Débat sur l’aide sociale
«Pensée à l’origine comme une solution en cas de cas d’urgence, l’aide sociale est devenue un système de rente », accuse le conseiller national Thomas Müller (UDC/SG). Il participait cette semaine à Berne, au Palais fédéral, à un échange de vues serré sur la question sociale avec les deux co-présidents de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS), Felix Wolffers et Therese Frösch. La commune de Rorschach, que préside Thomas Müller, est la première à s’être retirée de la CSIAS. L’UDC reproche notamment le fait que l’aide sociale prend toujours plus en charge l’intégration des requérants d’asile dont 70 à 80 % seraient sans doute capables de subvenir à leurs besoins...
Source : Le Temps 7.12.2014

Réponse à Leb : Si, l’aide sociale est remboursable. Par exemple dans le canton de Berne, c’est mentionné dans la Loi sur l’aide sociale (LASoc). Le premier des cinq alinéas de l’art.40 stipule que les personnes ayant bénéficié de l’aide matérielle sont tenues de la rembourser dès que leurs conditions économiques se sont sensiblement améliorées. En outre, l’art.44 dit que le service social ayant octroyé l’aide matérielle examine régulièrement si les conditions de remboursement sont remplies. D’autre part, l’art.28 stipule que les personnes sollicitant l’aide sociale sont tenues d’accepter un travail convenable ou de participer à une mesure d’insertion appropriée.
@Rody « Les bénéficiaires sont aussi tenus de rembourser les montants reçus une fois leur situation améliorée. »
L’aide social n’est pas remboursable en Suisse Romande depuis au moins 10 ans.
« Les personnes à l’aide sociale sont tenues de rechercher un emploi qui leur permette de redevenir totalement ou partiellement autonomes. » c’est faux, également.
La plupart des cantons et communes appliquent les normes de la CSIAS (Conférence suisse des institutions d’action sociale) de 2011 pour leurs prestations. Le forfait alloué pour l’entretien d’un ménage est ainsi de 977 francs si le ménage est d’une personne, 1495 francs pour 2 personnes, 1818 fancs pour 3 personnes, 2090 francs pour 4, etc. À ce montant s’ajoute le loyer (qui doit être modeste et plafonné) et les primes d’assurance-maladie. Certains cantons ont récemment diminué ces forfaits (comme Berne qui les a baissé de 10%) et certains politiciens estiment que ces forfaits sont encore trop élevés et voudraient encore les diminuer. Les personnes à l’aide sociale sont tenues de rechercher un emploi qui leur permette de redevenir totalement ou partiellement autonomes. Les bénéficiaires sont aussi tenus de rembourser les montants reçus une fois leur situation améliorée. Pour les Suisses qui ne retrouvent pas d’emploi cette situation est très dure et je trouve que c’est inhumain de diminuer encore ces maigres prestations. Rappelons l’art.12 de la Constitution fédérale: «Quiconque est dans une situation de détresse et n’est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d’être aidé et assisté et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine». Concernant les requérants d’asile à l’aide sociale, il semble que les chiffres sont tenus secrets, mais on peut bien remarquer qu’il y en a beaucoup et qu’ils perçoivent ses prestations de manière définitive, comme une rente.
En effet l’aide sociale consiste à cacher les vraies statistiques du chômage. Une façon de dire que la Suisse est en pleine croissance avec un taux de chômage bas et qu’elle à besoin de l’immigration. Et combien de suisses virés à 45-50 ans comme des vieilles chaussettes et remplacés par une main d’œuvre étrangère bon marché ? Ces mêmes suisses qui après avoir épuisé leurs indemnités chômage finissent au social et vivotent avec 500frs d’argent de poche par mois Il serait intéressant de faire une statistique par nationalité des gens au social. Mais vu le sujet tabou, ca ne risque hélas pas d’arriver.
Si l’on pouvait virer de notre pays tous les réfugiés économiques, dont de très nombreux maghrébins, cela ne ferait pas de mal.
L’aide sociale permet également de diminuer le taux de chômage. Puisque une fois qu’on y entre, on est plus considéré comme demandeur d’emploi.