Bien que ses efforts pour instaurer la démocratie dans les pays du Proche-Orient se soient avérés destructeurs, Washington ne renonce pas à son idée de faire la même chose en Chine. Il est même prêt à financer à hauteur de 1,5 million de dollars chaque projet visant à lutter pour l'établissement de la démocratie dans ce pays.
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Le devoir et le droit d’ingérence doivent se restreindre strictement à l’humanitaire comme s’y astreint le CICR, cela avec l’accord des autorités nationales; le CICR, se veut une organisation « impartiale, neutre et indépendante ». Toute autre ingérence au nom de l’humanitaire, des droits de l’homme, de la démocratie, du maintien de la paix est une violation. Tant d’actions humanitaires sont devenues des tentatives d’imposer les valeurs occidentales, mondialisation et accord de libre échange inclus, à des population plus ou moins rétives. Une guerre préemptive à l’américaine, avec ses satellites français, anglais, etc, n’est pas une application de ce devoir et de ce droit d’ingérence humanitaire. A tort, cette soit-disante obligation de protéger est devenue en Occident synonyme de droit d’ingérence militaire et de violation de la souveraineté d’un Etat, au motif de « protéger » sa population contre son gouvernement, même élu démocratiquement comme en Syrie ou de le protéger contre son dictateur ou führer comme en Libye. Quand il s’agit de renverser un gouvernement, les USA excellent mais quand il faut instaurer une structure gouvernementale viable et démocratique ils en sont incapables. Cette expérience du printemps arabe a mis en doute la soit-disante politique étrangère « humanitaire » droit-de-l’hommiste d’ingérence; cette politique humanitaire se distingue de la politique étrangère traditionnelle par sa critique de l’absence de dimension morale des conceptions d’intérêt national et d’équilibre des forces. Cette politique étrangère humanitaire ne trouve pas sa justification dans la victoire sur une menace stratégique, mais dans la suppression des conditions portant atteinte, selon elle, aux principes universels de justice et des droits de l’homme. Erigée en principe directeur de stratégie, comme le fut celle des USA lors du printemps arabe, elle oblige à des choix incompatibles. Les USA se croient-ils obligés de soutenir tous les soulèvements populaires contre tous les gouvernements non démocratiques, y compris ceux jugés essentiels pour préserver l’équilibre international et la paix? Toutes les manifestations et révolutions populaires sont-elles démocratiques par définition? L’Arabie Saoudite, cette monarchie et théocratie arabo-islamique traditionnelle, radicale et tribale, ne restera-t-elle alliée des USA que jusqu’au jour où des manifestations populaires y éclateront?