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Pédocriminalité : un nouveau dispositif recense plus de 1 700 « prédateurs » en contact avec des enfants
Un nouveau dispositif de contrôle a permis d’écarter plus de 1 700 personnes jugées inaptes à travailler auprès d’enfants. Depuis mercredi 1er octobre, une « attestation d’honorabilité » doit garantir que les professionnels de la petite enfance et de la protection de l’enfance ne font l’objet d’aucune condamnation pour infractions sexuelles.
Publié le 3 octobre 2025 à 12h06 Mis à jour le 16 octobre 2025 à 9h46
Une plateforme nationale délivre désormais une attestation d’honorabilité aux professionnels de l’enfance. Pexels
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Généralisée depuis le mercredi 1er octobre, cette plateforme nationale a déjà permis d’écarter 1 733 personnes dont la demande d’attestation a été refusée, selon la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS). À chaque embauche puis à intervalles réguliers, les salariés et bénévoles doivent désormais présenter à leur employeur une « attestation d’honorabilité ». Ce document, délivré via la plateforme, certifie qu’ils ne font l’objet d’aucune condamnation au casier judiciaire ni d’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et violente.
« Des chiffres glaçant »
80 % des refus concernent des personnes déjà employées dans la Protection de l’Enfance, rapporte la DGCS. Ces situations impliquent des condamnations qui rendaient illégal leur maintien auprès de mineurs, comme des agressions sexuelles ou la détention d’images pédocriminelles. « Des chiffres glaçants : presque 2 000 décisions de blocage de gens qui étaient déjà en poste et qu’on a identifiés comme des prédateurs parce que condamnés. Condamnés, pas pour avoir roulé trop vite, mais pour des raisons qui ne leur permettent pas d’être aux côtés des enfants », a réagi la Haute-Commissaire à l’Enfance Sarah El-Haïry lors de la présentation du dispositif.
Elle a souligné que « chaque refus délivré n’est pas une statistique : c’est un enfant mieux protégé. C’est notre responsabilité collective, et c’est l’engagement que je porte chaque jour ».
Une surveillance élargie
Ce dispositif ne se limite pas aux professionnels. Il s’applique aussi aux bénévoles, assistants familiaux et maternels. Les personnes âgées de plus de 13 ans vivant au domicile des assistants maternels et familiaux seront également contrôlées. « La protection des enfants commence par le contrôle des personnes qui sont autour d’eux, parce qu’il y a des prédateurs, des gens qui ont été condamnés et qui reviennent au plus près des enfants pour, malheureusement, en abuser », a insisté Sarah El-Haïry.

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