La gauche moraliste, au service de minorités activistes, et la droite économique veulent vider la pratique démocratique de sa substance.

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

La gauche moraliste, au service de minorités activistes, et la droite économique veulent vider la pratique démocratique de sa substance.

Droits politiques et théocratie

Attention danger, si le peuple suisse se laisse manipuler émotionnellement, les bases du système démocratique seront définitivement obsolètes. L’histoire politique de la Confédération, modèle d’équilibres linguistiques, culturels et de contre-pouvoirs politiques a été un succès. Sur le plan économique aussi. Mais par cette caractéristique des contre-pouvoirs (référendum, droit d’initiative), les globalistes, les multinationales, la Commission européenne peuvent être tenus en échec par le résultat des urnes. Ceci est pour eux bien sûr, intolérable et inadmissible. Ils n’aiment pas le peuple, les citoyens qui osent ne pas suivre les incitations morales et libre-circulationnistes, les obstacles à la globalisation de l’économie, aux pactes migratoires imposés, de vivre ensemble non désiré. Chez ces gens-là, minorité éclairée, oligarques financiers et patrons de multinationales ou de fondations prédatrices comme l’Open Society de Soros, partisans des arrangements discrets, on se méfie du peuple irrationnel, protectionniste, conservateur, trop conscient de ses intérêts, du bon sens commun. Le mot populisme a été inventé juste pour ça, pour disqualifier le principe de base de la démocratie directe, de la majorité votante qui a le dernier mot. On lui préfère le principe désincarné et abstrait des « Droits Humains » qui sont dépolitisés et purement moraux. Un seul individu, minorité hyperindividualiste,  victimaire et discriminée, bien sûr, peut s’imposer à la majorité simple et obscurantiste. On est bien loin du modèle des Droits de l’Homme et du citoyen (réel, politique, majoritaire) et on donne le pouvoir final à des juges ( non élus, cooptés par les officines libérales, ne rendant des comptes qu’à l’échelon discret supérieur ) qui définissent de manière abstraite le Juste, le Bien, le Grand Marché, la Libre Circulation etc…Et sans contestation possible, sous peine d’être ringardisé, diabolisé, excommunié par ceux, dans une sorte de théocratie ( mais sans Dieu bien-sûr) directe, avec une main invisible, vous dictent pensées et comportements obligatoires et impératifs.

Le Conseil Européen des Droits de l’Homme, sorte de super Tribunal religieux de l’Inquisition, coopté, subventionné par Soros ,dynamiteur de souveraineté, de démocratie, de frontières, de protectionnisme s’arroge le Droit de définir ce que la population peut et doit voter, et rien d’autre.

Les glapissements de colère de toute la bande du politiquement correct et orthodoxe seraient amusants s’il n’y allait pas du devenir de la démocratie réelle. Le simple texte qui dit que « La Constitution fédérale est la source suprême du droit de la Confédération » déclenche des imprécations venant des pompeux cornichons rouges/verts et de l’industrie d’exportation. Rien à redire vraiment mais pour la gauche, le risque de rétablir la peine de mort, la torture ou de créer l’instabilité du Droit, ne riez pas s’il vous plaît, est lié à l’acceptation de cette initiative dite d’autodétermination. Il est même possible que notre Constitution aille bien au-delà du CEDH. Alors assez de cette Commedia dell’arte, de ce psychodrame hystérisé. Restons maîtres chez nous, pour gérer la migration, renvoyer les criminels étrangers, interner à vie certains délinquants dangereux, refuser l’accord cadre européen inique, défendre les mesures d’accompagnement, organiser une croissance acceptable, réduire la surpopulation. Le pouvoir politique ultime ne doit pas revenir à un Juge, et encore moins étranger.

L’émergence d’une dynamique « nationale populiste et souverainiste » rend malade la gauche bobo et les milieux macroéconomiques. La dynamique d’alliance entre populistes de gauche et de droite en Italie, divine surprise, leur donne des sueurs froides. La perspective d’explosion de l’Union européenne, avec le Brexit, le soutien russe à la Résistance populaire et démocratique en Europe, l’échec de destruction de la Syrie laïque et nationale les rend fou. Tant mieux, que se lézarde cette construction européenne factice, d’austérité détestable et de répartition obligatoire des migrants, armée de réserve des multinationales, nouveaux consommateurs qui s’imposent contre l’exigence de la décroissance.

