Hongrie. V. Orban: dans toute l’Europe, un remplacement de population est en cours

La Hongrie va dépenser 1,8% de plus pour son budget annuel. Elle pourrait aller facilement jusqu’à 3% de déficit, mais le gouvernement refuse de s’endetter. Les investissements qui nécessiteront les 1,8% de dépenses supplémentaires seront très profitables pour l’avenir de la Hongrie. Mais cette frugalité économique donne la stabilité, et permettra de résister aux séismes, car nous allons au-devant des grandes crises économiques. Nous devons comprendre ce qui va arriver au niveau mondial.

Les grands pays ne peuvent pas réagir comme les petits. La Pologne, par exemple, avec ses presque 40 millions d’habitants, sera moins touchée par la crise qui va s’abattre sur l’Europe.

Le niveau de vie croît en Hongrie parce que le pays produit plus qu’il ne consomme, et il arrive à vendre ses produits parce que sa production est compétitive. Ses prix, ses produits et ses forces de travail sont compétitifs au niveau mondial. Les grand pays ont des marchés intérieurs qui peuvent absorber les surplus et seront peu touchés par la crise. La Hongrie dépend de son marché extérieur. Orban dit qu’il ne cesse de consulter les meilleurs spécialistes en économie pour préparer la Hongrie à la crise à venir. À quoi devons-nous nous attendre ?

Premièrement, le temps de l’argent bon marché est fini, les intérêts vont monter, même si on ne sait pas à quel rythme.

Deuxièmement, si l’on jette un coup d’œil sur le budget de la zone euro, on constate que les Etats sont plus endettés que lors de la crise économique de 2008, alors que cette crise est justement venue essentiellement de l’endettement. La Hongrie a réussi a baisser son taux d’endettement de 81% à env. 72% et nous baissons ces dettes d’année en année, car le retour des taux élevés pourrait mettre la Hongrie à terre. Les Etats vont se trouver en grande difficulté quand les taux d’intérêts remonteront.

Troisièmement : la guerre économique des Etats-Unis touche également l’UE et cela nous affecte défavorablement.

Tous ces changements pourraient toucher aussi la Hongrie. La tempête n’est pas encore arrivée, mais les nuages s’amoncellent. Il faut par conséquent établir et gérer le budget d’une manière responsable et réfléchie. 
Nous avons augmenté notre budget de défense considérablement et au cas où il se passerait quelque chose de grave, cela nous laisse la possibilité d’« ouvrir le parapluie ». Cela ne va pas nous détourner de nos buts pour autant.

Nos priorités économiques sont dictées par nos buts: la politique familiale, la création d’emplois, la défense nationale, une croissance qui garantisse avant tout la stabilité. Il faut garder le cap pour réaliser nos buts, même si nous allons vers des temps difficiles.

En général, en Europe et en Hongrie avant 2010, lors de la dernière année d‘un cycle électoral, les gouvernements au pouvoir creusent les déficits d’Etat, et les quatre années suivantes, le nouveau gouvernement va dépenser toute son énergie pour réparer les dépenses inconsidérées du précédent. Cela marche ainsi avec les gouvernements de gauche.

Le changement politique actuel en Europe est favorable à nos intérêts. Les « durs à cuire » sont arrivés dans les gouvernements de l’Europe. Auparavant, beaucoup pensaient que c’étaient nous les rustres et les inflexibles. A présent, ils vont apprendre « où habite le Bon Dieu ». Orban paraît bien moins radical aux yeux de Bruxelles depuis les récentes élections en Autriche et en Italie. Ces deux gouvernements peuvent maintenant avoir des déclarations qui surprennent même la Hongrie, car ces pays vont plus loin dans le refus des migrants.

Bannon a parlé de l’axe Salvini-Orban, et d’une redéfinition de la démocratie en Europe. Mais Orban rappelle qu’il ne faut pas perdre notre sens de la réalité : le poids politique de la Hongrie n’est pas comparable avec ces pays. L’Italie a environ 60 millions d’habitants, la Hongrie seulement 10 millions. Comportons-nous comme un petit pays. Tout en restant fiers de notre civilisation millénaire, de notre histoire, soyons conscients que notre pouvoir d’influence est petit au niveau mondial et européen. Si un petit pays ne mène pas une « Realpolitik », il peut se « casser la figure ». Orban dit qu’il est un senior parmi les résistants actuels de l’UE, où il est présent depuis l998 : la plupart des nouveaux « résistants » étaient sur les bancs de l’école lorsqu’il dirigeait déjà la Hongrie. Orban conclut qu’il a de l’expérience mais que cela ne fait pas de lui un poids lourd de la politique, et si un poids léger veut combattre avec un poids lourd, il est éjecté du ring en vol plané.

