Votation NoBillag. Et s’il était temps de laisser entrer un peu d’air frais?

David l’Epée
Philosophe, journaliste

Votation NoBillag

Et s’il était temps de laisser entrer un peu d’air frais ?

 

Ceci n’est en aucun cas un argumentaire rationnel et méthodique, ce n’est qu’un billet d’humeur sans prétention à la vérité. La votation NoBillag, que je considérais d’abord comme un sujet très secondaire et même dénué d’importance, me plonge à présent dans des abîmes de perplexité. Le comble pour quelqu’un qui ne regarde presque jamais la télévision ni n’écoute la radio ! Je suis très partagé et je penche pour le moment du côté du vote blanc, même si j’avoue qu’une des deux autres options me tente de plus en plus, pour des raisons dont je vais dire quelques mots plus loin.

 

Service public et cohésion nationale

Comme le savent certains lecteurs de ce site (qui n’hésitent d’ailleurs jamais à m’en faire le reproche), je me définis grosso modo comme socialiste. Pas au sens du PS bien évidemment (surtout pas !) ni même au sens d’une quelconque gauche (laquelle, tout comme la droite, est désormais rangée à jamais au rayon des antiquités) mais au sens d’une gestion collective de certaines institutions, de certains moyens de production, de certains secteurs de l’économie. Comme socialiste, je suis évidemment partisan d’un maintien des services publics, et on pourrait dire, un peu rapidement, que la RTS, telle qu’elle a été financée jusqu’ici, en est un. Ce serait toutefois aller un peu vite en besogne.

S’il est légitime de résister au mouvement de libéralisation de certains secteurs essentiels au bien commun (en sachant que ce mouvement-là fait partie de la dynamique du capitalisme tel qu’il a cours dans nos sociétés), on ne peut toutefois pas mettre la radio et la télévision sur le même plan que les hôpitaux, l’instruction publique ou la défense par exemple. Il y a tout de même une hiérarchie à établir, tous ses secteurs-là ne se valent pas, tous ne sont pas également cruciaux pour la population. Privatiser nos écoles ou notre armée ne serait-il pas infiniment plus grave et plus dommageable que privatiser une chaine de télévision ?

Mais puisque nous parlons de l’armée je voudrais m’arrêter sur un point. Les opposants à l’initiative NoBillag ont beau dire que la RTS participe d’une certaine cohésion nationale et assure un lien entre les régions, j’ai un peu de peine à croire à leur bonne foi lorsque je sais que les mêmes personnes, lors des débats sur la suppression de l’armée de milice, ont balayé d’un revers de manche ce même argument comme s’il était nul et non avenu. Comment peut-on à la fois prétendre que les médias d’Etat constituent un facteur de cohésion nationale tout en déniant cette valeur-là au service militaire ? Ce simple exemple de double discours illustre ce que je reproche principalement aux opposants à l’initiative : la malhonnêteté intellectuelle.

 

David contre Goliath

Politiquement, je n’ai pas spécialement de sympathie pour les initiants car ils souhaitent prendre le risque d’une libéralisation et c’est une mutation économique dont je me méfie beaucoup par expérience. Mais humainement et moralement j’ai encore moins de sympathie pour les opposants car ceux-ci, se sentant soudain menacés dans leurs privilèges, réagissent par une communication massive et souvent condescendante qui cache mal le mépris qu’ils portent à leurs adversaires et à la population en général. Que penser en effet de ces artistes et de ces personnalités du show-biz helvétiques qui se drapent généralement dans leur apolitisme (c’est bon pour les affaires) mais qui n’hésitent pas à se transformer en militants dès qu’on fait jouer un peu leurs réflexes corporatistes ? La défense de leur statut, de leurs subventions, répond-elle à une nécessité si élevée qu’on doive, pour la maintenir, continuer de donner un blanc-seing à une caste médiatique pour qui le journalisme sérieux n’est plus depuis longtemps qu’un vieux souvenir et qui s’est transformé depuis des années en simple machine de propagande ? Spontanément, dans ce type de querelles, j’ai tendance à prendre parti pour les plus faibles contre les plus puissants. Vieux reste de morale chrétienne ? Je ne sais pas, mais ça me semble plus juste. Dans cette affaire-là, nous avons en tout cas clairement un David (les initiants) et un Goliath (la RTS). Tout ça ne suffit certes pas à fonder une analyse politique mais c’est un aspect qu’il faut néanmoins prendre en compte.

