Le roman affolant et captivant de l’islamisation française (2)

Mireille Vallette
journaliste

Que faire face à une immigration qui refuse la civilisation dans laquelle elle évolue ? En inventer une autre.

Par Mireille Vallette

Réécrire l’histoire et célébrer la culture de l’Autre

La démonstration la plus effroyable de «L’islamisation française de 1979 à 2019» (premier article ici), est la révision de l’histoire de France et de ses valeurs, révision assortie d’injures et de censures envers les résistants à ces machinations. Car chez ces gens-là M’sieur, on ne parle pas, on exécute!

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Les révisionnistes vous ordonnent désormais de célébrer la culture des autres et de battre votre coulpe pour ce qu’a fait la vôtre… Quitte à atteindre le sommet de l’absurde. Lorsqu’en 2005 en Seine-Saint-Denis, Chahrazad Belayni est aspergée d’essence et transformée en torche vivante par le Pakistanais qu’elle refuse d’épouser, la Ligue des droits de l’homme explique:

«…l’horreur qu’inspirent de tels actes donne la mesure de la violence et de l’archaïsme des rapports de sexe dans lesquelles vit encore la société française».

Comment se faire accepter de «citoyens»soumis à une emprise religieuse agressive et en pleine croissance? D’abord en diabolisant l’assimilation devenue synonyme de «racisme», au profit de l’intégration. Ensuite, assez rapidement, supprimer l’exigence d’intégration au profit du «multiculturalisme» ou «vivre ensemble». Les laquais médiatiques ne cessent d’offrir des espaces aux propagateurs de ces thèses. Par exemple, le démoniaque «expert» sollicité depuis des décennies, Michel Wieviorka pour qui, «le modèle français d’intégration est de plus en plus artificiel de moins en moins en phase sur les réalités identitaires, ethniques ou autres».

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Et d’abord, à quoi voudrait-on intégrer puisque, toujours selon Wieviorka, «le thème de la France, de la culture française… est tout à fait l’illustration de ce que l’on peut appeler un mythe…» Il dira aussi que cette culture française a pour fonction «lorsque d’autres cultures se manifestent», de «les broyer, les écraser, les laminer.» Le sociologue a son jumeau maléfique, Farhad Khosrokhavar, accueilli lui aussi depuis des âges dans les mêmes médias.

 

L’éducation revoit ses fondements

L’éducation nationale plonge tout entière dans ces eaux troubles. Les enseignants sont bombardés de documents pédagogiques qui les incitent à privilégier la richesse des cultures étrangères et à se méfier d’une culture française néfaste ou inexistante. Il leur est par exemple proposé de travailler sur le thème «Haro sur l’étranger» ou sur le film d’Yves Boisset «Dupont Lajoie» qui illustre le racisme ordinaire des Français.

Le Haut conseil à l’intégration dans son rapport 2000, souhaite qu’à tous les niveaux de l’éducation nationale on «travaille à familiariser, au sens propre du mot, nos compatriotes avec l’islam pour qu’il apparaisse comme une richesse plutôt que comme une menace».

On encense un islam inventé pour hier et un islam rêvé pour aujourd’hui. D’hier, il faut abandonner tout ce qu’on croyait admis, dont les récits de nombreux chercheurs et voyageurs qui constataient sur le terrain la nature de l’islam: contraignant, guerrier, expansionniste. Ils évoquaient aussi ces règles régissant toute la vie quotidienne des musulmans; et celles de ces femmes soumises et recluses, dont l’invisibilité les frappait. Lévi-Strauss relève en 1955 dans «Tristes tropiques» à propos de l’islam son «appétit destructeur de toutes les traditions antérieures ». Il tentera jusqu’à sa mort de mettre en garde contre la menace de cette religion en Occident.

Les contributions de Montesquieu, Condorcet, Tocqueville, Ernest Renan ou Bernanos, ces connaissances établies depuis des siècles sont devenues taboues, censurées pour islamophobie.

L’islam est exonéré de tout, y compris de l’esclavage, comme l’illustre la «Loi Taubira» de 2001. L’Occident se flagelle pour un crime qu’il a moins pratiqué en nombre et en durée que le monde musulman, et qu’il fut le premier à abolir. Fernand Braudel écrivait que «l’islam est la civilisation esclavagiste par excellence».

