Faux goudronneurs: la police impuissante
Armés de pelles et de goudron, des ouvriers entament des travaux dans des cours de fermes ou de restaurants, sans y avoir été invités. Et quand l'ouvrage est terminé, ces travailleurs demandent de fortes sommes en liquide et n'hésitent pas à intimider leurs victimes, si elles refusent de payer.
Claudio Trinizoni, gérant du restaurant Warteck, a eu la même surprise. «Ils ont débarqué et on recouvert nos places de stationnement. Ils nous ont parlé d'un contrat dont je n'avais entendu parler. Je leur ai dit d'arrêter. En vain», raconte le restaurateur. L'équipe de malotrus se composait de six hommes, parlant l'anglais. Coût des travaux, 3500 francs après d'âpres négociations. Et le gérant n'a payé que parce que les ouvriers ont été jusqu'à menacer les clients.
Claudio Trinizoni décide alors d'appeler la police, qui n'a arrêté personne. «Nous avons relevé leurs identités, c'est tout ce que nous pouvons faire», explique Bernhard Graser, porte-parole de la police cantonale argovienne. «Ils ont des permis de séjour en ordre et même des résidences en Suisse.»
Selon des recherches du quotidien alémanique, les escrocs ont pour la plupart un passeport anglais, des racines dans l'Europe de l'Est.