Alors certes, on ne fait pas de bonne politique avec de bons sentiments, c’est bien connu. D’ailleurs, pour tout dire, ces bons sentiments, je commence un peu à m’en méfier, car quand on s’y fie trop on finit souvent dindon de la farce. Les bons sentiments sont ceux qui nous incitent à ne pas nous mettre au niveau de l’adversaire quand celui-ci ne recule devant aucune bassesse. Les bons sentiments sont aussi ceux qui nous poussent à défendre par principe ce que nous pensons être juste quand bien même cette cause-là, éternellement trahie, se retourne systématiquement contre nous. Vous voyez où je veux en venir ? J’ai toujours eu tendance à défendre par principe le service public, car je pense que ce modèle est le meilleur. Mais il se trouve que dans le cas des médias, ce service public, défendu et financé par des gens comme moi, passe son temps à faire la promotion de ce que les gens comme moi combattons et à cracher sur ce que les gens comme moi respectons et aimons. Et les gens comme moi, vous savez, ça fait quand même beaucoup de monde.

Je trouve légitime de payer une taxe pour profiter de la radio et de la télévision. On peut bien sûr discuter du montant et de la répartition, mais le principe en soi ne me pose pas de problème. Je trouve par contre beaucoup moins légitime que cette radio et cette télévision n’aient pas vocation à être notre voix, à nous la majorité des gens qui payons, mais s’obstine à être la voix d’une minorité. La RTS a complètement rompu le contrat tacite de représentativité qui la liait aux citoyens. Cette représentativité est même à présent complètement inversée ! On peut désormais parler de classe médiatique au sens où cette classe sécrète sa propre idéologie sans se soucier le moins du monde des sensibilités majoritaires dans notre pays.

 

La RTS confisquée par la classe médiatique

La Suisse est majoritairement opposée à l’adhésion à l’Union européenne : les journalistes sont majoritairement acquis à la thèse inverse. La Suisse est majoritairement favorable à un certain serrage de vis dans le domaine de l’immigration : les journalistes pensent majoritairement qu’il faut ouvrir les frontières encore davantage et accueillir encore plus de monde. La Suisse est majoritairement attachée à son identité et à ses spécificités : les journalistes sont majoritairement favorables à la mondialisation, au multiculturalisme et au déracinement. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi les plus visibles. Il vient un moment où la question se pose : qu’est-ce qui nous oblige, sur le plan de nos principes ou de notre idée du bien, à payer pour subir ça ? La couleuvre n’est-elle pas devenue trop grosse à avaler ? Est-il vraiment sain de continuer à embrasser le bâton qui nous frappe ?

Comme plusieurs d’entre vous sans doute, je fais partie de ceux dont les rares apparitions sur les médias d’Etat n’ont pu se faire que parce que nous correspondions à une des figures d’épouvantail dont la classe médiatique avait besoin pour faire passer son message. Nous ne faisons jamais appel à nous que pour jouer le rôle des méchants de service (trop révoltés, trop patriotes, pas assez intégrés au système) et pour nous faire jouer ce jeu-là on est prêt à tous les raccourcis, à tous les amalgames, à tous les mensonges. Parfois la manipulation du réel et le caractère diffamatoire de ces mensonges est tellement énorme que ça peut se finir devant la justice – ça m’est arrivé, à moi comme à bien d’autres.

