Comment atténuer l’impact du prix de l’essence sur le porte-monnaie?
Débat entre Nicolas Walder (Vert/GE) et Jean-Luc Addor (UDC/VS) - RTS/Forum du 13.03.2022
Journaliste (Tania Sazpinar) : En deux semaines, en Suisse, les prix ont augmenté de 40 à 50 ct. le litre, flirtant avec les 2.30 fr. Des prix de 4 fr. ne sont pas exclus, estimait hier dans la presse le ministre de l'Économie Guy Parmelin. Comment atténuer l’impact de cette hausse sur le porte-monnaie, hausse due aux événements en Ukraine ? Débat avec deux conseillers nationaux, le Vert genevois Nicolas Walder et l’UDC valaisan Jean-Luc Addor.
Journaliste : Jean-Luc Addor, vous avez interpellé le Conseil fédéral cette semaine, votre solution c’est de réduire les taxes de l’Etat sur l’essence, un peu plus de 80 ct. aujourd’hui. Il faut enlever ces taxes, selon vous ?
Jean-Luc Addor : Premier constat, cela devient insupportable, principalement pour les personnes de condition modeste qui ont besoin de se déplacer pour travailler. Dans mon canton, presque tout le monde a besoin de sa voiture, on n’est pas au centre d’une grande ville. Notre devoir, c’est de nous préoccuper de la condition des gens. De quels moyens dispose le gouvernement pour atténuer les effets de cette crise brutale ? Un des moyens, c’est de réduire les taxes, ce n’est pas impossible : le Premier ministre français a annoncé une réduction de 15 centimes par litre…
Journaliste : C’est un chèque-essence.
Journaliste : Nicolas Walder, que pensez-vous de cette idée, réduire tout ou partie des taxes sur chaque litre d’essence ?
Nicolas Walder : Nous sommes totalement opposés. Je rappelle que nous avons des objectifs climatiques, et cette crise nous montre notre dépendance intrinsèque aux énergies fossiles, dont il faut absolument sortir. On est à mi-chemin entre les Accords de Paris et 2030, où nous devrons avoir réduit de 60% notre empreinte carbone. Il faut continuer dans cette direction et on ne va évidemment pas inciter à consommer les énergies fossiles. Qu’il y ait des aides ciblées sur certains secteurs et certaines régions, parce que cela influe grandement sur le pouvoir d’achat de certaines personnes qui n’ont pas le choix, nous n’y sommes pas opposés. Par contre, nous demandons que des mesures soient prises pour réduire la consommation de fuel. Ce qui aura deux effets : des dépenses en moins, mais aussi une baisse de la demande qui entraînera une baisse du prix.
Journaliste : Jean-Luc Addor, agir sur le comportement, sur la demande ? Le président des Verts, Balthasar Glättli, propose, comme en 1970, lors de la crise pétrolière, d’instaurer des dimanches sans voiture. Est-ce que cela ne devrait pas aller de pair ?
Jean-Luc Addor : On voit très bien, dans ce débat, une différence radicale d’approche. Nous essayons de résoudre de manière concrète les problèmes immédiats des gens avec des mesures qui pourraient avoir un effet immédiat. Les Verts font de l’idéologie, ils nous parlent de…
Journaliste : Mais faire les deux en parallèle ?
Jean-Luc Addor : Oui, non, mais attendez. Les solutions des Verts, ce sont toujours les mêmes, ce sont des restrictions, ce sont des interdictions, ce sont des restrictions à la mobilité, et je vous rappelle que la mobilité, c’est un besoin essentiel, il y a des cantons, dont celui d’où je viens mais aussi beaucoup de régions dans tout le pays, où les gens ont besoin pour leur travail, pour vivre, de pouvoir se déplacer. Et il faut distinguer : ce n’est pas parce qu’on essaie de résoudre les problèmes immédiats des gens qu’on doit perdre de vue des objectifs à long terme, là je peux être évidemment d’accord. Mais on ne peut pas donner pour seule réponse, à des gens pour qui en quelques jours la situation est devenue insupportable, on ne peut pas leur donner pour seule réponse des objectifs climatiques, de l’idéologie, des Accords de Paris ou de Dieu sait où.
Journaliste : Nicolas Walder, la situation est inédite et brutale, qu’est-ce que vous répondez ?
