Préservons notre qualité de vie et freinons cette croissance démesurée.

 

La croissance démographique incontrôlée que l’on connait en Suisse exerce une pression croissante sur nos ressources naturelles, sur nos terres agricoles, sur nos infrastructures et sur notre qualité de vie.

Nos infrastructures routières et ferroviaires sont déjà fortement sollicitées. Aux heures de pointe, les trains sont bondés et les routes saturées. Malgré des investissements importants, il devient toujours plus difficile de suivre le rythme d’une population en constante augmentation. Si cette tendance se poursuit, la surcharge actuelle va encore s’amplifier, avec des conséquences directes sur notre mobilité quotidienne, sur la productivité de nos entreprises et finalement sur notre qualité de vie.

Toujours plus difficile de se loger et de se soigner
La pression se fait également sentir sur le marché du logement et la pénurie de logement se renforce. La densification s’accélère, les espaces verts disparaissent progressivement au profit de nouvelles constructions. Cette évolution transforme nos paysages et met à mal l’équilibre entre développement et préservation du territoire.

La croissance rapide de la population met aussi sous tension nos services publics. Les écoles sont pleines, de nouvelles infrastructures scolaires doivent être construites chaque année. Les hôpitaux et les urgences sont saturés et le système de santé subit aussi une pression accrue avec davantage de patients, davantage de besoins en personnel et des coûts toujours plus élevés.

Nous sommes ainsi pris dans une forme de cercle vicieux : plus la population augmente, plus il faut construire de logements, d’écoles, d’hôpitaux, de routes et de nouvelles infrastructures. C’est véritablement le serpent qui se mord la queue : toujours plus d’habitants génèrent toujours plus de besoins, toujours plus de constructions et toujours plus de pression sur notre territoire.

La sécurité alimentaire est menacée
Parallèlement, les terres agricoles disparaissent à vue d’œil, au détriment de la production de denrées alimentaires et de surfaces de biodiversité. Nous perdons chaque jour plus de 5’000m2 de terres agricoles, ces surfaces cultivables sont sacrifiées pour de nouveaux bâtiments, des routes ou des infrastructures. Or ces terres sont essentielles pour garantir une part trop faible d’autonomie alimentaire. Nous devenons toujours plus dépendants des importations de nourriture, ce qui nous rend plus vulnérables face aux crises internationales et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Soutenir l’initiative pour la durabilité, c’est défendre une vision responsable de l’avenir de notre pays. Il ne s’agit pas de fermer la Suisse, mais de reconnaître que notre territoire, nos infrastructures et nos ressources ont des limites.

C’est préserver notre qualité de vie, protéger nos paysages et renforcer notre sécurité alimentaire exige une gestion plus durable de la croissance démographique.

C’est agir aujourd’hui afin de garantir que la Suisse reste un pays où il fait bon vivre.

Dites oui à l’initiative sur la durabilité pour préserver notre territoire et assurer notre qualité de vie ainsi que celle de nos enfants.

 

Extrait de: Source et auteur

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Iran : un homme exécuté pour collaboration avec Israël

 

Un homme, condamné pour avoir collaboré avec les services secrets israéliens au cours des importantes manifestations en Iran en janvier, a été exécuté ce samedi, a annoncé le pouvoir judiciaire iranien. Les exécutions se multiplient dans le pays depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque américano-israélienne le 28 février dernier. Erfan Kiani a été pendu à l’issue d’une procédure validée par la Cour suprême, a indiqué le site Mizan Online. Il le décrit comme l’un des «principaux protagonistes» impliqués dans une «mission confiée par le Mossad» au cours des manifestations qui ont secoué la province d'Ispahan, dans le centre du pays. Une liste d'éxécutions qui s'allonge Il était poursuivi pour «destruction de biens publics et privés, incendie criminel, possession et utilisation de cocktails Molotov, port d’arme blanche (machette), blocage de voies de circulation, agression contre des agents et diffusion de la peur parmi les citoyens». Son exécution ...

 

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Marlène Perroud, paysanne: «Pourquoi celui qui produit la chose la plus importante pour un être vivant, n’est-il pas rémunéré à la juste valeur de son travail?»

 

Précarisés par la mondialisation, les paysans suisses exigent «des prix corrects et non des primes d’assistance». «Etre paysan.ne», très beau documentaire de Frédéric Gonseth et Catherine Azad sort en salles ces jours. A découvrir ce dimanche 26 avril, à Carouge-Genève, en présence des auteurs, parmi 25 avant-premières romandes prévues jusqu’au 23 mai

Payés 17 francs de l’heure dans l’agriculture, 12 francs, dans la production laitière. Et pourtant souvent considérés comme des assistés depuis que la Confédération alloue chaque année 3 milliards d’aide directe pour suppléer aux ravages de la mondialisation. Quand ils ne sont pas qualifiés de pollueurs, voire d’assassins, rapport à l’exploitation animale. Alors que l’image d’Epinal du paysan réjoui sur sa montagne fait toujours office de carte de visite de la Suise à l’internationale -merci Heidi !, la réalité de cette pratique est grise, sinon rouge colère.