Aussi n’y aurait-il pas, derrière ces bons sentiments qui nous poussent à soutenir le service public malgré tout et à nous montrer plus nobles que nos adversaires, une part de masochisme ? Nous nous montrons beaux joueurs et nous recevons, pour toute récompense, des insultes et des calomnies, tandis qu’on nous abreuve quotidiennement, et à nos propres frais, d’une propagande en faveur des idées opposées aux nôtres. Je ne dis pas que sous prétexte que nous payons notre redevance, on devrait nous dérouler un tapis rouge, bien sûr que non, mais je dis que nous devrions pouvoir attendre une certaine honnêteté dans le traitement des sujets qui nous concernent. Et que l’on ne se méprenne pas : je ne fais pas de ce scrutin une affaire personnelle, mon cas n’étant qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Je tiens à la préciser car s’il est vrai qu’on ne fait pas de bonne politique avec des bons sentiments, il est tout aussi vrai qu’on ne fait pas de bonne politique avec du ressentiment. Gardons-nous de ces deux écueils.

 

Qui défend la diversité dans ce scrutin ?

En me baladant ces dernières semaines dans les villes suisses, j’ai été frappé par le monolithisme des placards des partis et des tracts distribués à tous les coins de rue. Au cœur de la démocratie la plus développée du monde s’alignent des affiches qui ne diffèrent que par leurs couleurs ou par leurs logos mais qui, sur l’objet de cette initiative, ne délivrent qu’un seul mot d’ordre, toujours le même : NON. L’impression est frappante, en passant devant les panneaux réservés par les communes à l’affichage des partis, de voir ce même mot de trois lettres se répéter invariablement, en une sainte alliance de tous les adversaires de façade rassemblés derrière la conservation du vieux système. Rien ne m’effraie autant que l’unanimisme, et lorsque toutes les forces politiques traditionnelles, vermoulues, qui nous trahissent depuis si longtemps, font chorus pour nous pousser à aller dans une direction, j’ai spontanément tendance, par un rejet instinctif mêlé de dégoût, à prendre la direction opposée. Là encore, je vous l’accorde, on ne fonde pas une bonne politique sur un réflexe comme celui-ci, mais cet aspect psychologique-là doit être considéré dans une campagne car il ne peut laisser les citoyens indifférents.

Comme je me faisais cette réflexion, un militant m’a tendu un tract et m’a expliqué qu’il était important de voter non à l’initiative car c’était le seul moyen de préserver la diversité de l’offre médiatique. La diversité ? J’ai balayé du regard les stands et les affiches et je n’ai vu qu’un seul mot d’ordre, qu’un seul slogan, qu’une seule vision.

Tentant de caresser mon anti-capitalisme dans le sens du poil, une bonne dame tractant pour je ne sais quel parti (ça n’a aucune importance puisqu’ils préconisent tous la même chose) m’a tenu à peu près ce langage :

  • Cette initiative, en affaiblissant les médias traditionnels, fait le jeu des géants de la Silicon Valley.
  • Entre la propagande de la RTS et celle des géants de la Silicon Valley, lui ai-je répondu, il y a peut-être une troisième voie, vous ne pensez pas ?
  • Non, je ne pense pas, m’a-t-elle répliqué. Regardez les Etats-Unis par exemple, les médias traditionnels sont en crise et les réseaux sociaux ont pris un poids considérable. Pas étonnant dans ces conditions qu’un type comme Trump ait été élu !
  • En effet, ai-je admis, si les Américains avaient lu les journaux, écouté la radio et regardé la télévision durant la campagne présidentielle, ils auraient sans doute voté en masse pour Hillary Clinton.
  • Oui, voilà, vous avez compris.
  • Effectivement, j’ai très bien compris.

