Vous aviez voté pour un partenariat enregistré sur la garantie qu’il n’ y aurait ni adoption ni procréation assistée, mais ce n’était pas assez.
Edito d'Eric Felley dans le Matin du jour:
"Vers une seule formule de couple
Pas d’adoption, pas de procréation assistée, pas de naturalisation facilitée. Lorsqu’il a été accepté par le peuple en 2005, le partenariat enregistré, le pacs suisse, revêtait une formule light. Ce qui lui a permis d’obtenir une majorité appréciable de 58%. Depuis, petit à petit, les inégalités de traitement entre le mariage traditionnel et le partenariat reviennent sur le tapis. Et arriveront bientôt devant le peuple.
Cette évolution ne se fait pas sans réticences et certains ont l’impression d’y perdre leur âme. La société helvétique est-elle prête pour une nouvelle campagne autour du droit des couples homosexuels? Aux Chambres fédérales, le débat sur l’adoption a généré des propos parfois limites entre traditionalistes et progressistes de la famille. Finalement, seul l’enfant né d’un des partenaires pourrait être adopté par l’autre. Et un référendum est déjà annoncé.
La question de la naturalisation est moins sensible. Mais devant le peuple, la droite conservatrice en fera un cheval de campagne à décliner sous plusieurs formes: bradage de la nationalité helvétique, immigration masquée ou risque d’abus.
Les débats touchant à l’homosexualité ne sont pas sans risque. La France vient d’en faire violemment l’expérience. Heureusement, la Suisse avance plus lentement. Mais elle doit garder le cap, celui de la non-discrimination inscrite dans sa Constitution.
Dans cet idéal, à terme, il ne devrait exister plus qu’une formule de couple. Avec les mêmes droits et les mêmes devoirs."
Et, a fortiori, la même nature. En langue française, la notion de couple comprend celle d'accouplement; accouplement possible, donc, pas fantasmé ni simulé. Ce dernier privilège de l'homme, la complémentarité de sa diversité sexuelle, sa dernière force, la cellule familiale, est déjà sur les rangs pour être euthanasiée. Mais qu'importe, que vous le vouliez ou non, vous allez changer d'idée.
Source Le Matin

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