Nicolas Walder : Ecoutez, elle est inédite et rapide, mais on ne sait pas combien de temps elle va durer. Il faut y répondre en gardant la tête froide. On ne sait pas jusqu’où iront les prix, s’ils vont jusqu’à 4 fr. ce n’est pas la même chose que s’ils restent à 2.50 ou 2.80 fr. Ce que propose M. Addor, c’est l’arrosoir : pour 10 ou 20 % de la population qui a réellement besoin de sa voiture pour des déplacements professionnels, nous allons arroser et baisser le prix du fuel pour l’ensemble de la population. Je rappelle que la grande majorités déplacements dans notre pays sont des déplacements de loisir, la grande majorité des habitants habitent dans les centres urbains, où il y a des alternatives à la voiture pour la plupart des gens, donc il faut aussi inciter la population à faire des efforts. Ce qui a été fait dans les années 70, et qui était extrêmement cohérent, c’était de dire : on va inciter les gens à moins utiliser leur voiture. Je suis prêt à discuter avec l’UDC et d’autres partis de mesures équilibrées ; mais la mesure qui consiste, en pleine crise climatique, à rendre le fuel moins cher pour permettre aux gens de continuer de consommer et garder cette dépendance, qui fait que, également géopolitiquement, ça met la Suisse dans des problèmes énormes - on le voit aujourd’hui face à la Russie, mais ça pourrait être la même chose avec des pays du Golfe ou d’autres… Il faut sortir de cette dépendance et continuer les mesures qui vont dans ce sens-là, y compris les investissements dans des alternatives en matière de transport et de chauffage.
Journaliste : Jean-Luc Addor, supprimer les taxes pour l’ensemble des ménages, même ceux qui n’en ont pas forcément besoin, c’est une mesure qui coûte cher, est-ce que c’est utile d’aller jusque-là ?
Jean-Luc Addor : Je ne pense pas qu’il faille supprimer purement et simplement les taxes. Il faut trouver une solution raisonnable, mais qui ait des effets rapides et significatifs sur les ménages, et il faut que la mesure soit simple, sinon ça ne fonctionnera pas.
J’ai entendu avec intérêt M. Walder être le porte-parole des personnes qui habitent dans les centres urbains, eh bien moi je suis le porte-parole de gens, beaucoup plus nombreux qu’il ne le dit, qui ont besoin de leur voiture tous les jours pour vivre et travailler. Il n’y a pas d’urgence climatique actuellement, il y a une urgence humaine et économique. L’urgence humaine n’est pas seulement, hélas, aux frontières de l’Ukraine, elle est chez nous, sous l’angle dont nous discutons, à cause de la hausse insupportable et brutale du prix des carburants, hausse sur laquelle nous pouvons agir puisque jusqu’à maintenant pratiquement la moitié du prix de l’essence c’étaient des taxes. Donc la Confédération a bien un moyen d’agir pour soulager les ménages et les entreprises de ce pays.
Journaliste : Nicolas Walder, finalement la crise écologique va passer au second plan par rapport aux besoins en essence ?
Nicolas Walder : C’est bien le problème, et j’entends ça depuis deux ans avec la pandémie de coronavirus, aujourd’hui on veut, selon l’UDC, repousser encore la réponse à la crise climatique. Il faut garder les objectifs. Aujourd’hui, rendre l’essence plus attractive en enlevant des taxes, pour que dans une année, on doive inciter la population, lui demander de faire des efforts, c’est complètement schizophrénique et il faut maintenant agir de façon cohérente, et effectivement il faut informer la population qu’elle doit réduire sa consommation d’énergies fossiles. Pour certains personnes c’est plus difficile, je suis prêt à des concessions pour ces personnes, mais d’arroser la population en leur disant qu’ils peuvent continuer de consommer de l’essence ad aeternam alors qu’on a des objectifs que l’on n’arrive pas à remplir en manière climatique, c’est un non-sens et je pense que ce n’est pas du tout responsable de la part de parlementaires comme nous.
Jean-Luc Addor (prend encore vite la parole) : Je pense que nous ne parlons pas d’éternité. On voit encore une fois la différence entre le discours strictement idéologique et doctrinaire des Verts et l’UDC qui s’occupe des problèmes concrets des gens.
Journaliste : On va s’arrêter là. Bonne soirée à tous les deux et bons débats ces prochains jours au Parlement.
Lien à l’émission : https://www.rts.ch/audio-podcast/2022/audio/comment-attenuer-l-impact-du-prix-de-l-essence-sur-le-porte-monnaie-debat-entre-nicolas-walder-et-jean-luc-addor-25807892.html
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Carla Montet : Lorsque l'idéologie prend à ce point le dessus sur la réalité, nous frôlons le délire collectif.
