Colombie – Suite aux manifestations massives organisées le 10 août par les catholiques dans différentes villes du pays pour refuser l’enseignement de la théorie du genre dans les écoles, le président Santos a réuni le cardinal Ruben Salazar, le nonce apostolique Mgr Ettore Balestrero et Mgr Fabio Suescún, archevêque militaire, afin de leur assurer que ni le Ministère de l’éducation, ni le gouvernement ne feront la promotion de l’idéologie du genre.
En bon politicien, le président Santos tente de sauver la face en niant l’évidence et en prétendant qu’il n’a jamais eu l’intention de permettre l’enseignement de l’idéologie du genre. Le manuel du ministère de l’éducation mettant en avant une vision transgenre avait pourtant bien été validé par le ministre de l’éducation, Gina Parody, lesbienne déclarée. Le manuel «Orientations sexuelles et identités sexuelles non hégémoniques à l’école» portait d’ailleurs le logo du ministère de l’éducation nationale et avait été élaboré en collaboration avec le Fonds pour la population des Nations Unies et l’UNICEF.
Ce manuel scolaire avait suscité l’indignation à travers tout le pays, et avait été condamné par la Conférence épiscopale colombienne et par le procureur général Alejandro Ordonez. Un ultimatum avait été adressé au pouvoir : retirez ce manuel scolaire ou présentez votre démission !
Le procureur Ordonez a déjà dit ne pas croire à la sincérité du président Santos et a averti les médias colombiens que «les parents restent vigilants» contre ce qui est considéré comme une tentative du gouvernement d’endoctrinement des enfants à l’idéologie du genre. « On ne peut utiliser une politique éducative pour menacer et arracher le droit des parents de choisir l’éducation de leurs enfants.»
Extrait de: Source et auteur


Après avoir été éprouvé par des dizaines d’années de terrorisme dues aux Farc, la Colombie n’a certainement pas besoin du nouveau fléau qu’est la théorie du genre; comme de bien entendu, elle vise d’abord les enfants.
Combien d’enfants les Farc n’ont-ils pas enrôlés dans leurs rangs, les contraignant aux pires horreurs? Ils n’ont même pas encore été jugés, pour leurs crimes.
Que l’Unicef donne la main aux criminels, n’a rien d’étonnant.
Je me réjouis que le peuple colombien montre une telle réactivité face aux nouvelles agressions qui se profilent. Lors de mon voyage en Colombie, en 79, j’avais été stupéfaite de découvrir des gens extrêmement au fait de ce qui se passait en Europe, et en France, tout spécialement. Leur sens de l’humour m’avait conquise.