Et le mérite de Frédéric Gonseth et Catherine Azad, dans Etre paysan.ne, documentaire qu’il faut aller voir sur les écrans romands, est de restituer aussi bien les données politiques de cette profession que les aspects humains. Entre l’enthousiasme de Marlène, la ténacité de Raphaël et Laurence, l’implication jusqu’au burn out de Jacky ou le suicide du père de Philippe, l’immersion est intense.

Ecouter les paysans

On peut le dire sans fausse pudeur. On a plusieurs fois versé une larme en visionnant cette chronique d’un métier «soutenu par les citoyens dans les urnes, mais pas au supermarché». Ne serait-ce que lorsque cette élève âgée de 12 ou 13 ans dit, à la fin d’un débat dans une classe de 9e vaudoise: «Je pense qu’on devrait surtout les écouter, les paysans.»
De l’attention, c’est exactement ce que réclame la branche depuis toujours et particulièrement depuis les manifestations du début de l’année 2024 où un mouvement emmené par Marlène Perroud et Arnaud Rochat s’est mis à retourner les panneaux d’entrée des villages de la Broye et alentours. Avant d’organiser, dans les champs, de grands rassemblements nocturnes de tracteurs scintillants et klaxonnant durant lesquels, à Echallens, puis plus tard à Estavayer, les véhicules, regroupés, ont écrit «S.O.S» et «DIALOGUE».

Lire aussi: Révolte agricole Suisse veut mettre la pression sur la Confédération

Une tonne d'administration

Frédéric Gonseth et Catherine Azad ont, de fait, écouté attentivement ces paysans qui réclament des prix justes et non des primes d’assistés. Et qui, pour recevoir ces aides directes dont ils dépendent, croulent sous une tonne de directives administratives, 4000 pages, précise Philipe Porta, ce qui rend le métier plus que compliqué.

Voilà pourquoi, en trente ans, un tiers des domaines agricoles ont fermé en Suisse, soit 25000, et qu’aujourd’hui encore «trois fermes disparaissent par jour», note Anouk Hutmacher, une ex-citadine genevoise devenue fermière et qui a raconté son quotidien dans Silence, on ferme. Chronique paysanne, un livre paru en 2024.

Lire à ce sujet: Anouk Hutmacher, faire paysanne

« Pas étonnant non plus qu’une étude parue en 2024 montre que les paysans ont 37% plus de risque de se suicider que le reste de la population suisse. Quand un paysan doit abandonner un domaine faute de rendement, expliquent les journalistes, ce n’est pas simplement une reconversion professionnelle, c’est une lignée qu’on interrompt, un tribut aux générations précédentes qu’on n’honore pas et ça, «c’est souvent trop lourd à porter».

Marlène, l'art de la joie

Mais ce documentaire ne broie pas que du noir. Grâce, déjà, à l’enthousiaste Marlène Perroud. En plus d’être cette militante politique qui s'étonne que «celui qui produit la chose la plus importante pour un être vivant ne soit pas rémunéré à la juste valeur de son travail», la trentenaire est passionnée par ses 25 vaches laitières dont elle s’occupe avec son mari Nicolas, laisse régulièrement gambader dans les prés de la Broye et emmène à l’alpage l’été. Un lieu où leur production de lait chauffée au feu de bois permet de réaliser le fameux Etivaz.

La trentenaire, qu’on voit aussi avec son petit garçon qui grandit, «adore se lever à 4h30, le matin pour retrouver ses vaches, si calmes, si paisibles», comme elle adore les voir s’ébattre en liberté. Et, de fait, les images facétieuses de vaches dévalant les pâturages n’ont rien à envier à celles, royales, montrant des rapaces planer haut dans le ciel.

Beauté des paysages

Car, bien sûr, la beauté des paysages, de plaines et de montagnes, contribue aussi au plaisir de ce film dont le commentaire off est assuré par la voix enveloppante de Michel Voïta. Comme lorsque Jacky, agriculteur basé à Senarclens, près de Morges, admire, depuis ses champs, un balcon montagneux qui va du Mont-Blanc aux alpes bernoises en passant par les Diablerets. On savoure avec lui ces sommets doucement éclairés. Avant de partager ses doutes et ses difficultés.

Membre du comité de Prométerre, association faîtière du monde agricole vaudois, Jacky Pavillard regrette que, désormais, sa profession ne représente plus que 2,5% de la population. «Avant, on avait tous quelqu’un dans la famille qui était agriculteur, donc on comprenait la situation de l’intérieur.» Spécialisé dans les céréales, Jacky prédit: «Vous verrez, si un jour on ne produit plus de blé, la Suisse importera directement du pain de l’étranger». Difficile de mieux résumer la dérive issue de l’importation massive de produits bon marché.