 

Un coup de pied dans la fourmilière

La diversité de l’information, on l’aura compris, n’est pour les partisans du maintien du système en place qu’un faux nez cachant mal leur désir de maintenir, encore plus longtemps, la partialité de fait de la RTS, son unilatéralisme, son « objectivité » à géométrie variable. Par ailleurs s’il importe de se méfier des GAFA (Google-Apple-Facebook-Amazon), qui incarnent aujourd’hui une mutation inédite du capitalisme dont on ne sait pas encore trop ce qu’elle nous réserve, c’est un sujet sans lien direct avec celui qui nous occupe. Les réseaux sociaux par exemple, quels que soient leurs qualités et leurs défauts, n’ont jamais prétendu remplacer les médias d’information puisqu’ils sont tout à fait autre chose. S’il est possible que certains grands groupes financiers (qu’ils soient liés ou non à la Silicon Valley) aient un intérêt à la libéralisation de ce secteur, sur le modèle de ce qui a pu se faire aux Etats-Unis ou dans l’Italie berlusconienne, se limiter à ce cas de figure revient à ne voir que la face sombre, négative, de ce changement. Faut-il nécessairement peindre le diable sur la muraille ? N’y a-t-il vraiment, comme alternative à la propagande d’Etat, que la propagande du capital ? Pourquoi toujours agiter le chiffon rouge de médias contrôlés par les grandes multinationales alors que cette libéralisation pourrait aussi permettre l’émergence de médias indépendants et honnêtes susceptibles de donner un coup de jeune à la radio-télévision et qui amèneraient un peu d’air frais ? Est-ce vraiment pêcher par naïveté que de poser la question ?

Il vaudrait mieux, sans doute, maintenir le service public et y remettre bon ordre afin d’y rétablir une vraie représentativité et de dissoudre la classe médiatique qui s’y est formée et qui maintient contre vents et marées son magistère idéologique. En ce sens j’aurais d’abord été tenter de voter « non mais », seulement cette option n’est pas disponible : c’est à prendre ou à laisser. Or le mal est si profond, les mauvaises habitudes si enracinées et le dogme si incontesté parmi la profession qu’on peut s’interroger : ce système est-il vraiment réformable ? Les opposants à l’initiative ne se rendent pas bien compte à quel point beaucoup de nos concitoyens peuvent être excédés par ce monolithisme, cet unilatéralisme permanent, pontifiant, moralisant, parfois même inquisiteur, qui est celui de la RTS. Ils ne réalisent pas les frustrations, les colères, le ras-le-bol que peut engendrer ce sentiment d’impuissance ressenti par tant de gens devant un téléviseur ou un poste de radio qui leur dit qu’il fait jour quand il fait nuit, qui leur fait la leçon en permanence et qui ne leur laisse généralement aucun droit de réponse. La plupart des journalistes n’ont sans doute même pas conscience de ça, ils pensent sûrement être dans le vrai et le juste, mais le fait est qu’ils ont confisqué l’opinion au profit d’une minorité qui est la leur. C’est d’ailleurs ce qui explique, depuis plusieurs années, le développement croissant et de plus en plus dynamique des médias alternatifs et de la réinformation en ligne. Rappelez-vous la banqueroute de L’Hebdo !

A l’issue de cette introspection, je ne suis toujours pas fixé sur le message du bulletin que je déposerai dans l’urne le 4 mars. J’attendrai sans doute le dernier moment pour faire mon choix. Les initiants, avec leur argumentaire un peu limité (« arrêtons de payer ! »), n’auront pas beaucoup fait bougé les lignes. Les opposants, par contre, avec leur unanimisme, leur position de force et leurs leçons de morale, auront beaucoup fait progresser la cause du OUI.

 

David L’Epée, 13.2.2018

10 commentaires

  1. Posté par Andrea le

    Déjà voté.
    Ja, Sì, Oui.
    Sans perdre une miette de pluralisme linguistique.

