Éducation nationale : lire, une « habitude élitiste »

Ce lundi matin, un professeur (d'ailleurs on dit une professeure si l'on ne veut pas se rendre complice du « système oppressif contre la femme »), poste le texte suivant sur son compte Facebook :

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Sa directrice d'établissement convoque donc ce professeur des écoles, pour lui dire qu'il est intolérable que les enfants « lisent beaucoup trop », parce que cela pousse les enfants « à adopter une attitude élitiste ». L'histoire de cette convocation, qui commence à se répandre sur le Web (ici un article sur Slate), veut dire beaucoup de chose de la machine « éducation nationale » en France, gangrénée à tous les niveaux par l'ultra-gauche qui rêve de déconstruire par tous les moyens le « vieux monde bourgeois » (celui dans lequel les enfants osaient apprendre à lire, par exemple) pour le remplacer par le monde égalitaire, égaylitaire, où tout le monde se ressemble dans la même nullité.

Pour nos « élites » nourries par l'argent public et chargées par des organismes étatiques opaques et endogames, de réfléchir aux différentes manières d'imposer une déconstruction générale du vieux monde "bourgeois",  la lecture est une reproduction sociale et bourgeoise (un exemple d'étude sociologique ici). Comprenez que si un enfant se met à lire, alors que ses camarades ne lisent pas, ou ne veulent pas lire, il adopte d'emblée une position de domination intellectuelle intolérable.  Lire, c'est donc continuer la domination de la bourgeoisie sur les classes prolétaires ; de même que demander à l'immigré musulman de s'intégrer à la société, c'est entretenir la domination de l'Église en Occident. Pour eux, on est toujours pris dans la vieille dialectique marxiste : opprimés/oppresseurs, exploités/exploiteurs, prolétaires/bourgeois, etc.

De tels propos ne sont pas si rares dans le système éducatif. Les exemples sont multiples. C'est par l'endoctrinement des enfants que les socialistes/communistes rêvent de changer la société. C'est pourquoi tous les efforts sont portés vers l'école - ABCD de l'égalité, ligne Azur, Charte de la laïcité, scolarisation précoce des enfants, rabotage de l'histoire de France, etc.. Le vieux monde communiste gangrène encore trop l'Éducation Nationale.

Ziegler: « La route est bordée de cadavres, mais elle mène à la justice. »

Jean Ziegler vient de publier « Retournez les fusils », une réédition, totalement remaniée, d’un ouvrage paru trente-cinq ans plus tôt (*). À 80 ans (il est né en avril 1934 à Thoune, dans le canton de Berne), l’auteur de « La Suisse lave plus blanc » se déclare toujours marxiste, communiste et… croyant. Extrait de son interview dans Le Point.

N’êtes-vous pas le dernier communiste, malgré tous les crimes commis en son nom ?

Je reste marxiste et communiste. L’idéal communiste n’a été incarné que dans la Commune de Paris. Le communisme est non encore advenu, c’est une utopie. C’est vrai, je me suis souvent lourdement trompé. Je le reconnais. Mais pour citer Jean Jaurès : « La route est bordée de cadavres, mais elle mène à la justice. »

Vous êtes marxiste et chrétien ?

Je crois en Dieu, mais je suis pour la dissolution du Vatican, cette cour médiévale ridicule, vraie insulte aux Évangiles.

Vous avez été député socialiste au Conseil national (Assemblée nationale) en Suisse. Vous avez longtemps appartenu au bureau de l’Internationale socialiste. Quel regard portez-vous sur les socialistes, notamment français ?

Je n’imaginais même pas que l’Internationale socialiste et le PS français pouvaient sombrer dans une telle déchéance ! Le grand projet du quinquennat de François Hollande, c’est le pacte de responsabilité, qui va permettre aux détenteurs du capital d’augmenter leurs dividendes et de licencier sans problème ! Parti et socialiste sont devenus des gros mots pour les classes travailleuses. Quant à François Hollande, c’est un pâle rejeton de Guy Mollet… Il est comme le lapin devant le serpent, tétanisé face aux banquiers. […]

Le Point