Lire aussi: Le monde agricole maintient la pression sur Berne

Microferme et naissance d'un chevreau

Une dérive à laquelle Raphaël van Singer et Laurence Traber réagissent de manière radicale avec leur micro-ferme La Chèvre et le chou, près de Palézieux, qui produit plus de cinquante variétés de légumes sans mécanisation et des fromages de chèvre, le tout écoulé en vente directe. Comme la modestie de leur domaine ne lui permet pas d’obtenir les aides de la confédération, le duo, qui a connu une vie professionnelle à Genève auparavant, compte beaucoup sur des stagiaires et du bénévolat. «On ne gagne pas assez par rapport au travail qu’on fait et on a une charge administrative énorme, mais, en contrepartie, les animaux me nourrissent et leur énergie me porte», lance Laurence qui confectionne 50 pièces de fromage par jour à partir des 40 litres traits quotidiennement. La naissance d’un chevreau filmée en direct, à la manière d'Abdellatif Kechiche, donne une certaine aura à ce constat.


Etre paysan·ne, de Frédéric Gonseth et Catherine Azad (Suisse, 2026), 1h40. Sortie le 29 avril. Séances spéciales en présence des cinéastes, di 26 avril à Carouge (Bio, 11h), lu 27 à Delémont (Cinémont, 18h), ma 28 à La Chaux-de-Fonds (Scala, 18h) et Neuchâtel (Apollo, 20h15) et me 29 à Pully (CityClub, 18h et 20h30). Autres dates sur le site du distributeur Outside the Box.

 

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Le Samedi Politique avec Nicolas Dupont-Aignan – Iran, Liban, Israël : Trump dépassé, Macron humilié ?

 

Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, retour sur une actualité internationale sous haute tension. Après des semaines d’escalade, un cessez-le-feu fragile s’installe entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël. Au Liban, la trêve est prolongée… mais à quel prix ? Et surtout, quelle place pour la France dans ces conflits majeurs ?

Alors que deux soldats français ont trouvé la mort dans une attaque au Liban, Paris semble plus que jamais marginalisée sur la scène diplomatique. Entre décisions américaines, stratégie israélienne et effacement européen, la voix de la France peine à se faire entendre.

➡️ Donald Trump impose-t-il sa loi au Moyen-Orient ?

➡️ La France est-elle devenue spectatrice des grandes crises mondiales ?

➡️ 2027 : Peut-on encore redresser la France ? 

➡️ UE : Frexit or not Frexit pour la France ? 

Pour en parler, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027.

Au programme également :

  • Le rôle de la France au Liban et au Moyen-Orient
  • Les conséquences économiques pour les Français (énergie, carburants)
  • La souveraineté française face à l’Union européenne
  • Les enjeux de la présidentielle 2027

Une émission essentielle pour comprendre les bouleversements géopolitiques en cours et leurs conséquences directes pour la France.

 

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471 millions à Monaco, 90 milliards pour Kiev : ce que ces deux chiffres disent de l’UE

Deux informations, tombées presque simultanément, méritent d’être lues ensemble.

La première : l’Union européenne valide un paquet financier de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine, au nom du soutien à l’effort de guerre et de la stabilité du continent.

La seconde : à Monaco, l’appartement le plus cher jamais vendu dans le monde vient d’être acquis pour 471 millions d’euros par Rinat Akhmetov, présenté comme l’homme le plus riche d’Ukraine. Le bien, situé dans la résidence Le Renzo, développe 2 500 m² sur cinq niveaux, avec piscine privée et huit places de parking.

Pris séparément, ces deux faits relèvent de rubriques différentes : géopolitique d’un côté, immobilier de luxe de l’autre. Mis côte à côte, ils composent pourtant un tableau saisissant.

Une guerre financée par le contribuable européen

Depuis des années, les peuples européens sont appelés à la solidarité. Inflation, énergie chère, déficits publics, rigueur budgétaire : chacun est prié de comprendre qu’il faut payer pour la guerre, payer pour la reconstruction, payer pour la stabilité.

Dans le même temps, certains des plus puissants intérêts économiques liés à l’Ukraine semblent prospérer au sommet du marché mondial du luxe. Sans même entrer dans la question bien documentée de la corruption qui affecte l’Ukraine depuis des années, ce seul contraste suffit à interroger.

Le miroir d’un système

La question n’est pas de nier le drame ukrainien, ni les souffrances réelles de la population. Elle est plus simple : comment expliquer aux contribuables européens que l’on débloque des dizaines de milliards pendant que des fortunes de plusieurs centaines de millions prospèrent des sommets alpins aux rivages monégasques ?

Le citoyen suisse aurait tort de croire qu’il s’agit d’un spectacle lointain. Chaque rapprochement institutionnel avec Bruxelles signifie une exposition accrue à des choix stratégiques qui ne correspondent ni aux intérêts helvétiques, ni à la tradition suisse de prudence.