Peu importe! Les programmes scolaires et des programmes de recherche en histoire et en sciences humaines doivent accorder désormais à la traite négrière et à l’esclavage occidentaux «la place conséquente qu’ils méritent». Programme appliqué à la lettre, hors un léger accroc: Olivier Grenouilleau publie en 2004 les résultats d’une recherche approfondie sur les traites négrières atlantique et arabo-musulmane, qui montrent que cette dernière a été plus dure, plus longue et plus cruelle que la première. Il est cloué au pilori par certains dont Christiane Taubira qui considère comme un «vrai problème» qu’il soit « payé par l’éducation nationale » et enseigne ce qu’elle appelle «ses thèses».

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Inventons un autre passé

Jacques Heers, ancien élève de Fernand Braudel, fut l’un des derniers historiens du Moyen Âge à envisager que les croisades étaient aussi légitimes que la reconquête de l’Espagne contre l’occupant musulman. Pour d’autres, comme Alain Minc, les croisades sont «le début du colonialisme français», et pour Jean-Claude Guillebaud une «ratonnade» étalée sur quatre siècle».

Les auteurs de notre ouvrage observent: «L’inversion consistant à transformer les croisades en crime chrétien ou en crime raciste légitime la haine professée par les islamistes contre les «croisés» parce que ces derniers symbolisent la première opposition à leur fulgurante avancée au nom d’Allah.»

Et l’on invente dans la foulée l’islam merveilleux d’Al-Andalous à propos duquel Jacques Ellul ironise: «Quel merveilleux empire civilisé on aurait eu si l’Europe avait été tout envahie!» Il s’élève contre la réécriture de l’histoire en cours, contre l’inversion du savoir établi sur l’islam. L’imam Tarek Oubrou au contraire écrit en février 2005 que les jeunes musulmans «ne se reconnaissent pas dans une histoire de France qui omet huit siècles d’apports de la civilisation arabo-musulmane.»

Le bâillon de la liberté d’expression se resserre. Sylvain Gougenheim publie en 2008 un essai qui autopsie le mythe d’Al-Andalus, «Aristote au Mont Saint-Michel». Les crocs de nombreux journalistes et intellectuels se plantent dans les mollets du chercheur.

Sylvain Gougenheim

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Il n’est plus possible aujourd’hui de débattre de thèses qui contredisent la nouvelle doxa. Par exemple, celles de l’historien René Grousset (mort en 1952): « Les croisades constituèrent une inestimable diversion qui retarda de 350 ans l’invasion de l’Europe. Pendant ce temps, la civilisation occidentale acheva de se constituer et devint capable de recevoir l’héritage de l’hellénisme expirant.» Et à propos de la partie de l’Europe occupée durant quatre siècles et demi: … toute pensée libre, tout progrès scientifique et intellectuel fut pour longtemps arrêté… Les institutions politiques ne purent s'élever au-dessus du plus primitif despotisme. Une partie de la population européenne se trouva retranchée de l'Europe.» 

Charles Martel, du sauveur au «mythe fasciste»

«Il a suffi de quelques années pour qu’une mémoire historique pluriséculaire soit perçue comme un blasphème islamophobe.» («Histoire de l’islamisation…»)

L'interdit est né à la vitesse de l’éclair, attribuer à Charles Martel le mérite d’avoir stoppé l’extension de l’islam en Europe. En 2013, Laurent Deutsch fait scandale en publiant «Hexagone». Il reprend ce qu’écrivaient tous les historiens avant que ne s'impose la rééducation multiculturaliste, à savoir que les envahisseurs musulmans se battaient «Coran dans une main, cimeterre dans l’autre» et que ce «déferlement sarrasin» fut arrêté à côté de Poitiers par Charles Martel, grâce auquel l’extension de l’islam est stoppée.

Nouveau déchainement. Deux des censeurs de Deutsch écrivent un nouvel ouvrage publié en 2015 qui discrédite le caractère de résistance à l’islam de Charles Martel. Pour Libération, l’ex-héros est même devenu le «mythe identitaire de l’extrême droite».

Et puisque l’histoire a changé, le récit muséal, qui tend à raconter le «récit national», doit suivre. Le Musée national des arts et traditions populaires (MNATP) pouvait laisser croire qu’il existait une France, une histoire et un mode de vie avant la bienfaisante immigration. Un patrimoine et une hypothèse devenus hautement xénophobes et islamophobes.

En 1995, alors que le musée est déjà largement laissé de côté financièrement, Jacques Toubon demande deux avis sur son futur, dont celui de Michel Collardelle. Celui-ci préconise sa mutation en «Musée des Civilisations de la France». Ce qui lui vaut sa nomination à la tête du musée.

