Les migrants, qui affluent sur le sol européen, sont célébrés comme jadis l’étaient les héros de nos guerres. Les associations et les quelques « bonnes âmes » leur réservent une haie d’honneur, parfois nourrie par des salves d’applaudissements. Les hommes politiques, les médias et les intellectuels n’acceptent plus que la moindre voix discordante vienne troubler la partition multiculturaliste. Sur la question, « le vrai clivage oppose les démocrates à l’extrême droite », affirme Patrick Dupriez, coprésident d’Ecolo. Faut-il en conclure que plus de sept belges sur dix, inquiets de voir une marée déferler sur le continent, sont d’odieux racistes ? Non, évidemment. La question des migrants est, en réalité, l’objet de toutes les manipulations (culpabilisation, appel aux émotions, mainmise sur la parole publique…) de la part du « camp du Bien » montant en agressivité pour mieux masquer le fossé le séparant du peuple.
Les élites se déclarent unanimement prêtes à ouvrir les frontières au tout-venant et donc à accueillir toute la misère du monde. Les réfugiés ne sont pourtant jamais les bienvenus dans leurs tours d’ivoire. Dans sa conférence de presse de rentrée, François Hollande affirmait n’avoir « aucune maison secondaire disponible » : peut-être pensait-il, à ce moment précis, que chaque Français en possédât une à mettre à la disposition de la bonne cause ? Marc Lavoine, figurant parmi les artistes mobilisés pour les réfugiés, n’est pas prêt à en accueillir chez lui car « la solidarité humaine doit être réfléchie ensemble ». Dans une communication dont ils ont le secret, les Verts européens ont déclaré souhaiter accueillir des migrants au sein du Parlement, faisant fi de toutes les règles élémentaires de sécurité dans de tels lieux.
« Le sentiment de culpabilité est un aiguillon puissant », écrivait Paul Auster. Il faut donc, coûte que coûte, culpabiliser le citoyen. Notre pays devrait accepter son flot de réfugiés au nom, d’une part, d’une dette historique contractée dans les champs de coton du Congo belge et, d’autre part, d’un juste retour des choses car nos « parents » et nos « grands-parents » ont pris eux-mêmes le chemin de l’exil pour fuir la guerre. Cela fait pourtant plus de cinquante ans que la Belgique a quitté l’Afrique centrale sans que les pays, désormais décolonisés, n’aient, depuis, pris leur destin en mains et entrepris quoi que ce fût pour éradiquer la pauvreté. Les Belges, qui ont fui les atrocités des deux guerres mondiales, se sont rendus dans les pays voisins et n’ont donc pas rejoint des contrées fort éloignées : il ne fait d’ailleurs aucun doute que si des Français, des Néerlandais ou des Anglais –et même des Européens de souche- venaient à subir les affres de la barbarie, les Belges seraient prêts à les accueillir.
Pour attendrir le citoyen afin qu’il accepte plus facilement son quota de migrants imposé par une Europe déphasée avec ses populations, les médias dépassés mettent des noms sur les visages, racontent des histoires, forcément tragiques et jouent sur le registre de l’émotion. Les images des camps de réfugiés masquent systématiquement la réalité profonde, celle d’une « jungle » au cœur de laquelle les détritus s’amoncellent, malgré les mesures sanitaires et où les tensions ne manquent pas d’éclater, préfigurant une importation des conflits au cœur de nos quartiers. Imposant avec une difficulté croissante leur tyrannie lacrymale, car les citoyens sont de moins en moins dupes, les médias n’ont plus de retenue et ne se privent pas d’agir jusqu’à la nausée. Les images du corps sans vie du petit Aylan, sur une plage turque, ont fait le tour du monde, alors que la bienséance évite ordinairement de montrer les enfants victimes de nombreux autres conflits. L’exposition du cadavre du jeune Syrien était donc sous-tendue par un but exclusivement idéologique.