Un nouvel avertissement pour la Suisse

La Suisse s’est construite sur d’autres réflexes : neutralité, maîtrise budgétaire, subsidiarité, distance à l’égard des emballements idéologiques.

Quand un continent trouve 90 milliards pour prolonger un conflit, tandis que ses alliés les plus fortunés investissent 471 millions dans une résidence de luxe à Monaco, ce n’est pas seulement une contradiction, c’est un symptôme.

Dimitri Fontana, 25/04/2026

Concentration des médias, rapport Alloncle et fenêtre d’Overton : grand entretien avec Édouard Chanot (OJIM)

L’Observatoire du journalisme (OJIM) s’est imposé au fil des années comme un acteur bien identifié du paysage médiatique français. Par son travail de veille et d’analyse critique, il observe les rapports de force, les logiques d’influence et les évolutions du monde de l’information.

Pour nous autres Suisses, ces débats dépassent largement la France. Concentration des médias, pluralisme des opinions, avenir de l’audiovisuel public, montée des régulations européennes sur la parole en ligne : autant de sujets qui concernent désormais l’ensemble de l’espace francophone.

L’occasion d’évoquer avec le journaliste Édouard Chanot, nouveau directeur de la rédaction de l'OJIM, l’état des médias, les menaces qui pèsent sur le pluralisme et les grands enjeux de l’année 2026.

Entretien

Vous venez de prendre la direction de l’OJIM. Pour ceux qui vous connaissent surtout à travers vos interventions médiatiques, pouvez-vous revenir sur votre parcours de journaliste et sur ce qui vous a conduit aujourd’hui à cette responsabilité ?

J’ai 40 ans. J’ai à vrai dire commencé dans les médias en 2013 avec la création de l’OJIM ! J’ai réalisé des vidéos pour son fondateur, Claude Chollet, avant de garder des relations très amicales avec lui. Il m’a demandé il y a quelques semaines de revenir avec une mission : professionnaliser l’Observatoire. J’ai accepté avec enthousiasme, car je crois fondamentalement en son utilité pour faire évoluer le climat médiatique. J’ai déjà publié deux livres pour l’OJIM : L’Empire Netflix, l’emprise du divertissement (2022) et Brèche dans le mainstream, l’âge des alternatives médiatiques (2025).

Entre 2013 et 2026, j’ai passé plusieurs années au sein de la radio russe Sputnik France. Je suis devenu rédacteur en chef de l’antenne parisienne en 2020. J’ai aussi été rédacteur en chef web de RT France entre 2022 et 2023. Je dirige depuis 2023 et avec grand plaisir l’émission « Chocs du monde », le magazine des crises et de la prospective internationales de TV Libertés, pilier de la mouvance médiatique alternative.

Beaucoup de Français ont le sentiment d’un rétrécissement du débat public, avec des opinions surreprésentées et d’autres marginalisées. La diversité politique et intellectuelle des rédactions vous paraît-elle aujourd’hui menacée ?

Tout dépend de ce que vous regardez : la diversité médiatique s’est rétrécie parmi les médias dominants, mais a explosé ailleurs ! Depuis les années 2010, les médias alternatifs ont émergé, permettant l’expression d’une information ou d’opinions jusque-là interdites.

Un chiffre : le JT de 20h de TF1 était vu par 10 millions de personnes en 2010. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5 les bons jours. Le 20h n’est plus la grand-messe informationnelle des Français. C’est une évolution considérable dans la fabrique de l’opinion, qui cherche désormais l’info ailleurs.

En termes sociologiques, la « fenêtre d’Overton », qui délimite le médiatiquement acceptable et qui se déplace avec le temps, s’est agrandie. Deux leviers l’ont permis : bien sûr, le levier technologique : le smartphone qui permet de filmer pour quelques centaines d’euros, alors qu’il fallait plusieurs caméras jusque-là, et qui permet aussi de consulter ces nouveaux médias. Le second levier est économique : le modèle du don a garanti à ces médias leur indépendance, en rupture avec la mainmise des grandes fortunes ou de l’État sur l’information. Bien sûr, cette indépendance reste fragile et menacée.

La semaine dernière, le quotidien Libération s’en prenait à l’OJIM (et à d’autres associations), en s’attaquant au dispositif qui permet de défiscaliser à 66% les dons que nous recevons. Eux touchent bien sûr 6 millions de l’État et 17 millions de Daniel Křetínský, mais ils veulent nous priver de nos ressources. Pas de doute : les médias dominants ne lâcheront pas facilement leur mainmise sur les esprits.

La concentration des médias entre quelques grands groupes est désormais un fait établi. Concrètement, comment cela influence-t-il les lignes éditoriales, le recrutement des journalistes et la diversité réelle des points de vue ?

En effet, Bernard Arnault, première fortune française, a la main sur Les Échos et Le Parisien. Xavier Niel, 12ᵉ fortune, sur Le Nouvel Obs, Le Monde, Télérama, etc., Křetínský sur Libé. Dassault sur Le Figaro. Bouygues sur TF1/LCI. Saadé sur BFMTV. Bolloré sur CNews, etc. La liste est longue, et il faut y ajouter la première fortune, celle de l’État français, qui tient France TV, Radio France, etc.

