La libre circulation, première cause de pauvreté dans le canton de Genève ?

Yves Nidegger
Avocat, Conseiller national UDC, Genève

Entre 2008 et 2016, période soumise à la libre circulation intégrale des personnes, le nombre de dossiers traités par l’Hospice général a doublé, passant de 6'882 à 12'520 et portant à 20'425 (en 2016) le nombre des genevois qui ne bouclent leurs fins de mois que grâce à des prestations sociales. Une personne sur sept est aujourd’hui dépendante de prestations sociales pour assurer sa survie. Certes, le PIB a été dopé par la libre circulation des personnes (plus d’habitants égale plus de consommation) mais comme la population a cru de 5'000 nouveaux habitants en moyenne chaque année, le PIB par habitant n’a pas augmenté. Le PIB est un chiffre global et le fossé des inégalités salariales n’a cessé de se creuser, selon le Rapport sur la pauvreté dans le canton de Genève (août 2016), de sorte que la classe moyenne, qui est le fondement de la stabilité sociale, s’étiole.

La politique du Conseil d’Etat sortant aura été de vouloir tout et son contraire : la cohésion sociale, d’une part, brandie comme une priorité et une condition de durabilité du « Grand Genève » économique et démographique, l’ouverture toutes grandes des frontières, d’autre part, qu’il préconise avec la même énergie car elle fonde le « Grand Genève » mais dont l’effet mesurable sur dix ans aura été d’augmenter le nombre et la proportion de ceux qui doivent recourir à l’aide sociale pour survivre alors même que les entreprises prospèrent et que le nombre des frontaliers suit l’indice de l’emploi en augmentation.

Le 9 février 2014, le peuple et les cantons ont donné à la Confédération la compétence de légiférer en matière de protection de la population contre les effets négatifs de la migration incontrôlée (art. 121 a Cst). Les chambres fédérales n’ayant fait qu’un usage extrêmement partiel de cette compétence, les cantons ont le droit d’édicter des règles occupant les espaces non couverts par la loi fédérale. Le canton est compétent, il doit lutter contre la pauvreté par des règles de préférence indigène. L’initiative « Genève d’abord » est lé pour pallier les effets négatifs de la migration incontrôlée (dumping et remplacement).

La récolte de signatures pour l’initiative « Genève d’abord » est en cours.

 

Yves NIDEGGER, 076 382 48 00

12 commentaires

  1. Posté par Younes le

    L’ALCP n’est qu’une tromperie que la suisse a assumé les mauvaises conséquences.les genevois n’ont pas de travail alors que les frontaliers profitent pleinement,chose qui n’est pas acceptable.il est temps de trouver une solution pour éviter la catastrophe

  2. Posté par sophie edouard le

    pas assez de pauvreté visiblement en Suisse étant donné tous ceux qui s’évertuent à continuer de voter à gauche. Que la chute continue!!!

  3. Posté par Liberté et patrie le

    Je connais une personne au social depuis 2003. Il ne cherche pas un emploi hors du canton de Genève, il préfère rester au social. L‘autre personne au chômage d‘abord et maintenant au social ça fait environ 4 ans.
    Elle ne trouve pas de travail comme Suissesses dans l‘ horlogerie à Genève ni comme nettoyeuse à l‘hôpital, ils font croire au début a un engagement et après il y a la désillusion. Pas de travail pour vous Madame car on préfèrent les autres avant les notres. Il n’y a rien qui change à Genève que la poudre aux yeux des cons de Suisse. Ils sont devenu des veaux les Suisse ils ne se battent plus ils sont bon pour ……

  4. Posté par Antoine le

    La gôche n’est là que pour dépenser l’argent (nos impôts) des autres … pour aider les migrants/immigrés issus de l’immigration de masse illégale …
    L’école atteint des limites tellement basses que ça risque le ridicule ! Le niveau est catastrophique quel que soit le canton romand … à croire que tous les (ir) responsables de l’éducation se sont donné le mot …

  5. Posté par UnOurs le

    Un gauchiste honnête devrait réaliser que l’on ne peut préserver un système social sans barrières. Parce qu’une fois que ces barrières sont détruites, la droite libérale s’empresse d’utiliser la main d’oeuvre étrangère pour casser le marché du travail et briser les solidarités autochtones, tant celles qui sont étatiques que celles qui sont organiques. Pendre les libéraux de gauche avec les tripes des libéraux de droite, voilà qui serait un beau projet politique.

  6. Posté par Vengeur le

    Gauche et néo-libéraux même combat, les uns profitent de ce que les autres imposent par culpabilisation du peuple et , il faut également le préciser la bêtise populaire…la dernière votation est là pour le confirmer. Tant pis pour vous, c’est vous qui l’avez chercher, en tout cas la majorité…..

  7. Posté par Thomas le

    Et en plus on a nos élites politiques qui sont pour la libre circulation des personnes et qui ne paient pas correctement leurs impôts,je fais référence à Mr Broulis et Madame Moret…et en plus de favoriser le dumping salarial et la perte de nos emplois ces gens nous disent que c’est important de payer nos impôts,que c’est un devoir….encore faudrait-il qu’ils nous laissent gagner correctement nos vies..pour moi ces gens ont perdu toute crédibilité et tout sens de la réalité..

  8. Posté par Sergio le

    Ce n’est pas seulement la pauvreté pour tous qui est garantie, c’est la clochardisation de toutes nos institutions à commencer par l’école. À la fin du cycle scolaire obligatoire, certains arrivent à peine à écrire leur nom.

  9. Posté par Thomas le

    Pas pas seulement à Genève!!!C’est toute la Suisse qui est concernée…il parle de croissance et moi je n’ai jamais vu autant de suisses pauvres dans ce pays…nos politiques sont des TRAITRES!!!!!

  10. Posté par Jim Droz dit Busset le

    Politique catastrophique d une immense majorite d elus qui trucident literalement le peuple de Suisse , meme si une grande partie de celui-ci n a toujours pas compris a quelle sauce cancerigene il allait etre totalement bouffe ! Et la part d ennemis du pays ne cesse d exploser !

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