Cornes et autodéfense naturelle

Laisser les cornes aux vaches et subventionner ceux qui renoncent à un élevage intensif est plein de bon sens. Les mêmes qui veulent limer les droits démocratiques aux citoyens les contesteraient pour les bêtes à cornes ? Non aux mutilations productivistes, oui au respect de la vie animale, non à l’exploitation insensée de la nature, oui à la défense des espèces indigènes. Non aux mutilations sexuelles ou autres.

Quant au contrôle par les assurances des fraudeurs, il faut des bases légales. Celui qui fraude nuit à la collectivité et disqualifie la valeur de l’incapacité de travail, de la définition de l’invalidité. Il faudrait veiller que les prestations soient accordées sur des bases objectives, mesurables, équitables. Ceci dit, on ose espérer que la même rigueur sera mise à sanctionner l’immigration illégale, les trafics de migrants en tout genre, le non contrôle des migrants économiques qui veulent se faire croire en quête de sécurité autre qu’économique.

Oui à l’initiative sur l’autodétermination, oui à la protection des vaches à corne, oui raisonnable à la surveillance des fraudeurs dans le domaine des assurances maladie et sociales.

 

Dominique Baettig, ancien Conseiller national, militant souverainiste et illibéral.

20.10.2018

 

4 commentaires

  1. Posté par Gérard Guichard le

    De toute façon la « droite économique », ce sont des Chinois des villes et leur gauche ce sont des Chinois des champs! Cherchez où on se fait escroquer depuis 35 ans!

  2. Posté par Serotonine le

    Quel bol d’air de pouvoir lire occasionnellement – pas assez souvent à mon goût – l’excellent Dominique Baettig. Ah, si la Suisse pouvait être guidée par ses idées ! Il représente la « droite des valeurs » (et non celle du Fric Fric Fric à court terme, tel le plr) et la « gauche du travail », celle qui défend(rait) les petits patrons et les humbles qui travaillent dur (et non celle des bobos internationalistes, défenseurs de toutes les formes de parasitisme, tel le ps ou les verts). L’alliance italienne entre la Liga et 5Etoiles se rapproche de cet idéal.

  3. Posté par Bussy le

    Le petit problème, c’est que l’économie est tenue par les globalistes, les multinationales, la Commission européenne, et la propagande est tenue par leurs idiots utiles de gauche, donc c’est très angoissant d’aller contre ces gens qui peuvent écraser la petite Suisse comme ils le veulent, les Suisses ayant besoin de gagner un salaire, ou que leur fonds de pension maintienne sa fortune pour leur payer leur pension……
    Plutôt que des chocs frontaux, je vois plutôt une réaction discrète, sur le long terme…. achat de produit locaux, consommation d’essence réduite, voter pour des gens biens….. mais c’est vrai que le plan des oligarques et donc l’islamisation avancent à grande vitesse !

  4. Posté par Dominique Schwander le

    Mon confrère médecin a 100 % raison.
    L’essence même de l’identité suisse réside dans l’autodétermination de bas (le peuple Souverain) en haut (les élus au service du peuple souverain) et dans le respect du principe de subsidiarité. L’autodétermination d’un peuple souverain est un bien inaliénable; l’abandonner marquerait la fin de notre démocratie directe en tant que telle. Un gouvernement démocratique de bas vers le haut comme la Suisse, face à une gouvernance impérialiste dictatoriale du haut vers le bas et supra-nationaliste comme l’UE ou l’oumma musulmane qui colonise l’Europe, c’est tout simplement incompatible. La logique de la gouvernance UE veut que, aujourd’hui, la Suisse soit renonce à son identité nationale, à sa souveraineté et à sa démocratie directe et nie toute son histoire, ses atouts et ses vertus, soit reste en marge de l’UE politique et de l’islam. Les Suisses doivent choisir entre une Suisse libre de culture gréco-romaine-judéo-chrétienne et de mécréance ou un coexistence multiculturaliste et multionflictuelle sous la domination de l’UE de surcroit islamisée. Les musulmans, eux, doivent choisir entre leur islam-idéologie chariatique de la circoncision et de l’infibulation et la Suisse du prépuce, du porc et du vin.
    Peuple souverain de Suisse réveille-toi.
    Vote pour les tiens et la patrie suisse.

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