J’aimerais indiquer quelque chose d’intéressant, dont je parle dans un essai en citant des sources au sein des médias principaux. Ce modèle des grandes fortunes existait déjà au XIXᵉ siècle. On le retrouve dans les romans de Balzac. Mais une chose a disparu. Car autrefois, le modèle était plus « vertueux » : on s’abonnait à un journal, et grâce aux abonnements, celui-ci était rentable. Bien sûr, l’investisseur pouvait s’acheter de l’influence, mais il avait aussi et surtout un retour financier sur son investissement. Mais Internet a fait exploser le système : la presse écrite s’est effondrée, les abonnements aussi. Conséquence : l’investisseur n’a plus de retour financier sur son investissement. Que lui reste-t-il ? L’influence. Le système s’est politisé.

L’audiovisuel public français traverse une zone de fortes turbulences : contestation politique, interrogations budgétaires, accusations de partialité. Nous avons suivi avec intérêt la commission d'enquête sur l'audiovisuel public français, dont le rapport doit bientôt être publié. Une réforme en profondeur vous paraît-elle inévitable ?

Des évolutions sont déjà palpables. D’une certaine manière, la peur a changé de camp. Plusieurs enquêtes évoquent le climat au sein des rédactions de France TV et Radio France depuis la Commission, l’angoisse au sein de la direction. Ils n’étaient pas habitués à répondre de leurs actes. Nous avons appris le 21 avril dernier que les frais de déplacement pour couvrir le dernier festival de Cannes ont été revus à la baisse.

Mais cela ne suffira pas, il faudra maintenir la pression sur ces médias publics. L’OJIM compte bien y contribuer. Vous avez raison que l’exigence de réforme doit être poursuivie. D’abord sur la diminution des coûts. Avec 4 milliards de dotation publique pour l’audiovisuel public, cela fait en moyenne 130€ par foyer en France. Il faut réduire la facture (payée via la TVA) pour les Français. Et pour répondre à la neutralité inexistante, il faut une réforme de l’ARCOM et appliquer l’interdiction d’engagement militant aux journalistes du service public. Par ailleurs, il est possible de lier l’exigence budgétaire et éditoriale en coupant les programmes biaisés, comme la plateforme Slash qui, sous couvert de contenu pour les jeunes, propose du wokisme.

En Suisse aussi, les questions de pluralisme, de financement public et de confiance envers les médias deviennent centrales. Voyez-vous dans l’ensemble francophone une évolution commune des systèmes médiatiques ?

C’est une certitude dans l’ensemble du monde occidental. À l’origine, il y a une promesse trahie : les médias disaient qu’ils seraient des contre-pouvoirs, ils sont en réalité devenus les serviteurs dociles du pouvoir en place.

Le taux de confiance en France et aux USA envers les médias se situe à 30%. En Suisse visiblement à 40. Chose intéressante, les deux tiers de l’opinion en France disent suivre l’actualité. Ils la suivent désormais différemment. Depuis que je travaille dans des médias alternatifs, je me rends compte d’une chose : le public alternatif n’est pas « complotiste » comme le disent ses détracteurs. Ou s’il l’est, c’est peut-être surtout parce qu’il veut des réponses. En réalité, il est très exigeant. Je le vois au quotidien, quand il réagit à mes émissions notamment. Il s’informe à de nombreuses sources : le pluralisme a explosé, y compris chez les consommateurs d’information. Ça, c’est un signe très positif sur l’état de l’opinion.

L’Union européenne multiplie les dispositifs de régulation numérique et les textes encadrant les plateformes. S’agit-il selon vous d’une protection nécessaire des citoyens ou d’un risque croissant de contrôle de la parole publique ?

Je penche pour la deuxième réponse. Avec l’Europe de Bruxelles, et Ursula von der Leyen à sa tête, le débat public devient un objet de gestion administrative et politique. Et les règlements sont très flous, ce qui ouvre la voie à l’arbitraire. Notamment avec le DSA, qui exige des plateformes de contrôler les « atteintes aux processus électoraux ». Des médias ont déjà été censurés, par exemple en Bulgarie. L’interdiction de diffusion des médias russes à partir de 2022 a ouvert une porte particulièrement dangereuse. Inversement, l’UE vient en aide financièrement à des médias biaisés comme Radio Free Europe, alors que Donald Trump en avait coupé le budget.

Les réseaux sociaux ont longtemps été accusés de déréguler l’information. Ne sont-ils pas aussi devenus, malgré leurs excès, l’un des derniers espaces permettant de contourner certains monopoles narratifs ?