En 2005, un décret transforme plus profondément encore le MNATP en Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Les collections du défunt musée des traditions populaires sont mises en caisse et la plupart ne réapparaîtront plus. Le nouveau musée, qui a aussi failli s’appeler «Musée des Passages», est inauguré en 2013 à Marseille. L’une de ses premières expositions temporaires est consacrée aux «Héritages arabo-islamiques dans l’Europe méditerranéenne».

Quant au Musée national de l’histoire de l’immigration ouvert en 2007, il sera inauguré en 2014. Il s’agit de «faire émerger la diversité cachée derrière le mythe de la nation unitaire». Encenser «la diversité pour donner à voir l’enrichissement culturel lié aux migrations et au brassage». On finit par ne concevoir la France que comme une nation bâtie sans autre héritage que celui de l’immigration et reconnaître par exemple «les forces de ceux et celles qui ont traversé les frontières, et qui ont bien plus de solutions à proposer que nous n’en aurons jamais». Le slogan adopté: "Leur histoire est notre histoire".

Dissoudre la France

Il importe parallèlement de criminaliser l’attachement à la culture française avec l’aide attentionnée des nouveaux occupants. Marwan Muhammad, aujourd’hui président de Musulmans de France (ex. UOIF): «Nous sommes nés ici et nous définissons l’identité française comme n’importe qui d’autre… l’islam est une religion française, le foulard fait partie des tenues françaises et Mohamed est un prénom français.»

Il ne reste qu’à proclamer la fin de l’histoire de la France. Patrick Boucheron, du Collège de France, s’en charge. Il publie en 2017 l’«Histoire mondiale de la France», un pavé qui fournit le nouveau manuel d’histoire officielle, dont Zemmour fera une recension sous le titre «Dissoudre la France en 800 pages». Non seulement tout ce qui se réclame de la France d’hier doit inspirer la honte et l’autoflagellation, mais cette nation revendiquée n’est qu’illusion, le meilleur de ce qui se trouve sur ce territoire venant d’ailleurs… Les invasions barbares par exemple deviennent des «migrations germaniques».

Ovations médiatiques!

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Patrick Boucheron (photo) sera l’associé vedette de l’exposition «La Nation et ses fictions» organisée au Centre Pompidou début 2018.

Avec cette vision, résument les auteurs de « L’islamisation… », «il n’y a plus de France; il n’y en a d’ailleurs jamais eu; c’est l’Autre qui l’a faite et doit continuer à la peupler.»

Célébrer les mœurs de l’Autre... jusqu’à l’obscénité!

L’excision est largement pratiquée en France, mais nombre d’intellectuels et de chercheurs alertent sur les dangers de sa criminalisation. On lui trouve même des vertus. Par exemple le directeur au CNRS Raymond Verdier: «Dans la pensée africaine, l’excision est coupure, non mutilation. C’est une véritable école de maîtrise de soi et de spiritualité, l’initiation sexuelle traditionnelle.»

Et Tobie Nathan, qui deviendra une référence permanente de la grande presse: «Nombre de petites filles africaines qui vivent en France et ne sont pas excisées présentent de graves troubles (…) l’excision est en quelque sorte un mécanisme de prévention mentale, un bénéfice social extraordinaire que la société devrait d’urgence reconsidérer.» (1995)

Il sera désigné expert dans un procès pour excision, et 20 ans plus tard, en 2015, le ministère de l’intérieur lui commande un rapport sur les jeunes islamistes «radicalisés».

Question mœurs religieuses et patriarcales, Kamel Daoud traite en 2016 dans Le Monde de «l’univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabe ou musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir»… «Ce rapport pathologique que certains pays du monde arabe entretiennent avec la femme fait irruption en Europe, aujourd’hui…» Libération, France Culture et une vingtaine d’intellectuels signent une tribune dans Le Monde où ils dénoncent l’«insupportable routine de la mission civilisatrice et de la supériorité des valeurs occidentales».

C’est ainsi que les loups sont entrés dans l’Hexagone et l’attaquent sans relâche. Leurs crocs ont déjà eu raison d’une bonne partie de ce qui fut il y a seulement quelques décennies la France. Une France dépecée aussi par ceux-là même  – les médias, les intellectuels, les antiracistes, les juges.– qui devraient être les premiers à la défendre.

