance pour le féminisme. Quelle erreur naïve. L’expérience de la liberté manque plutôt (il faudra rattraper le temps de décalage évolutif) et le machisme, les comportements violents, jaloux, possessifs  attirent les jeunes mecs immigrés qui n’ont pas fait un travail obligatoire de renoncement et de soumission. La répartition des rôles, appuyée par les modèles culturels, économiques et religieux ne doit pas être normé et fabriqué par un modèle abstrait d’un égalitarisme théorique. La tradition et les comportements sociaux, la psychologie donnent des points de repère structurants. Y renoncer par la contrainte et le chantage, c’est faire exploser les protections. La société a besoin d’un code, de règles du jeu qui protègent contre tout totalitarisme et arbitraire. Il n’est pas possible de dire que toutes les règles peuvent changer, en tout temps, selon les caprices, fantaisies, ressenti de discrimination subjective. Un monde d'individus à l’identité fluctuante, en guerre individuelle les uns contre les autres, selon leur vison de leurs droits individuels. Rester autonome, pratiquer la coopération, l’entraide dans des entités organiques et économiques réelles, enracinées, reste la priorité. L’indépendance économique et financière est vitale. Une parité des sexes, un vivre ensemble dans une société d’esclaves dépendants et sans âme est inutile. Un congé paternité rigide, dogmatique, qui ne correspond pas aux besoins culturels et biologiques n’a pas lieu d’être. Le rôle du père ne se limite pas à l’immédiate après-naissance. C’est au couple, à l’entreprise qu’il appartient de trouver des solutions vivables et correctes. L’Economie d’ailleurs ne s’en laisse pas impressionner, comme des choix protectionnistes économiques non plus, elle poursuit son chemin sans sourciller, malgré les motions du Conseil des Etats.Payer une taxe sur les voyages en avion est futile, au lieu d’anticiper pratiquement l’effondrement qui vient et organiser les pratiques de survie de groupes solidaires, gérer la décélération qui vient. Les souverainistes et populistes, issus de la gauche et de la droite doivent veiller à protéger les entités vivantes, organiques, réelles et non pas ouvrir les digues à l’esclavage économique et utopique qui vient.

Dominique Baettig, 23.6.2019

 

Un commentaire

  1. Posté par Marcassin le

    1984 n’est plus une dystopie mais la triste réalité.

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