  2. Posté par syl le

    Animateur à la RTS pendant 20 ans, Bertrand Décaillet explique ce qui a changé et pourquoi il votera OUI à l’initiative No Billag, le 4 mars prochain.

    https://www.youtube.com/watch?v=DUuJ-BODS7M

  3. Posté par john longeole le

    Moi je trouve que David l’Épée pèse trop le pour et le contre, il retourne trop le problème dans tous les sens, et il veut trop ménager la chèvre et le chou. A la fin de son long raisonnement il ne sait toujours pas ce qu’il va voter. Si j’étais lui je me souviendrais de la manière dont il a été diffamé par la RTS et ca me suffirait pour conclure qu’il faut à tout prix faire taire cette machine de propaganda au service du politiquement correct.

    Vous êtes trop gentil monsieur l’Épée. Et surtout pas rancunier.

    Je voterai oui, en partie par sympathie pour vous car vous êtes un exemple de personne ayant subi un lynchage dégueulasse par la RTS. Vous n’êtes pas le seul. Il ne faut plus tolérer cette police de la pensée malfaisante. C’est clair net net précis.

    NoBillag!

  4. Posté par bdr le

    Si la Rts voulait prouver qu’elle fait de l’information objective et non militante elle pourrait simplement descendre dans la rue interroger tout un chacun sur ce qu’il pense de la question billag et ce, bien entendu, EN DIRECT A L’ANTENNE.
    Bon moi j’ai pas la télé donc j’dis ça… ils ont peut-être déjà fait.

  5. Posté par Istvan le

    Merci, Monsieur, pour votre texte très élaboré et argumenté. Mais à tout prendre, peut-on, quand on voit l’absence de toute affiche pour le OUI, encore balancer ?
    L’argent n’est certes pas l’argument essentiel, c’est le mépris de cette classe médiatique, pour ceux qui aiment leur pays, refusent les pressions de l’UE et considèrent le patriotisme comme une valeur non dépassée. Après avoir été, comme vous, un fidèle de la gauche, mais ouvrant enfin les yeux sur les rapports plus ambigus de cette gauche avec l’argent (à propos, la Silicon Valley, décriée par la gauche, vote bien démocrate…), je considère qu’il est temps de redéfinir le service public de l’information.

  6. Posté par A. Bloesch le

    @Nicole Laurent
    Vous citez quelques émissions du cru, des émissions d’information, de qualité inégales, dites-vous.
    Donc, comme beaucoup, vous espérez qu’un programme exceptionnel, fera une différence ou qu’il ne tombera pas dans l’oubli une semaine plus tard. C’est comme espérer que vous pouvez manger des frites et des plats en sauce toute la semaine et ensuite diminuer votre taux de cholestérol avec une simple fleur de brocolis le dimanche soir… Bon appétit médiatique!

  7. Posté par Antoine le

    Je voterai OUI à no billag et j’encourage David l’Epée de mettre un bulletin  »OUI » à la place d’un bulletin blanc dans l’urne !
    Merci pour ce billet et cette analyse.
    Le plus étonnant , je cite Syl :  »Car une votation sur un impôt demande une double majorité quand il est devant le peuple. ce qui n’a pas été le cas en 2015 (seul 6 cantons l’ont acceptés). » Y a-t-il eu vice de forme ou une entourloupe de plus du CF ?

  8. Posté par Myrisa Jones le

    « La RTS a complètement rompu le contrat tacite de représentativité qui la liait aux citoyens. Cette représentativité est même à présent complètement inversée ! On peut désormais parler de classe médiatique au sens où cette classe sécrète sa propre idéologie sans se soucier le moins du monde des sensibilités majoritaires dans notre pays. »

    Tout est dit!
    Oui à « No billag »

