De notre correspondant au Québec. – Le séparatisme est en hausse au Canada, qui est, théoriquement du moins, une confédération de provinces librement associées. Ce qui étonne par contre, c’est que la hausse du séparatisme ne touche pas tant le Québec, distinct du reste du Canada de par sa francité, son catholicisme et sa culture distincte, mais l’ouest, où la langue, la religion et la culture sont les mêmes que dans le reste du pays. Ce n’est donc pas un sentiment identitaire qui pousse 25% des Albertains, selon un sondage réalisé par la firme Abacus, à se déclarer en faveur de la souveraineté de leur province, mais plutôt des considérations d’ordre politique. Notons qu’au Québec ce nombre est à 28%, ce qui est très bas, considérant qu’en 1995, 49% des Québécois avaient voté pour l’indépendance.
Il faut le dire, l’Alberta est un peu le Texas du Canada. Très à droite, la province doit son développement des dernières années à l’industrie pétrolière qui lui a permis de devenir une des provinces les plus riches de la confédération. Mais, depuis l’accession de Trudeau au pouvoir, les politiques vertes et les tergiversations concernant la construction d’un oléoduc facilitant l’exportation du pétrole ont ralenti l’économie de l’Alberta. On comprend donc que si le séparatisme y a le vent dans les voiles, c’est d’abord par un rejet des politiques libérales du gouvernement actuel. Ils ne sont que 71% des Albertains, mais également des Saskatchewannais à considérer que l’appartenance au Canada est positive pour leur province. Un gouvernement conservateur et décentralisateur pourrait atténuer l’insatisfaction de l’ouest du pays, mais la réélection de Trudeau en octobre aurait l’effet inverse. •
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Les Savoyards, quasi dans le même cas, devraient se réveiller. En effet leurs deux départements sont parmi les seuls à être contributeurs nettes à la France et donc, comme l’Alberta pour le Canada, vivraient mieux sans la France. La différence c’est que les Savoyards ne sont pas riches par l’exportation de pétrole polluant mais par leur travail et que c’est la France qui pollue la Savoie en l’empêchant de prendre des décisions comme l’interdiction des camions moins qu’Euro 5 pour traverser la Savoie. En plus les Savoyards n’ont pas la chance des Canadiens de vivre dans une fédération mais sont noyés dans le centralisme parisien, par contre ils ont la chance, contrairement aux Canadiens de bénéficier de la législation internationale leur permettant de retrouver leur souveraineté. Mais pourquoi donc ils n’en profitent pas?
En Savoie aussi, colonisée par la France en 1860 (30 ans après l’Algérie), un séparatisme est désiré, mais pas du tout médiatisé, forcément : faut pas que ça se sache !…
« Quelle idée d’être indépendantiste savoisien / savoyard au XXIe siècle ! C’est dépassé, extrémiste, inconcevable ! Non ? Du moins, c’est ce qu’on essaye de nous faire croire. »
https://etat-de-savoie.com/independantiste-quelle-idee/