| 22 mars 2019
L’islamologue, qui a déclenché une polémique lundi pour s’être rendu à un débat sur les violences faites aux femmes, devra aussi rendre le bureau que lui prêtait le centre musulman.
Habituellement si discret à Saint-Denis, Tariq Ramadan n’aura jamais fait autant parler de lui dans la ville cette semaine. Lundi soir, sa présence à un débat sur les violences faites aux femmes, avait été perçue comme une « provocation » par la mairie PCF, qui organisait la soirée. [...]
Ce vendredi, c’est le centre Tawhid, qui gère la principale mosquée de la ville, qui a révélé qu’il avait entamé des démarches pour que Tariq Ramadan « quitte les locaux » qu’il occupe sur son domaine, rue de la Boulangerie.
Mais la direction assure que sa décision n’est pas liée à la situation du théologien suisse, dont les deux mises en examen ont été maintenues par la justice le 14 mars. [...]
Il occupe un pavillon à côté du lieu de culte
Depuis une vingtaine d’années, l’islamologue occupe ce pavillon attenant au lieu de culte, où il dispose d’un bureau pour son association « Horizons » en rez-de-chaussée, et d’un appartement à l’étage. « Tariq Ramadan était d’abord locataire puis, lorsque notre SCI (société civile immobilière) a acheté la mosquée, le centre lui a permis de rester dans les locaux », rappelle Abdelakim Kerboua.
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« C’est un pion qui nous embête »
[...] Tariq Ramadan n’est pas souvent ici. Il ne prie pas à la mosquée, il ne donne pas de conférence pour nous. »
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« Certains, comme moi, le disent à voix basse : Tariq Ramadan est un pion qui nous embête, souffle un fidèle. Pour moi, il est pour quelque chose dans la fermeture actuelle… » Plus loin en ville, Taoufik, 31 ans, défendait lui l’islamologue. « Il n’a pas été jugé. Il n’a pas été condamné. Il a donc le droit de continuer à travailler. »
[...] Via sa page Facebook, Tariq Ramadan avait réagi après les critiques sur sa présence à la réunion de lundi soir. Il en avait appelé à la « présomption d’innocence » tout en présentant ses « excuses » et ses « regrets » si « [sa] seule présence a heurté les sentiments de certains participants à cette table ronde ».

Sans condamnation par la justice nul n’a le droit d’ignorer le droit d’aurui à la présomption d’innocence.
Le censeur Nicolas Hénin, journaliste de gauche et haineux de première classe :
“Nicolas Henin
Compte certifié @N_Henin
11 mars
« La France doit rapatrier les enfants détenus en Syrie. »
J’ai co-signé cette tribune de Marie Dosé et Henri Leclerc publiée dans Libération ce matin.”