L’histoire de l'humanité est jonchée de délires collectifs de ce genre, qui ont mené des peuples, des civilisations dans le mur.
La doctrine des Vert-e-s est du réchauffé, c'est le recyclage du marxisme qui déclinait, après que Al Gore ait perdu les élections. Les Démocrates et le Deep State ont trouvé un nouveau filon, la « justice climatique », pour relancer leur discours tiers-mondiste, afin de culpabiliser les Blancs et d’enrichir les seigneurs du globalisme sur notre dos.
Les écologistes néo-marxistes ne sont pas différents des inquisiteurs de jadis, ou du nazisme, du communisme des époques les plus fanatiques, ou encore du fanatisme musulman. Dans tous ces extrémismes idéologiques, l'humanité n'a plus d'importance, la seule chose qui compte, c'est d'aller dans le sens du dogme, ici, climatique.
C'est effrayant: notre jeunesse crédule par son inexpérience a le cerveau manipulé, crétinisé par ces insanités, il s'agit même de la seule religion que notre jeunesse honore.
Les Verts haïssent les gens, le peuple, mais aiment avec leur grandeur d'âme la planète, de même que le communisme méprise l'individu, mais aime l'humanité.
Leur agenda est repris par le programme de Claus Schwab, et il y a des intérêts financiers énormes derrière ces projets, qui n'ont rien à voir avec le climat de la planète, ni même avec l'épuisement des ressources, sinon ils lutteraient contre la natalité excessive de certains pays qui ont jusqu’à 7 enfants par femme.
Et indépendamment du bobard climatique, comment est-il possible que la propagande de Gauche ait réussi à faire croire que le petit peuple suisse devrait porter sur ses épaules "le péché du monde"?
Quant aux parlementaires grassement payés, qui servent "les causes de la planète" au lieu de servir les citoyens, ils devraient dégager le plancher avec leurs idéologies aliénantes et mortifères. Idéologies dont il ne restera rien le moment venu, tout comme le communisme a finalement accouché de rien hormis des millions de victimes !
Écologisme, assaut contre la société occidentale:
https://www.contrepoints.org/2022/02/25/422254-ecologisme-assaut-contre-la-societe-occidentale
Il faudrait confronter les écolos néomarxistes à un vrai problème au lieu de se focaliser uniquement sur le bobard climatique. C’est hélas impossible, même en leur balançant une bombe sur la tronche, ils iront l’imputer au changement climatique.
Si les prix du carburant et d’autres matières premières devient plus élevé en Suisse et en Europe, cela contribuera à rendre la Chine et les pays du Sud-Est asiatique encore plus compétitifs par rapport à nous. Il faut croire que l’augmentation de notre taux de chômage et de la pollution due au transport de marchandise du l’Asie vers l’Europe indiffère totalement nos élus pastèques. Cela fabriquera encore plus de pauvres, ce qui élargira d’autant plus la base électorale de ces sales pourris de marxistes.
Nicolas Walder : ” … pour 10 ou 20 % de la population qui a réellement besoin de sa voiture pour des déplacements professionnels, nous allons arroser et baisser le prix du fuel pour l’ensemble de la population”
M. Walder ”oublie” que pratiquement TOUTES les marchandises vont augmenter à cause de cette hausse de la benzine ou du Diesel !
Les carottes cultivées en Appenzell ne vont pas sauter toutes seules dans mon assiette à Morges … il faut les transporter en camion qui fonctionne au Diesel !
Les terres sont travaillées avec des tracteurs fonctionnant au Diesel !
Et ce n’est qu’un exemple !
Si le coût de l’énergie augmente, TOUT augmente ! Sauf le salaire !!
Certains ont la mémoire courte… N’allez pas me dire que tout le monde a oublié l’histoire du Covid ? Si quand même, ah bon pourquoi ? Ben… Vous pensez que toute cette histoire de virus et ses vaccins cela a coûté un pognon de dingue, non ? Avec un prix du carburant qui passe à CHF 2.30 et dont certains parlent même de CHF 4.00, vous pensez bien qu’il y en a qui se frottent les mains pour renflouer les caisses… Combien de taxe sur le prix d’1 litre déjà ? C’est ça, éh, les gars, moi je ne crois plus au père Noël…
L’info qui fait mal : le prix de l’essence n’a pas augmenté depuis en mois, ni en Russie, ni en Chine.