Le premier, pas le dernier ! C’est le premier forum de discussion. Pour le meilleur comme pour le pire, bien sûr. Mais je noterai un exemple récent très positif : en 2011, un rapport d’une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les financements des syndicats était enterré. Quinze ans plus tard, le travail de Charles Alloncle a été massivement soutenu via les réseaux sociaux. On saura lundi 27 avril si son rapport sera publié mais l’essentiel du travail a déjà circulé. Comme vous le dites, le « monopole narratif » détenu par l’audiovisuel public a déjà sauté.

Quels sont, selon vous, les grands fronts médiatiques de l’année 2026 : intelligence artificielle, guerre informationnelle, censure privée, recomposition politique, crise du modèle économique ?

Charles Alloncle a donné le ton jusqu’à l’été sur la réforme nécessaire de l’audiovisuel public. L’OJIM entend bien prendre le relais, pousser à de nouvelles commissions d’enquête. Par exemple sur le cinéma français ? La gestion des films, financés par l’argent public et projetés dans les salles obscures sans attirer les foules, mériterait d’être éclairée.

Après l’été, la présidentielle 2027 va s’accélérer. Je ne vous en dis pas plus, mais nous allons surveiller d’une manière assez novatrice les journalistes et les influenceurs, ceux qui pèseront sur les esprits et qui pourraient imposer (une nouvelle fois) un candidat dont les Français ne voudront pas. Inscrivez-vous à notre newsletter pour ne rien manquer !

Plus largement, êtes-vous optimiste ou inquiet pour l’avenir du pluralisme dans l’espace francophone ? Et que faudrait-il faire dès maintenant pour éviter un appauvrissement durable du débat public ?

Optimiste comme je le disais plus tôt, même si les médias dominants ne lâcheront rien facilement.

Votre deuxième question est passionnante. Je vais répondre sur le terrain de la tech, qui est incontournable quand on évoque les alternatives informationnelles. Je le disais, nous avons bénéficié des innovations technologiques. Mais nous sommes aussi happés par les nouvelles technologies : on parle de « binge-watching » de séries Netflix (le fait de regarder compulsivement des séries sur petit écran des nuits entières) ou de « doomscrolling » sur TikTok (zapper tout aussi compulsivement des vidéos sans intérêt). C’est devenu évident : la tech peut générer de la dépendance et de l’angoisse, et détruire la clarté mentale. Or, la pensée critique ne se développe qu’avec l’attention profonde que seules permettent la lecture ou l’écoute attentive. J’ajouterai que les médias, quels qu’ils soient, alternatifs ou mainstream, ont un rôle considérable à ce niveau : ils peuvent maintenir les capacités cognitives du public. Le podcast le permet d’ailleurs tout particulièrement, mais sur un plan plus éditorial c’est aussi un impératif, en révélant les faits et les nuances, sans manichéisme ni prétention, en diversifiant aussi les points de vue. En clair : en ne prenant jamais l’auditeur, le lecteur ou le spectateur pour un imbécile.

Propos recueillis par Dimitri Fontana, 25/04/2026

Voir aussi

Édouard Chanot, Brèche dans le mainstream, La Nouvelle Librairie éditions, 98 pages, 9,00 €

Têtes à Clash – Orbán VS Magyar : la Hongrie va-t-elle vraiment changer ?

 

Orbán VS Magyar : la Hongrie va-t-elle vraiment changer ? 

Viktor Orbán, dernier rempart contre Bruxelles, a été remplacé par un ancien du Fidesz, Péter Magyar, un conservateur pro-UE qui promet de 'nettoyer' la Hongrie. Tiendra-t-il ses promesses ? Avec 25 % des sièges encore détenus par le Fidesz et une opposition divisée, Orbán pourrait revenir plus fort en 2030.

 

Yadan : une nouvelle loi liberticide ?

La loi Yadan, était-elle une arme liberticide ? Visait-elle à museler toute critique d’Israël et à criminaliser la pensée ? Résultat ? Ni les agressions antisémites (1 500 en 2025), ni les islamistes radicaux ne seront expulsés… mais la liberté de penser, elle, risque d’être enterrée.

 

Extrait de: Source et auteur

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Déflagration mondiale à venir ou cessez-le-feu ? – JT du vendredi 24 avril 2026

 

A la une de cette édition, Trump annonce une trêve de trois semaines au Liban, même si personne ne semble prendre au sérieux l’imminence de la paix au Proche-Orient, alors que l’économie mondiale plonge.

Nous reviendrons ensuite sur la longue descente aux enfers de l’automobile française alors que le site de Stellantis en Ile-de-France ne fera bientôt plus d’assemblage.

Et enfin, parasitisme étatique avec la facturation électronique qui entre bientôt en vigueur, au grand désarroi des petites entreprises et des indépendants. 

 

Extrait de: Source et auteur

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Suisse : un Afghan condamné pour avoir tenté d’extorquer 3 900 francs à une femme ayant oublié son sac dans un train, sous menace de diffusion de documents personnels et photos intimes.