Si la caste politiquement correcte joue de manipulation, c’est parce que l’immigration est, pour elle, forcément une chance. Si la Belgique a pu assimiler les Italiens -pour reprendre l’exemple le plus fréquemment cité-, par le travail et au nom d’une assise culturelle commune, il n’en va pas de même des populations musulmanes dont les valeurs s’éprouvent difficilement dans la culture européenne, comme l’atteste la démultiplication des tensions dans les quartiers dits multiculturels, mais en réalité déjà arrachés au contrat national. Surtout, l’immigration est un problème se posant avant tout en des termes démographiques. Une poignée d’individus s’adapte toujours, à terme, à la nation d’accueil, pour deux raisons complémentaires : en petit nombre, elle éprouve moins la tentation de se replier sur elle-même que si elle s’implante par grappes entières ; en nombre limité, elle suscite une méfiance limitée de la part de nationaux qui y voient une menace moindre pour leurs valeurs et leurs salaires. Une masse indéfinie de personnes ne se fond au contraire jamais totalement dans le creuset d’accueil, pour les raisons exactement inverses. Nous en sommes là aujourd’hui.
Selon la légende savamment entretenue, tous les migrants fuiraient des persécutions dont ils seraient victimes dans leurs pays. Parmi eux, il se trouve pourtant de nombreux réfugiés économiques et, pire encore en terme de sécurité collective, des terroristes envoyés par Daech pour mettre l’Europe à feu et à sang. Dans un discours prophétique tenu à Birmingham en 1968, Enoch Powell, leader du Parti conservateur déclarait : « Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes, qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire. » L’Europe prépare le sien. Les braises rougissent déjà.
« La générosité, c’est toujours le sacrifice de soi : il en est l’essence », écrivait joliment Henry de Montherlant. Si les Belges ont toujours su se montrer accueillants et bienveillants envers les populations étrangères, ils n’entendent pas, pour autant, brader leurs valeurs, mettre à mal leur système de sécurité sociale, métisser à l’excès leurs quartiers, accepter divers accommodements, voir exploser le nombre d’actes terroristes. A rebours de la naïveté consternante ou du cynisme mortel de leurs dirigeants, ils comprennent que l’immigration de masse les mène à cette issue.
Doit-on rejeter, pour autant, toutes les demandes d’asile ? Non. L’Europe doit prendre en charge un certain nombre de réfugiés, en accordant aux chrétiens d’Orient, grands oubliés des conflits actuels, une priorité. Le tri doit s’effectuer aux frontières de l’Union européenne et non en son sein car il est alors déjà trop tard. En laissant venir une masse indéfinie de citoyens, la porte est grande ouverte pour toutes les migrations présentes, mais surtout à venir, alors que le monde connaît un regain de tensions et devra faire face à des phénomènes imprévisibles. La solution des quotas par pays est utopique puisque la libre circulation, au sein de l’Union européenne, a supprimé toute notion de frontière. Le rétablissement des frontières, extérieures à l’Europe, mais aussi internes à celle-ci, est une condition sine qua non à la résolution de la crise. Pour être souverain et libre de déterminer sa politique migratoire et, partant de là, ses politiques économique, sociale, mais aussi ses valeurs, un pays doit pouvoir déterminer qui il accueille ou non sur son territoire.
Un individu observateur se sera également posé les questions suivantes et en aura souvent tiré des conclusions pleines de bon sens : pourquoi n’y a-t-il que des hommes, ou presque, dans les camps de migrants ? Pourquoi les médias n’accordent-ils pas la parole aux 73 % de Belges hostiles à l’accueil des réfugiés ? Pourquoi les partis relayant la parole de la majorité sont-ils diabolisés ? Pourquoi certains termes, comme réfugiés, sont-ils choisis plutôt que d’autres, comme migrants, de la même manière que l’on parle de « sans-papiers » au lieu d’ « illégaux » si ce n’est par manipulation sémantique ? Poser toutes ces questions revient, en réalité, à y répondre.
La manipulation est aujourd’hui au cœur même de la politique migratoire menée par les dirigeants européens relayés par l’ensemble de la caste politique, du PTB au MR –dont une figure de proue, père de l’actuel Premier ministre, vient de déclarer qu’il faut accueillir plus de réfugiés ». Elle est la ligne éditoriale des médias acquis au sans-frontiérisme et l’arme des associations. Elle permet d’étouffer un débat pourtant crucial qui se pose sur l’avenir de notre civilisation. Barbey d’Aurevilly écrivait que “les crimes de l’extrême civilisation sont, certainement, plus atroces que ceux de l’extrême barbarie par le fait de leur raffinement.” Ce sont ceux-là dont on affûte aujourd’hui les armes en croyant naïvement pouvoir mettre un terme à ceux-ci.
