Coopération asiatique, réponse aux menaces extérieures… La nouvelle stratégie de sécurité russe

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Vladimir Poutine a approuvé, ce 3 juillet, la «stratégie de sécurité nationale russe», élaborée dans un décret publié sur le portail internet officiel de l’information juridique.

La Russie réaffirme, via ce texte, les grandes lignes traditionnelles de la politique étrangère russe : attachement au droit international, respect de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ou encore «protection du peuple de la Russie», définie en «priorité absolue».

Mais ce décret est également l'occasion pour Moscou de souligner certaines orientations stratégiques actuelles : ainsi, la Russie dit intensifier sa coopération avec ses partenaires dans le cadre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), du RIC (Russie, Inde, Chine), de l’Organisation de Shanghai pour la coopération, de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique, du G20 et d’autres institutions internationales.

Et, plus particulièrement, Moscou met en exergue le développement de sa coopération stratégique avec la Chine, considérée «comme un facteur clé du maintien de la stabilité mondiale et régionale». Autre relation dont la Russie tient à noter l'importance : celle avec l'Inde, Moscou déclarant accorder «un rôle important au partenariat stratégique privilégié» avec New Delhi. Pour rappel, un «partenariat stratégique Inde-Russie» a été établi en 2000, élevé dix ans plus tard au rang de «partenariat stratégique spécial et privilégié».

Des menaces politiques et morales planant sur la société russe

Autre élément notable de cette version 2021 de la stratégie de sécurité nationale russe : l'importance accordée aux menaces venues de l'extérieur. «Des forces destructrices à l'étranger tout comme à l'intérieur du pays cherchent à profiter de difficultés économiques et sociales de la Fédération de Russie afin d’encourager des processus sociaux négatifs, d'exacerber les conflits interethniques et interreligieux,
ainsi que de manipuler dans la domaine de l'information», est-il précisé dans le décret. Celui-ci note également l'action supposée des services de renseignement et d'organisations étrangers en Russie, notamment via des associations ou individus russes «sous leur contrôle».

Selon Moscou, les menaces pesant sur la société russes ne sont d'ailleurs pas toutes purement politiques, mais peuvent être liées «à la distorsion de l’Histoire, à la destruction des normes morales et éthiques de base» ou à des tentatives «d’implanter les idéaux et les valeurs étrangers dans le domaine de l’éducation, de la culture et de la religion». Partant, la protection des «valeurs spirituelles et morales traditionnelles russes», ainsi que «la culture et la mémoire historique», rejoignent les priorités nationales de la Fédération.

Enfin, François Chauvancy, général de brigade et expert en géostratégie interviewé par RT France, note que la Russie – de manière banale – accorde aujourd'hui une importance particulière aux attaques informatiques contre ses infrastructures civiles et militaires, tout en faisant elle-même face à des accusations de la sorte, qu'elle conteste.

 

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