 

En 2023, une femme ayant oublié son sac dans un train en Suisse reçoit un mois plus tard une lettre anonyme. Son auteur affirme détenir ses effets personnels et lui ordonne de transférer l’équivalent de 3 900 francs suisses en bitcoins avant une date limite.

Il menace, à défaut de paiement, de revendre ses cartes bancaires, sa pièce d’identité ainsi que des photos intimes sur une plateforme spécialisée. La victime dépose immédiatement plainte sans verser d’argent.

Les enquêteurs identifient rapidement un jeune Afghan de 18 ans. Lors d’une perquisition, ils découvrent également des médicaments soumis à ordonnance, trois prescriptions présumées falsifiées et deux vidéos à caractère potentiellement pédocriminel.

Désormais âgé de 21 ans, il comparaît devant le tribunal en contestant les faits. Le parquet réclamait huit mois de prison et cinq ans d’expulsion. Le juge retient finalement une peine pécuniaire avec sursis de 120 jours-amendes à 30 francs, ainsi qu’une amende de 600 francs pour tentative de chantage et infraction à la législation sur les stupéfiants.

Le Progrès

 

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Moins 53 millions d’Européens d’ici 2100 : quand les peuples s’effacent en silence

 

Selon les dernières projections publiées par Eurostat, l’Union européenne devrait perdre environ 53 millions d’habitants d’ici l’an 2100, soit une baisse de 11,7 % de sa population totale. En clair : l’Europe des Vingt-Sept, aujourd’hui forte d’environ 450 millions d’âmes, devrait repasser sous la barre des 400 millions au tournant du prochain siècle. Derrière ce chiffre sec se […]

 

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Aux Pays-Bas, la colère populaire fait reculer les autorités : l’ouverture d’un centre d’accueil pour migrants reportée à Loosdrecht

 

Aux Pays-Bas, la municipalité de Wijdemeren, dont relève le village de Loosdrecht (province de Hollande-Septentrionale), a annoncé le 22 avril 2026 le report de l’ouverture d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile prévu dans l’ancienne mairie du village. La raison invoquée est explicite : les forces de l’ordre estiment ne plus être en mesure de garantir […]

 

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90 milliards pour Kiev : une fuite en avant alarmante de l’UE

L’Union européenne vient de valider un nouveau prêt de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine, après la levée prévisible du veto hongrois. Présentée comme un geste de solidarité et de fermeté stratégique, cette décision marque surtout une nouvelle étape dans la transformation de l’UE : d’un espace économique censé garantir prospérité et stabilité, elle devient peu à peu un bloc politique engagé dans une confrontation durable avec la Russie.

Pour la Suisse, qui n’est pas membre de l’Union mais dont l’économie demeure étroitement liée au continent, cette évolution devrait être observée avec la plus grande attention. Car derrière les proclamations morales et les effets d’annonce, Bruxelles s’embarque dans une aventure aux conséquences potentiellement lourdes.

Une Union européenne sortie de son rôle historique

Pendant des décennies, l’intégration européenne fut présentée comme un antidote aux guerres du passé : libre circulation, marché commun, coopération juridique, stabilité monétaire. Or voici l’Union entraînée dans une logique d’endettement massif afin de financer indirectement un conflit armé aux portes du continent.

Le changement est profond. L’UE ne se contente plus de sanctionner, de réguler ou de commercer. Elle emprunte, s’aligne stratégiquement, finance l’effort ukrainien et inscrit la confrontation avec Moscou dans la durée.

Pour un pays neutre comme la Suisse, cette mutation n’est pas théorique. Plus la sphère bruxelloise se militarise politiquement, plus tout rapprochement institutionnel avec elle prend une dimension géopolitique.

On ne défie pas impunément la Russie

Il n’est nul besoin d’éprouver la moindre sympathie pour le Kremlin pour constater une réalité élémentaire : les confrontations prolongées avec la Russie ont toujours un coût majeur pour l’Europe.

La Russie demeure une puissance continentale dotée d’immenses ressources naturelles, d’une profondeur stratégique considérable, d’une industrie militaire résiliente et d’une capacité d'action réelle. La croire rapidement épuisée ou isolée relevait déjà du vœu pieux en 2022. En 2026, cela tient de l’aveuglement.

Pendant que Bruxelles promet toujours davantage, Moscou adapte son économie, réoriente ses flux commerciaux et consolide d’autres partenariats. L’Europe, elle, paie plus cher son énergie, s’endette davantage et s’expose à une guerre longue.

L’erreur énergétique européenne

Au moment même où les tensions au Moyen-Orient menacent les routes maritimes, les prix du pétrole et la sécurité des approvisionnements, l’Europe persiste à se couper d’un voisin qui fut longtemps l’un de ses principaux fournisseurs énergétiques.

Certains États membres cherchent déjà des solutions de rechange. L’Italie a renforcé ses liens avec l’Algérie. D’autres multiplient les accords d’urgence. Cette agitation révèle une évidence : le continent manque d’une stratégie stable.

