La RTS veut faire avaler que le barrage de Kakhovka a été détruit par les Russes

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Carla Montet: La journaliste RTS Maurine Mercier, dans une interview en direct de Kiev, le jour même de l'attentat, semble connaître déjà le coupable. Elle affirme que personne n'a de doute que ce sont les Russes! Elle ajoute que le sabotage du barrage et l'inondation des territoires occupés par la Russie pour empêcher la contre-offensive ukrainienne est d'une lâcheté incommensurable!

RTS: Maurine Mercier, Kiev: L'Ukraine et la Russie s'accusent mutuellement de l’explosion d’un barrage qui a causé des inondations (depuis 1:41):

Maurine Mercier: "En Ukraine, personne n’a de doute sur le fait que cette catastrophe est l’œuvre des Russes. Ici, ça fait même des mois qu’on s’attend à ce que la Russie fasse sauter ce barrage. Ce n’est pas réellement une surprise. L’objectif russe semble assez clair, c’est de freiner la contre-offensive ukrainienne. Cette catastrophe, si elle ne surprend pas, ici, elle choque, pour ne pas dire plus.
Un Ukrainien me disait, et cela reflète vraiment le sentiment général, il me disait: La lâcheté des Russes est sans limite, ils sont à la peine d’un point de vue militaire, alors plutôt que de se battre, ils provoquent des catastrophes naturelles, ils sont d’une lâcheté incommensurable.
Côté russe, effectivement, on accuse l’Ukraine: Toute la responsabilité repose sur le régime de Kiev, leur objectif, c’est de priver d’eau la Crimée, voilà la déclaration, cet après-midi, du porte-parole du Kremlin."
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Voilà ce qui s'est passé en réalité dans la nuit du 6 juin:
Les forces ukrainiennes ont frappé la centrale hydroélectrique de Kakhovka, vraisemblablement avec un système de missiles à lancement multiple Vilkha. Le tir a détruit les vannes hydrauliques du barrage, provoquant un raz-de-marée dantesque: à Nova Kakhovka, le niveau de l'eau a dépassé 12 mètres. Dans la zone inondable, l'évacuation des habitants est encore en cours. Plus de 40'000 personnes, des villes et villages entiers, majoritairement sur les terres occupées par la Russie, 80 agglomérations sont concernées par l'inondation.

Les bateaux de sauvetage naviguent dans ce flot devenu doublement dangereux, non seulement à cause des débris qu'il charrie, mais aussi par la présence de mines.
L'eau emporte des villages entiers, les cultures, les monuments, les infrastructures, des cadavres humains et d'animaux se mêlent, les conditions sanitaires sont indescriptibles, il n'y a plus d'eau potable, la contamination a pénétré même dans les systèmes de canalisations de l'approvisionnement en eau. Il y a une grave pénurie de soins pour une vaste région où les gens ont tout perdu.

Cette catastrophe va déclencher une nouvelle vague migratoire, et Maurine Mercier ne pense qu'à se servir de cette catastrophe incommensurable pour alimenter sa propagande anti-russe.

Maurine Mercier a été élue journaliste suisse de l'année pour son reportage concernant les soi-disant viols en bande commis par de jeunes soldats russes, citant comme exemple les viols d'une dame âgée, et les accusations de massacres perpétrés par les Russes à Boutcha.
Maurine Mercier mériterait d'être primée comme journaliste suisse pour représenter si parfaitement le naufrage moral et intellectuel de nos médias.

Souvenons-nous de l'attentat du 8 octobre 2022, lorsque les Ukrainiens ont fait sauter des explosifs sur le Pont de Crimée, causant trois morts et des dégâts, que les Russes ont assez rapidement pu réparer. Même avec cet acte de terrorisme sans équivoque, les Ukrainiens ont accusé les Russes. Ils ont procédé ainsi après chaque acte de terrorisme contre les installations ou les populations civiles, niant systématiquement être les auteurs des destructions.

Et après chaque attentat qui nuit aux Russes, nos journalistes à subventions reprennent les "informations" qui mettent en cause... la Russie.

L'attaque terroriste contre le barrage de Kakhovka est un crime de guerre grave, tout comme les huit ans de guerre contre les habitants du Donbass, tout comme les attaques sur la centrale de Zaporijjia. Est-ce que les stratèges qui sont derrière ces actes à haut risque iront jusqu'aux frappes nucléaires ou bien préfèreront-ils pousser les Russes à bout pour que ce soient eux qui commencent ces frappes?


A Kakhovka, il suffit de se demander à qui profite ce crime pour comprendre que les Russes ne vont pas inonder leurs propres territoires durement conquis, ni faire sauter un barrage qui fournit de l'eau et de l'électricité à plusieurs millions de ses citoyens.
La Crimée risque de se retrouver de nouveau sans eau, Zaporijjia aura des problèmes d'approvisionnement en eau, et la vie dans toute la région de Kherson est compromise.

Bravo les stratèges occidentaux qui alimentent cette guerre abjecte! Nous sommes certains que la science forensique des Russes va trouver qui est derrière l'explosion, quelle est l'origine de l'explosif utilisé... et il y aura une réponse proportionnée de leur part, quel que soit le narratif occidental pour accuser la Russie.

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Maria Zakharova a révélé que les Ukrainiens ont déjà accordé une interview au Washington Post l'année dernière, dans laquelle ils ont parlé de plans visant à détruire le barrage du réservoir de Nova Kakhovka et à générer ainsi une inondation. Il y a six mois, des lanceurs de missiles américains HIMARS étaient déjà utilisés pour des tirs d'essai aux portes de l'écluse afin de tester la résistance du barrage - ce fait a également été admis dans l'interview. Les Ukrainiens ont également augmenté au maximum le niveau de l'eau, afin d'augmenter le raz-de-marée après l'explosion du barrage.

Dans son dernier article, Soros encourage le régime de Kiev à commettre un acte terroriste contre le pont de Crimée. "Maintenant, la cible devrait être la péninsule de Crimée, le port d'attache de la marine russe. Avec la destruction du pont terrestre, l'approvisionnement en eau de la Crimée dépendra de l'Ukraine », écrit Soros dans Project Syndicate, après la destruction du barrage de Nova Kakhovka. Soros est convaincue que la contre-offensive ukrainienne sera couronnée de succès.

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La trajectoire prévisible de l'inondation après la rupture du barrage de la centrale de Kakhovka

 

 

4 commentaires

  1. Posté par Castanet le

    Ce barrage poids vu son volume ne pouvait pas être détruit par des obus ou un missile ! Pour cela il a fallu mettre des tonnes d’explosifs dans les fourneaux réservés à la construction ! Avant la destruction, qui avait les pieds sur le barrage ?

  2. Posté par O Zilhman le

    Je verrai bien Maurine Mercier , ou Sébastien Faure comme porte parole de “l’armée ukrainienne” et à chaque reportage, encadré par la police ukrainienne, pour être sûr de faire de la propagande anti Russe. Quand un “journaliste” reçoit un prix, çe n’est vraiment pas bon signe.

  3. Posté par Poulbot le

    Les Ukrainiens ont besoin de ponts pour allez en Crimée , il ni y a que trois pont pour cela , un a Kerson , un a zaproijia et le pont barrage donc niveau stratégique il est stupide de faire sauter une installation dont on a besoin dans le futur.
    le lance missile Vilkha a une précision de 10 a 30m donc autant essayer d’attendre une canette de bière avec une fronde a 50m , peux de chance que cela fonctionne.
    Par contre le russes sont sur place depuis longtemps et on eu tout le loisir de miné le barrage.

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