Italie. Que fera le Conseil fédéral si des migrants expulsés viennent en Suisse?

Céline Amaudruz
Conseillère nationale UDC

Pour donner suite à l'entrée en fonction du nouveau président du Conseil italien Giuseppe Conte, je me suis permis de solliciter le Conseil fédéral à l'effet de savoir si la nouvelle situation avait été évaluée  au niveau migratoire dans les termes suivants : "Le gouvernement italien entré en fonction la semaine passée ne fait pas mystère de son intention de chasser les clandestins de son sol. Dans ces conditions, il est probable que certaines personnes choisissent notre pays plutôt que le retour au bercail. Le Conseil fédéral a-t-il analysé les conséquences potentielles quant à une augmentation des arrivées de personnes sans statut de séjour à notre frontière sud ? Le cas échéant, quelles sont les mesures qui seront prises ?"

La réponse se veut sans doute rassurante, que voici : "La coopération de la Suisse avec l'Italie dans le cadre de l 'accord d'association à Dublin et de l'accord bilatéral de réadmission est actuellement très bonne. Le Conseil fédéral s'engagera à poursuivre cette bonne coopération dans le domaine de la migration également avec le nouveau gouvernement italien. Le SEM suit attentivement le développement des débarquements en Italie ainsi que l'évolution de la situation politique. Tous les services fédéraux et cantonaux concernés sont régulièrement informés des nouveaux développements. En cas de nécessité la Confédération et les cantons disposent d'une planification d'urgence en matière d'asile."

En termes clairs, le Conseil fédéral n'entend pas prendre la moindre mesure visant à sécuriser quelque peu notre frontière sud afin de contrarier les arrivées illégales, préférant laisser entrer les clandestins pour ensuite voir s'il est possible de les renvoyer en Italie. Il est plus que probable que le gouvernement Conte mette moins d'enthousiasme que le précédent à récupérer ces hommes qui pourrissent la vie des Italiens, ce qui se comprend aisément. Malheureusement, par sa passivité, le Conseil fédéral va nous contraindre à accepter une partie de ces immigrés dont la Botte ne veut plus. La sagesse populaire veut qu'il soit préférable de prévenir plutôt que de guérir. A Berne, hélas, on préfère discourir et subir.

Céline Amaudruz, 11.6.2018

 

11 commentaires

  1. Posté par pierre le

    Posté par UnOurs le 11 juin 2018 à 22h18

    Ah, si seulement l’UDC était représentée au Conseil fédéral.

    ils sont tellement bien qu’ils sont en chute libre en suisse romande

  2. Posté par UnOurs le

    Il faudrait au moins que nos deux « UDC » au Conseil fédéral nous envoient des signes, prisonniers qu’ils sont de la « collégialité », qu’ils fassent des tronches de trois mètres de long, que cela tende le climat de façon subliminale. Non rien, le comptable joue tout content avec sa calculette et le caporal s’amuse avec ses maquettes d’avion.

  3. Posté par bigjames le

    Il est vrai que si nous avions des UDC au CF, la situation serait différente.
    Nos deux UDC n’en sont pas !

  4. Posté par Peter K le

    Apres des decennies de laissez-faire, apres moi le deluge et autres joyeusetés droitsdel’hommesque, vous n’imaginez quand meme pas qu’ UNE seule fois nos pseudos defenseurs de la patrie defendent leur peuple??? Serait simple pourtant, armée a la frontiere et camps d’internement, suspension du droit d’asile, immigration zero, etc…Eh non Madame, les p’tits suisses sont la pour bosser et payer leurs envahisseurs et leurs cliques de collabos de tout poil. Quand a votre parti, vous devriez pour le moins sortir du cf et virer vos deux nains de jardins de votre mouvement, et rentrer enfin dans le vif du sujet, comme le font les Orban et autres Salvinni!

  5. Posté par Heidi le

    La Suisse, comme tous les autres pays européens, est finie. Elle tombera – après les autres qui one laissé entrer et proliférer le fléau qui les détruit – et succombera au joug islamique, elle aussi. Faudrait profiter du peu de liberté qu’il nous reste parce que, à l’avenir, on sera ou morts ou des citoyens de deuxième classe. Tout ça, grâce à nos politiciens apaiseurs et aveugles.

  6. Posté par Antoine le

     »Malheureusement, par sa passivité, le Conseil fédéral va nous contraindre à accepter une partie de ces immigrés dont la Botte (l’Italie) ne veut plus. »
    Il est EXCLU de recevoir la crème de la crème de la racaille sur notre territoire national !
    Le peuple souverain suisse demande au Conseil Fédéral (2x PS Berset Sommaruga, 2x UDC Parmelin Maurer, 2x PLR Cassis Schneider-Ammann et 1x PDC Leuthard) donc avec une majorité  »théorique » de droite, de prendre des décisions responsables de droite.
    Arrêtez votre hypocrisie ! depuis des mois toutes les décision sont du style gôchiasse et pro-UE !
    Respectez les résultats des votations fédérales (Immigration de masse entre autre !) et la volonté du peuple souverain suisse !

  7. Posté par Hotch le

    Chère Madame Amaudruz,
    Je suis un peu surpris de lire en conclusion de votre billet -par ailleurs pertinent- qu’à Berne, hélas, on préfère discourir et subir.
    Contrairement à l’immense majorité des lecteurs de ce site, vous faites partie des happy few qui ont le droit d’ouvrir leur g… à Berne et dans la presse.
    Pourquoi ne vous y entend-on pas ? Pourquoi MM. Maurer et Parmelin n’ont-ils pas les c… pour renvoyer la sommaruga à ses études pianistiques ?
    Comment un CF et un parlement où la droite (ou prétendue telle) est majoritaire arrivent-t-ils à nous pondre systématiquement une politique gauchiasse ?
    Il y a un sérieux problème à ce niveau et plutôt que de venir avec des constats affligeants (mais malheureusement réalistes) je trouverais plus utile que vous tentiez de réveiller directement vos collègues de parti, en commençant par les 2 conseillers fédéraux UDC qui semblent tombés en catalepsie totale depuis des mois.
    Vous pourriez également lancer un appel aux personnes de bonne volonté pour qu’elles passent quelques weekends sur notre frontière sud menacée.
    Avec un minimum de coordination, quelques groupes de promeneurs seront nettement plus dissuasifs que nos gardes-frontières soumis aux diktats des ONG immigrationnistes.
    Bref, il y a du boulot et il est temps de s’y mettre sérieusement.

    Cordiales salutations.

  8. Posté par Jean Durand le

    La gauche va se frotter les mains avec cette arrivée de clientèle additionnelle. D’un autre côté c’est bon aussi pour l’UDC en vue des élections à venir l’an prochain.

  9. Posté par SM le

    Prévenir plutôt que de guérir: Language inconnu et incompréhensible pour l’administration fédérale. Il est tellement plus simple et commode de jouer à la politique de l’autruche ! Chacun pense à sa propre carrière, puis, après moi le déluge. Surtout ne pas prendre de responsabilités, surtout ne pas se mouiller en prenant des décisions qui pourraient déplaire au bien-pensants, etc. Des vrais ronds de cuir !

  10. Posté par UnOurs le

    Ah, si seulement l’UDC était représentée au Conseil fédéral.

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