La Suisse ne dispose ni de pétrole ni de gaz en abondance. Elle dépend d’un environnement européen fonctionnel, prévisible et énergétiquement soutenable. Chaque crise provoquée ou prolongée finit par atteindre ses ménages, ses entreprises et sa compétitivité.

Un prêt qui ne sera probablement jamais remboursé

Il faut également regarder les chiffres avec sang-froid. L’Ukraine sortira de cette guerre ravagée : infrastructures détruites, démographie affaiblie, dette croissante, besoins gigantesques de reconstruction.

Dans ces conditions, parler de « prêt » relève presque de la fiction comptable. Qui croit sérieusement que Kiev remboursera intégralement de telles sommes dans des délais normaux ?

Ce type de mécanisme ressemble moins à un crédit classique qu’à une socialisation future des pertes. Les contribuables européens paieront directement ou indirectement, par la dette, par l’inflation ou par de nouveaux prélèvements.

Une fuite en avant politique

Ce soutien financier massif intervient alors que l’Union traverse déjà de multiples crises : stagnation économique, tensions migratoires, fractures démocratiques, défiance croissante des peuples envers les institutions.

Dans ce contexte, la guerre extérieure offre aussi un récit mobilisateur commode. Elle permet de réclamer l’unité, de marginaliser les oppositions internes et de repousser les débats embarrassants sur l’état réel du continent.

Cette tentation n’est pas nouvelle dans l’histoire politique : détourner les regards vers l’extérieur quand l’intérieur vacille.

Un avertissement pour la Suisse

Pour la Suisse, ce qui se joue à Bruxelles dépasse de loin le seul dossier ukrainien. C’est un avertissement. Une classe dirigeante qui se voulait jadis gestionnaire, prudente et soucieuse des équilibres paraît désormais gagnée par une logique d’emballement : dettes toujours plus lourdes, surenchère stratégique, fuite en avant politique. À force de promettre sans limite et de s’enfermer dans la posture, elle entraîne l’Europe sur un chemin dont personne ne sait où il mène, ni ce qu’il coûtera demain aux peuples du continent.

Dès lors, chaque accord avec l’Union européenne doit être relu à cette lumière. Il ne s’agit plus seulement de normes techniques, de facilités commerciales ou d’arrangements administratifs. Il s’agit de savoir jusqu’à quel point la Suisse entend se lier à un ensemble dont les choix engagent désormais la sécurité, l’énergie, les finances publiques et l’indépendance des États. Dans une époque troublée, la véritable modernité n’est peut-être pas dans l’alignement, mais dans la maîtrise de soi. Berne aurait tout intérêt à s’en souvenir.

Dimitri Fontana, 24/04/2026

I-Média – Défaillances en France – 0 pointé pour Nunez en cybersécurité !

 

Cette semaine dans "I-Média" retrouvez Floriane Jeannin et Jean-Yves Le Gallou

📌Introduction

L’image de la semaine :

ANTS piratée : nos données sont-elles vraiment protégées ?
Alors que l’État français échoue à sécuriser sa propre plateforme de titres sécurisés, que nos données sont dans la nature, l’Union européenne, au nom de la protection de l'enfance, lance en fanfare son application de vérification de l’identité et lance une campagne "Democracy" et "Free speech"… C’est la cybersurveillance avant la cybersécurité : bienvenue au royaume d’Orwell !

Le dossier du jour :

Tempête dans une coupette chez Grasset : la gauche s’émeut !
Olivier Nora, dirigeant grassement payé (1 million d’euros) vient d’être remercié. Il quitte une maison d’édition en crise avec des résultats en chute libre, mais les médias parlent de "séisme" provoqué par Bolloré.

Les pastilles de l’info :
- Liban : un soldat israélien profane une statue du Christ
- M6 s’offre un point Godwin en comparant des croix "illégales" à des autocollants Adolf Hitler
- Xavier Niel : "empêchement urgent" pour échapper à une commission… mais on le retrouve au ski à Courchevel
- 800 armes blanches saisies à l’école : Libération fait une caricature avec un élève nommé Kylian…
- Elon Musk : convoqué par le parquet de Paris, il refuse le traquenard !
- Gabriel Attal : son storytelling s’effondre face au réel

🔴 Conclusion

Portrait piquant : Elisabeth Lemoine : l’icône médiatique décortiquée par l’OJIM

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Russie contre Allemagne, la panne d’essence ? – JT du jeudi 23 avril 2026

 

A la une de cette édition, Vladimir Poutine a décidé de prendre l’Europe à la gorge en coupant les approvisionnements de pétrole à l’Allemagne qui transitent par la Russie.

Toujours international, nous reviendrons sur les voyages en Afrique du pape qui se sont achevés ce jeudi. 

Et enfin la France, passoire numérique dans une Europe livrée aux cybermenaces. La cyberattaque subie par l’Agence nationale des titres sécurisés illustre une nouvelle fois cette vulnérabilité. 

 

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