8 commentaires

  1. Posté par Dupuy le

    Bravo a vous Mme Mireille VALETTE
    Continuez a nous ouvrir les yeux …

  2. Posté par Dupuy le

    Q’attende les européens ,pourquoi la france ne réagit pas,
    Il est temps de virer cette racaille née en france qui détruit notre civilisation,notre histoire,notre beau pays,nous haïsse , qui devient une poubelle, la france une vraie mère leur a tout donné ,on lui crache dessus ,quand on ne respecte plus ces parents ,il faut les mettre dehors,hors de nuire,dans leurs pays d’origine ils ne feraient même pas 1/10 …réagissons vite

  3. Posté par Maurice le

    @ Body – Puisque Mireille Vallette est féministe et socialiste, il faut croire qu’il y a une infinité de féminismes et de socialismes, et qu’en choisissant le bon, on est peut-être dans la bonne voie… De mon côté, ça m’est bien égal qu’elle soit socialiste et féministe, car c’est l’une des rares personnes à oser révéler la réalité de l’impact de l’islam dans notre quotidien, dans notre société et dans notre pays, et elle le fait avec une grande honnêteté intellectuelle.
    Mireille Vallette, socialiste suisse, auteur de «Islamophobie, ou légitime défiance ?»
    Riposte Laïque, publié le 20 avril 2009 par Pierre Cassen
    https://ripostelaique.com/Mireille-Vallette-socialiste.html

  4. Posté par G. Vuilliomenet le

    Quand un abruti veut tuer son chien, il l’accuse d’avoir la rage.
    Non, Mireille Vallette fait partie de ces gens de gauche qui ont compris ce qu’est l’islam. Il en existe, mais ils sont rares.
    Ce n’est pas le féminisme qui fait le lit de l’islam, c’est le féminisme dévoyé de Lisa Mazzone et con(-nes)sorts (la liste est longue).
    Je doute qu’elle soutienne la Licra, pour une raison simple, cette officine de malfaisants sont dans la bien-pensance, donc anti-Européens.

  5. Posté par Mireille Vallette le

    @Body: trois affirmations, deux tromperies. Il y a fort longtemps que j’ai quitté le socialisme et la Licra. Mais féministe… pour l’éternité!

  6. Posté par miranda le

    DU LOURD du très lourd à lire et qui fait évidemment mal, tellement tout ce qui se passait nous a échappé. Nous en percevons les effets à un moment où il est très tard.

    Les déconstructeurs sont décidément très habiles dans leur entreprise, tout en ayant un vrai problème avec leurs origines. Surtout un vide abyssal sinon ils ne s’acharneraient pas à démolir ce pays dans lequel ils sont nés et vivent. On ne peut pas « tout caser dans la faute au mondialisme  » qui représente toutefois une belle opportunité pour eux.
    En fait nos meilleurs déconstructeurs français sont les meilleurs « non intégrés » sans le savoir.

    Ils savent pour notre grand malheur se servir de cette belle langue française comme une arme qui se retourne hélas contre nous, les amoureux de la France et de la civilisation européenne.
    Mais qu’ils le sachent, nous n’en resterons pas là, à regarder venir notre anéantissement.

  7. Posté par Body le

    Mireille Vallette, la pyromane pompière : socialiste, féministe, membre de la Licra. Trois causes fondamentales de l’invasion musulmane !

  8. Posté par Léo C le

    Non Mohammed ne sera jamais un prénom français; jamais.

    Regardez déjà comme ils s’approprient l’espace public avec la victoire de l’Algérie; c’est une quasi insurrection dans toutes les villes avec carte blanche pour tout dévaster.

    bientôt ils n’avanceront même plus de prétexte pour se servir, puisque ils y sont encouragés.

    Ils sont en phase de test, encore, mais pour combien de temps.
    Ils défèquent dans les piscines de résidence, ils agressent, tabassent, violent, tuent, cassent, dégradent, trafiquent et coûtent à la société qui les entretient « un pognon de dingue »sans qu’il y ait le moindre retour sur investissement puisque ils ne foutent rien à part mettre le b….

    Comme on continue dans la gamme impunité totale, ils vont passer à la vitesse supérieure.
    C’est ce qu’ils font depuis 40 ans.

    Le problème est que celui qui ose les mots que j’écris derrière mon écran, sur un site dont le serveur semble aux États-Unis, en ne risquant rien sera étiqueté factieux et séditieux, propagateur de haine amalgamée, s’il le fait de manière relayée et publique. Malgré cette flagrante vérité.

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