Le Temps et le cordon sanitaire
Le Temps est en émoi. Le porte-voix d’Ursula von der Leyen vit mal le fait que la droite ait choisi de travailler avec les partis patriotes au Parlement européen. Jusqu’ici, le fameux « cordon sanitaire » faisait les beaux jours d’une gauche qui gagnait régulièrement compte tenu de la désunion de l’équipe d’en face. C’est fini. Ce qui sert de droite économique a enfin compris que pour faire barrage au gauchisme, il fallait s’allier à la droite patriote. Et ça marche.
Divers actes législatifs ont passé la rampe grâce à cette collaboration inédite, porteuse d’espoir. On a vu le même phénomène en France lorsque la droite unie est parvenue à faire passer l’abrogation de l’accord de 1968 permettant à l’Algérie, entre autres bienfaits, d’exporter sa criminalité sur le continent. C’est de bon augure mais ça provoque une certaine panique au sein de la rédaction du quotidien qui vit mal la montée du patriotisme et donc le rejet de sa ligne éditoriale fanatiquement pro-européenne.
L’amour de la patrie est l’ennemi des Bruxellois dont le rêve consiste à abolir les nations au profit d’une nébuleuse conduite par une armée de fonctionnaires aux ordres de commissaires volontiers dictatoriaux. Cette vision est combattue avec une énergie en plein essor comme on a pu le voir lors des élections européennes de 2024. Car, n’en déplaise au Temps, ce sont bien les citoyens européens qui se sont démocratiquement exprimés et on fait la part belle à ceux qui restent attachés à leur pays. On peut museler leurs aspirations durant un certain temps grâce à ce « cordon sanitaire » qui permet à la gauche de s’imposer malgré sa faiblesse. Mais cela ne tient pas sur la durée car ne pas écouter le peuple le pousse à parler plus fort, en l’occurrence à assurer les beaux jours des patriotes.
Il faut maintenant prendre exemple sur l’Italie de Giorgia Meloni qui est parvenue à remettre la gauche à sa place, dans l’opposition où elle se morfond, ayant perdu sa capacité de nuisance face à une droite confiante et fière de ses valeurs. Ce qui vient de se passer à Bruxelles est historique. L’événement montre que la gauche n’est pas une fatalité. Il ne suffit plus de traiter ses adversaires de collabos pour l’emporter. Mais il n’est sans doute pas judicieux d’abandonner le principe du « cordon sanitaire ». Il faut juste le déployer contre la gauche.

Très juste retour de manivelle … !!