GREGORY VANDEN BRUEL
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Extrait de: Source et auteur


14.09.2015…
« Le sentiment de culpabilité est un aiguillon puissant », écrivait Paul Auster. Il faut donc, coûte que coûte, culpabiliser le citoyen. »
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1. D’abord déchristianiser. Pour isoler.
Révolutions. Sous couvert de liberté. Toutes les libertés enfin possibles.
Liberté, égalité, fraternité.
Liberté de penser.
Libre arbitre.
Liberté de mouvement.
Libre circulation des personnes.
Libre-échange du Traité Transatlantique.
Libre marché.
Liberté d’expression ?
Au final libre de rien du tout ?
Au final sans foi ni loi ?
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2. Puis démoraliser. Pour affaiblir.
Avec ses deux sens. Enlever tout sens moral, apporter la décadence. Mais aussi saper le moral.
Démoraliser en distrayant. La super trouvaille, fallait y penser. Du pain et des jeux…
Distraire.
Avec ses deux sens. Amuser, divertir. Mais aussi détourner quelqu’un de l’objet de son occupation.
Des programmes TV d’abrutissement collectif. De la télé réalité décadente. Des séries américaines dans lesquelles un conflit banal se règle par les armes.
On vide les consciences, on empêche de réfléchir, on détourne de l’essentiel.
Bingo, on y est.
Vidés, maléables, fin prêts.
Voilà. Même déchristianisés, il nous reste encore la culpabilité, un reste d’héritage.
La brêche ouverte pour toutes les manipulations, le grand déversoir.
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3. Mentaliser. Pour préparer (au pire).
Messages subliminaux. Thèmes et mots récurrents. Pour nous préparer. Toujours petit à petit. Technique du saucissonnage.
Décrypter les campagnes des uns et des autres.
Deux exemples :
Salt : Go & Roaming. Grenzenlos reisen. / Roaming et options Go. Oubliez les frontières.
CFF : Unterwegs wie zuhause. / En route comme chez soi.
… lire « L’Eloge des frontières », de Regis DEBRAY…
Deux autres exemples :
Lundi 17 août, RTS, 19h30 : Passage de l’AVS à 65 ans pour les femmes.
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/le-projet-de-reforme-de-lavs-implique-la-retraite-a-65-ans-pour-les-femmes?id=7008470
Une semaine plus tard : Avoirs du 2e pilier moins bien rémunérés en 2016.
http://www.rts.ch/info/suisse/7043918-les-avoirs-du-2e-pilier-devraient-etre-moins-bien-remuneres-en-2016.html?rts_source=rss_t
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4. Et culpabiliser. Pour faire tout accepter les yeux fermés.
Par le biais des sentiments.
Manip bons sentiments :
Humanisme. Droits de l’homme. Humanitaire. Crise humanitaire. Réfugiés. Prendre dans leurs bras, Juncker : « C’est 160.000 (personnes) que les Européens doivent prendre dans leurs bras (…) »). Accueillir. Chaîne du bonheur. Faire face. Chercher une réponse commune à la crise. Effort mieux partagé. Hospitalité. (…) mettre en place des solutions d’intégration adaptées à l’immigration moderne. Les réponses nationales ne sont plus à la hauteur du phénomène. Défi historique.
Etc., etc…
Manip mauvais sentiments :
Réfugiés, pas migrants. Coup de pied à des migrants. Naufrages. Enfant noyé. Infrarouge, « Migrants : la honte de l’Europe ? Installations de barbelés. Milliers de migrants à la dérive. Xéno, populisme (et amalgame direct avec racisme, skin, incendies criminels et même nazi / mais jamais peur, angoisse, inquiétude, intoxication médiatique, croisades et battage médiatique, sentiment d’être trahis).
Etc., etc…
Manipulations, tentatives de culpabilisation et méga ras-le-bol…