Squats : une combine touche à sa fin

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Le Sénat vient d’accomplir un exploit rare dans la vie politique française : écrire une loi compréhensible, applicable… et légèrement défavorable aux fraudeurs.

Deux lettres qui valent une émeute militante

Jusqu’ici, pour être reconnu comme squatteur, il fallait s’être introduit illégalement dans un logement et s’y maintenir illégalement. Autrement dit : une faille juridique assez large pour y faire passer un camion de déménagement, un avocat militant et trois associations subventionnées.

Désormais, ce sera OU.

Une révolution grammaticale. Une apocalypse idéologique.

Grâce à ce simple changement, les occupants frauduleux de locations touristiques — souvent entrés avec une réservation bidon avant de s’installer durablement — pourront être expulsés en 72 heures. Le droit de propriété redevient un droit. Étonnant.

Le miracle du bon sens

Il aura fallu des milliers de propriétaires ruinés, des familles privées de leur logement, des procédures interminables et quelques reportages larmoyants pour que le législateur admette une évidence : pénétrer sans droit chez autrui suffit à devenir un squatteur.

Pas besoin d’un doctorat en sociologie urbaine.

Pas besoin non plus d’un stage de « déconstruction juridique ».

Juste un minimum de logique.

Airbnb, nouvelle zone de non-droit

Ces dernières années, les locations touristiques étaient devenues le paradis du squat moderne : entrée légale pour mieux frauder ensuite, impossibilité d’expulsion rapide, propriétaires sommés de « comprendre la détresse sociale » depuis leur canapé.

Une détresse soigneusement organisée, souvent professionnalisée, parfois même industrialisée.

Le nouveau texte met fin à cette escroquerie juridique.

D’où la colère prévisible d’un certain écosystème militant qui confond logement social et pillage privé.

Il y a toujours des traitres

102 sénateurs ont voté contre.

102 élus qui estiment donc, explicitement ou non, que le propriétaire est suspect par nature, que la victime est trop riche pour être respectable, et que l’occupant illégal mérite davantage de protection que celui qui paie impôts, charges et crédits.

On connaissait la préférence étrangère.

Voici la préférence squat.

Locataires honnêtes : circulez, rien ne change

Précision utile : les locataires classiques ne sont pas concernés. Celui qui a un bail, même s’il ne paie plus, relève toujours du droit locatif traditionnel.

La gauche pourra donc continuer à s’indigner sans trop d’effort : le fantasme du « pauvre expulsé arbitrairement » reste intact pour les plateaux télé.

Une Assemblée nationale attendue au tournant

Le texte doit encore passer devant l’Assemblée nationale, où le mot « propriétaire » provoque souvent la même réaction allergique que « frontière » ou « responsabilité individuelle ».

On peut déjà parier sur les tribunes, les pétitions, les larmes médiatiques et les accusations de « criminalisation de la pauvreté ».

Tout ça pour deux lettres.

Deux minuscules lettres qui rappellent simplement qu’en France, voler un logement n’est pas encore un droit constitutionnel.

 

Extrait de: Source et auteur

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3 commentaires

  1. Posté par poilagratter le

    Donc la vieille dame a Nantes sera enfin aidée par la justice ????!!!!

  2. Posté par poilagratter le

    ouai, voir la video de Hubert Boeltz de Serenite – patrimoine.com
    il dit d’eviter d’investir dans les locations et de les revendre.

  3. Posté par antoine le

    ”Le miracle du bon sens”
    Le bon sens montre le bon de son nez ! C’est bon signe ! Maintenant la suite, passons à l’acte et contre-attaquons toutes les dérives permissives et les erreurs évidentes de ces sénateurs hors sol !
    Il y a quelques personnes à contenir :
    ”102 sénateurs ont voté contre.”
    Malaise

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