Le gouvernement italien a déclaré la fin de l’immigration et veut expulser ceux qui sont arrivés illégalement. La Hongrie est prête à fournir son aide, et a déjà proposé une importante somme d’argent, bien que ce ne soit pas son problème, mais elle n’accueillera aucun d’eux sur son territoire. Salvini parle encore de la redistribution des migrants. Orban comprend qu’il est difficile de les expulser, mais ce n’est pas une raison pour détruire la Hongrie. Ce qu’il peut conseiller à Salvini, c’est que s’il veut se débarrasser des migrants, il faut les transporter en dehors de l’Europe, et non pas les redistribuer.

La journaliste demande si la Hongrie est tirée d’affaire à propos de ce projet de redistribution.

Orban explique que les pays qui ont sur leur territoire plus d’un million de migrants auront de grosses difficultés à l’avenir. Orban dit qu’il fallait dire clairement et ouvertement dès le début de la crise migratoire ce que les pays voulaient. 
Dans ce genre de situation, celui qui tergiverse, ne parle et n’agit pas d’une manière franche et directe, va se retrouver avec des problèmes graves. La Hongrie a pris les bonnes décisions dès le début de la crise migratoire, elle a attiré l’attention de l’UE sur le fait que les migrants allaient amener de graves conflits. Les pays occidentaux qui sont en difficulté actuellement ont tous pris à cette époque les mauvaises décisions. A présent, beaucoup changent d’avis en se rapprochant à la position hongroise, mais il est trop tard, cela ne les aide plus. Ils essaient de revenir en arrière, mais dans ce genre de situation, le retour en arrière est très, très difficile. Un très grave conflit attend ces pays. C’est au début de la crise migratoire qu’ils auraient dû prendre les bonnes décisions, c’est à dire, s’opposer aux élites européennes et se mettre de notre côté.

Le problème vient du fait que ce que les peuples européens veulent n’est pas ce que les élites veulent. C’est également un élément d’instabilité chez eux, mais pas dans notre pays, où le peuple a pu choisir.

En ce qui concerne la vague migratoire qui s’accumule aux portes de l’Europe, il y a une nouvelle vague aussi importante que celle de 2015. Les pays des Balkans sont très effrayés par la pression migratoire qui est de nouveau là, ils ont peur de ne pas pouvoir retenir l’invasion migratoire à leurs portes, peur de ne pas avoir la force suffisante.

Dans sa situation de porte des Balkans, la Hongrie a tout l’intérêt à avoir un voisin stable. La Hongrie collabore étroitement avec la Serbie, qui est un pays stratégique pour la Hongrie, et cela rend Orban confiant. La Hongrie et la Serbie, de par leurs intérêts mutuels, ont intérêt chacune à ce que l’autre aille bien, à pouvoir compter l’une sur l’autre, et la Hongrie va apporter toute son aide possible à la Serbie, mais également à la Macédoine, pour la défense de ses frontières. La Serbie, par exemple, a des difficultés d’approvisionnement en gaz, mais Orban a promis aux Serbes que tant qu’il y aura une molécule de gaz dans les tuyaux hongrois, ils le partageront avec les Serbes.

Orban dit : la marée monte, gonfle, c’est une épreuve qui nous attend. Nous avons déjà obtenu que chaque migrant sache qu’il ne faut pas prendre la route en direction de la Hongrie, mais cela ne défend pas encore nos voisins, donc nous devons les aider.

Mais il ne faut pas perdre de vue que toutes les ONG de Soros et d’autres organisations gauchistes sont présentes dans tous les pays des Balkans et qu’elles sont très puissantes. Nous ne pesons pas lourd face à ces forces, mais nous avons nos chances. Et comme nous sommes les plus petits, nous avons avantage à jouer cartes sur table. Les puissants peuvent se permettre de ne pas dévoiler leur jeu, c’est dans l’intérêt des puissants. Cela vaut la peine de nous battre, mais l’armée de Soros est très puissante. Elle veut transformer toute l’Europe en pays multiculturels. Déjà, dans toute l’Europe, un remplacement de population est en cours. Ils veulent détruire l’Europe. Soros et son armée ont déclaré la guerre sur le plan idéologique et économique.

