Aterrador !
Le drame de La Chaux-de-Fonds relance bien évidemment la question des mesures d’éloignement infligées aux auteurs de violences domestiques, l’homme ayant pu s’en prendre à la victime alors qu’il avait reçu une injonction lui interdisant de s’approcher d’elle. Arcinfo donne dans ce cadre la parole à Sophie Aquilon, responsable du Service d’aide aux victimes neuchâtelois (Savi), qui fait savoir « que cette surveillance électronique peut donner un faux sentiment de sécurité, laissant penser que rien ne peut arriver ». L’intéressée ajoute au sujet de la surveillance active de l’auteur par bracelet électronique que « cela peut donc occasionner une hypervigilance chez la victime et avoir des répercussions sur sa santé ». Elle n’en reste pas là, « il faut réfléchir à un ensemble de mesures pour diminuer les cas de violences domestiques, « tout en gardant à l’esprit que le risque zéro n’existe pas ». Mais tout n’est pas perdu, depuis son arrivée au Savi en 2014, Sophie Aquilon a tout de même constaté « une vraie amélioration et une prise de conscience ».
Nous sommes très heureux que l’arrivée de Sophie Aquilon à la tête du SAVI ait provoqué une vraie amélioration et une prise de conscience. La victime de l’agression qui nous occupe n’a peut-être pas encore saisi à quel point Dame Aquilon est efficace mais mais on ne manquera pas de l’aviser à sa sortie d’hôpital. Au lieu de se livrer sans aucune once d’humilité à une autopromotion fort malvenue, Sophie Aquilon devrait se pencher sur le rapport du Conseil fédéral du 03 décembre 2021 « Mieux protéger les victimes dans les cas à haut risque de violence domestique. Examiner des mesures plus efficaces ». Elle pourrait y lire en page 15 au sujet du modèle espagnol prévoyant la surveillance active au moyen du bracelet électronique que « le modèle espagnol rencontre certaines limites. Toutefois, aucun décès n’est à signaler. 95% des personnes à protéger ont indiqué se sentir plus en sécurité et mieux protégées. »
Manifestement, l’usage du bracelet électronique avec surveillance active n’est pas encore à l’ordre du jour dans le canton de Neuchâtel puisque même la responsable du Service de l’aide aux victimes n’en voit pas l’utilité. On peut donc attendre tranquillement le prochain drame où on se posera les mêmes questions et on obtiendra les mêmes réponses.
Yvan Perrin, 17.02.2022
Toute notre sympathie va à la victime. “Faits inouïs et imprévisibles.” Titrait à la une la presse aux ordres! Comme d’habitude, les seuls à feindre l’étonnement sont les juges et les journalistes. Le bon peuple n’est pas étonné, mais résigné dans l’attente du prochain drame. La naïveté, pour ne pas dire l’imprévoyance de nos élites, frise la déficience mentale.
” … depuis son arrivée au Savi en 2014, Sophie Aquilon a tout de même constaté « une vraie amélioration et une prise de conscience.”
Tout va bien dans le meilleur des mondes !
Cette tentative de meurtre est bien la preuve que le bracelet électronique aurait pu déclencher une intervention préventive !
Il n’y a pas pire que ceux qui ne veulent pas voir !!