  9. Posté par Nicole Laurent le

    Bien que n’ayant pas de sympathie particulière pour les initiants, je ne vois toujours pas en quoi la RTS sert la cohésion nationale. Les émissions communes aux quatre régions linguistiques sont rarissimes et, vu la qualité niannian de celles que j’ai le souvenir d’avoir suivies, je serais tenté de plutôt m’en réjouir. Restent donc, quelques émissions du cru, comme À bon entendeur, Temps présent, Géopolitis, Infrarouge, etc., de qualités inégales mais, originales. De là à dire qu’elles ont une fonction qui relèverait du principe pour lequel il faut maintenir le financement contraint par BILAG. Il y a un pas que je ne franchirai pas. Pour le reste, la RTS diffuse les mêmes programmes commerciaux que toutes les autres chaînes. Quant à l’information, il n’existe quasiment pas de sujet qui ne soit déformé par les journalistes qui les préparent. Que la RTS parle de Trump, de Poutine ou d’Israël, l’information est systématiquement orientée, tronquée afin de faire passer des messages ciblés, déformants de telle sorte que la manière de voir très orientée qu’ont les journalistes de la RTS, offre une vision non seulement partisane mais souvent déformée mais parfois malveillante, bien éloignée des réalités, afin semble-t-il de satisfaire à certains codes de pensée entretenus au sein de notre société bien-pensante et multiculturelle.

  10. Posté par Syl le

    @David L’Epée
    Merci. pour cette prise de position qui décrit si bien la position de beaucoup.
    J’y ajouterais que, vu le tintamarre de l’équipe du non, et le but visiblement atteint du monde médiatique, de dépeindre des jeunes qui veulent pas payer, on a de la peine à entendre leurs arguments principaux. J’ai tendu l’oreille directement vers les initiants.
    Voilà une partie ce que j’ai entendu, lu. Pour eux, il s’agit de libérer le peuple du joug de la classe médiatique unilatérale et monopolistique qui se concentre dans la SSR.
    Et, de Sa main-mise sur le choix pour tous de la culture, musicale, cinématographique, humoristique etc.. qui nous est imposé au travers de l’entonnoir SSR.
    De nous libérer, du nouvel impôt qui remplace la redevance et qui nous est imposé depuis la votation 2015. Car une votation sur un impôt demande une double majorité quand il est devant le peuple. ce qui n’a pas été le cas en 2015(seul 6 cantons l’ont acceptés).
    De stopper l’extension tentaculaire de la SSR, entreprise privée tout de même, sur l’info et la culture et la formation des jeunes esprits. Car sous prétexte d’une redevance de radio et télévision, nous voilà entrain déjà de payer son développement sur internet des sites SSR, des comptes facebook SSR, des twitters SSR, des infos écrites SSR, en concurrence déloyale avec d’autres acteurs politiques, artistiques, culturels du net sont déjà Et de continuer de payer pour le futur projet esquissé par M. Marchand, encore plus d’internet pour atteindre les jeunes..?!. sur leurs médias priviégiés!
    Avec le oui. il s’agit d’enrayer cette emprise étatique, politique et médiatique sur les médias publics. Car, vous êtes non sans savoir que Doris Leuthard a dans son tiroir la loi qu’elle veut faire passer au national au mois de juin sur le subventionnement de la presse écrite….
    on a l’impression de retourner en 1984…
    des arguments il y en à d’autres. Et je vous en livre un personnel.
    (regarder le documentaire les pirates des ondes rts 1979, par exemple)
    Je fais partie de la génération à qui on a confisqué des radios libres, confisqué de la culture, les talents qu’on a gardés éloignés du public, des publics pour d’obscures raisons par le moyen si commode du sacro-saint service public. j’ai rencontré tant de gens talentueux, et encore plus depuis qu’il y a net. Les gens en nombre méritent de connaître librement le travail des personnes de talent de leur choix, tel que vous et tant d’autres, sans avoir une tentacule de la SSR sur l’épaule, voir dans la tête. parce que le lavage de cerveau des enfants de la télé a fait son oeuvre. Entendre des gens, même des jeunes!, appeler au maintien de la SSR et de la redevance d’état, au nom de la puralité, de la liberté d’expression, de la démocratie…. alors là c’est retour vers le futur en 1984… p….ain, m..de, la guerre c’est pas la paix!
    OUi à no billag

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