Guerre idéologique, parce qu’ils détestent la civilisation chrétienne, sa culture, sa tradition, et les chrétiens tout court, ils veulent faire un mélange avec ce que la migration apporte en prétendant qu’il y aura une Europe plus belle, que nous irons mieux et que ce sera une Europe plus viable.
Guerre économique, car ils espèrent aussi tirer un énorme profit de la destruction de l’Europe, les spéculateurs financiers sont ainsi.

La Hongrie tient à sa liberté de religion, à son mode de vie européen, à ses traditions chrétiennes, à sa langue, à ses goûts, à sa façon de vivre, à ses notions traditionnelles de la famille, de l’homme et de la femme, et ne croit qu’en un retour aux racines et aux vertus chrétiennes, qui doivent reprendre leur place, qui sont à défendre, qui sont belles, qui n’ont pas besoin d’être mélangées avec d’autres valeurs, pour devenir d’une meilleure « qualité ». Nous ne sommes parfaits, mais merci, nous sommes contents comme nous sommes. 
Si l’Europe retourne vers ses racines chrétiennes, si elle fait revivre ses valeurs, qui sont fortes, et donnent l’élan du cœur, puisque le christianisme est la religion de l’amour, alors la grandeur de l’Europe d’antan sera de retour.

Cette guerre culturelle pourrait prendre une autre tournure en mai prochain avec les élections européennes, nous devons rester très vigilants pour la tournure des événements.

Notre identité et notre principe « La Hongrie d’abord » nous ont amenés à modifier notre Constitution. Nous avons décrété que l’installation forcée d’étrangers en Hongrie est interdite.

Parallèlement, il y a eu la modification du code pénal. En Hongrie, c’est un acte criminel d’encourager l’arrivée de migrants. Les ONG qui versent dans les activités pro-migrants sont pénalement punissables, même si les activistes ne vivent pas en Hongrie, et leur financement ou d’autres formes de soutien sont punissables. Les ONG pro-migrants sont expulsables sans conditions.

La Hongrie a également inscrit dans sa Constitution que les lois de l’Union Européenne ne doivent léser en aucun cas les intérêts et l’identité de la Hongrie.

Mais dès le mois de septembre, le Parlement hongrois va encore revoir la Constitution, revoir les changements introduits sous la gouvernance d’Orban (exemples : le mariage est entre un homme et une femme, la Hongrie est un pays de tradition chrétienne...), faire le bilan de ce qui marche, voir où sont les failles. Il y aura des discussions durant une année et demie au Parlement sur la Hongrie que nous allons bâtir. Le premier paquet des changements les plus urgents a été déjà introduit.

Source: https://www.youtube.com/watch?v=TcQd8bSisIk  (26:33)

Traduction libre par Cenator pour LesObservateurs.ch

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Voir aussi : https://www.touteleurope.eu/actualite/la-dette-publique-des-etats-de-l-union-europeenne.html

4 commentaires

  1. Posté par Blocus le

    Merci beaucoup Cenator, sans vous nous n’aurions pas su à quel point le Président Orbán comprend exactement la situation, et agit en conséquence, sans se soucier de Bruxelles et de tout le tralala des droits de l’homme instrumentalisé pour faire disparaître ce que nos ancêtres ont construit durant des siècles.

  2. Posté par World War Z le

    La Hongrie deviendra bientôt une terre d’asile pour les Français de souche. Mon pauvre Président Emmanuel Macron doit se dire dans son for intérieur que c’est Viktor Orban qui a raison. Si c’était possible, en 2022 je voterais Orban (même s’il ne parle pas un mot de français), parce qu’il représente à lui seul l’esprit de résistance du Général de Gaulle. Il est bien plus éclairé que cette clique de politicards tièdes, mous, médiocres, dégonflés, amorphes et dépolarisés qui ont honteusement reniés nos origines afin de flatter les nouveaux occupants. La chienlit, non !
    En français dans le texte : « Vive la Hongrie ! »
    En hongrois dans le texte : « Vive la France ! »

  3. Posté par mr propre le

    les Hongrois voient très clair , Viktor Orbán tu vois juste continue comme ça…… bravo!!!

  4. Posté par reriquet le

    je suis impressionné par tant de lucidité !
    Bravo !

Et vous, qu'en pensez vous ?

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